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Mercy Thompson # 5 : Le grimoire d’argent, de Patricia Briggs

mercy thompson 5 le grimoire d'argent patricia briggs

  Mercy Thompson vient de passer les deux derniers mois à tenter d’échapper aux griffes de la Reine des vampires. Et maintenant le chef des loups-garous de la ville a besoin de son aide. Un grimoire renfermant les secrets des faes vient d’être découvert et le monde est sur le point d’apprendre à quel point ces derniers sont impitoyables… et dangereux.
Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances…

 

 Ici, Mercy nous emmène une nouvelle fois à la découverte des Faës, découverte plus approfondie que dans Le Baiser du Fer. Retrouver notre héroïne et Adam est un vrai plaisir. Parce que leur couple me paraît très humain, alors même qu’ils sont tous deux métamorphes et qu’Adam, même s’il est Chef de meute des Loups-Garous des Tri-City, n’essaie jamais d’imposer sa loi à Mercy au risque d’affaiblir sa position d’Alpha.

 

Et c’est donc intéressant d’en savoir plus sur le monde des Faës que nous propose Patricia Briggs. D’ailleurs, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec Les Chroniques de MacKayla Lane, qui sont totalement consacrées à Faërie. Dans Le Grimoire d’Argent, c’est forcément plus léger, mais il n’empêche que j’ai aimé l’histoire de cet objet magique, qui  par ailleurs nous permet d’explorer plus le passé de Sam. D’ailleurs, pour les fans, vous allez déguster, comme moi je pense, tout ce qui arrive à ce loup-garou, un dominant sans meute…

 

Autant on peut reprocher à Laurell K. Hamilton d’accorder une grande place au sexe et quelquefois de déséquilibrer ses romans, comme dans Rêves d’incube, autant c’est impossible avec Patricia Briggs. Parce que Le Grimoire d’ Argent bénéficie d’une belle construction, de cohérence, que l’intrigue est au premier plan et que l’histoire entre Adam et Mercy tient plus de la romance que du sexe débridé qu’on trouve chez Anita Blake.

 

Bref : un excellent volume qui donne envie de continuer avec cette héroïne .

 

Le petit plus : La scène du dojo est incroyable ! Un des meilleurs moments du roman.

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

 

Spynest, mission 1 : Birdwatchers, de JL Sala et Alliel

spynest mission 1 birdwatchers jl sala et alliel

1952, côte Ouest de la Jamaïque. Ian Fleming cherche l’inspiration tout en profitant d’un décor paradisiaque. 1939, San Diego. Un soldat britannique tente de convaincre son supérieur hiérarchique d’utiliser la langue navajo pour coder des messages confidentiels. 1940, Paris. Warren et Terry, deux agents secrets, se glissent dans une réception donnée par des dignitaires du IIIe Reich sous les traits d’ambassadeurs japonais, pour en savoir plus sur ce qui s’y trame.

 

 

Jean-Luc Sala et Alliel se proposent dans cette nouvelle série de nous raconter les origines de James Bond, en s’appuyant sur Ian Fleming -l’auteur- et sa vie d’espion au Service Secret de Sa Majesté pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

Vous, je ne sais pas, mais moi, j’adore James Bond, surtout au ciné j’avoue (ah ! Sean Connery !). Alors, lever un coin du voile sur la création du personnage de l’espion le plus connu au monde -une vraie gageure- ne pouvait que m’attirer. D’emblée, dans un préambule, les auteurs nous expliquent comment Ian Fleming a trouvé le nom de son héros, mais aussi des détails troublants concernant celui-ci… Je n’en dis pas plus, vous n’avez qu’à lire (na !).

 

 

Côté scénario, ça se passe bien, on retrouve les éléments qui nous font aimer 007 : actions à gogo, explosions, gadgets, James Bond girl à tomber, mystères, méchants très typés, plus quelques clins d’oeil à la série livresque.

 

 

Côté dessins, ce n’est pas mon style préféré, même si je reconnais volontiers que plusieurs planches sont très réussies à mon sens. Le tout sur fond de nazisme, avec un petit côté steampunk (même si on n’est plus à l’époque victorienne !) : le chef du Soleil Noir m’a fait penser au personnage du même type dans Hellboy.

 

 

Résultat : ça se lit vite, un peu trop à mon goût, car léger sur certains aspects, mais c’est peut-être une volonté des auteurs. J’aurais pour ma part préféré faire durer un peu plus le plaisir, surtout pour le contexte historique, et parce que les personnages me semblent assez peu développés pour le moment.

 

 

Quant au pari de départ, ma curiosité est bel et bien piquée, les premiers éléments de la « théorie » de Sala donnent envie au lecteur d’en savoir plus, surtout si c’est un fan de l’agent secret britannique.

 

 

Bref : ça reste un bon album, le premier d’une série, qui s’achève sur un cliffhanger…

 

 

Le petit plus : l’humour !

 

 

Merci qui ? Merci à Babelio et sa Masse Critique, ainsi qu’aux éditions Soleil pour cette découverte sympathique.

 

Pour aller plus loin : le blog de Chris Alliel et la page Facebook de JL Sala.
 

spynest clin d'oeil

 

Spynest, Tome 1 : Birdwatchers par Jean-Luc Sala

Spynest, Tome 1 : Birdwatchers

 

Critiques et infos sur Babelio.com

 

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Le chardon et le tartan # 2 : Le bûcher des sorcières, de Diana Gabaldon

le bucher des sorcières diana gabaldon

Deux siècles… Claire, en franchissant la porte de pierre, a atterri deux cents ans en arrière. Enlevée, violentée, soupçonnée d’espionnage, tiraillée entre Ecossais et Anglais, ses voyages dans le temps n’ont pas fini de lui réserver des surprises… D’autant plus qu’entre Frank Randall, son mari du XXe siècle, et Jamie Fraser, le beau rebelle des Highlands qu’elle a dû épouser pour échapper à la mort, la voici désormais polyandre ! Ce qui n’est pas du goût de Laoghaire, une adolescente amoureuse de Jamie… Et rien n’est plus dangereux qu’une jeune amoureuse.

 

Waouh ! Difficile de parler de ce deuxième livre du Chardon et le Tartan sans trop en dévoiler de l’intrigue. Que je vous rafraîchisse d’aobrd la mémoire : j’avais beaucoup aimé le premier… Que je vous rassure : c’est le cas aussi de celui-ci.

 

 

Aventures, trahisons, secrets, amours, humiliations, et autres tribulations sont au rendez-vous pour le jeune couple Fraser. Que dire d’autre qu’ils vivent leur époque, pas facile certes, et à fond ? et leur amour l’un pour l’autre de la même façon…

 

 

Ils vivent des moments difficiles, et d’autres plus heureux (tout de même !), et le contexte est toujours aussi intéressant -un voyage dans le passé… avec un ingrédient supplémentaire : toutes les questions « philosophiques », ou existentielles, que se pose Claire.

 

 

J’ai passé un excellent moment en compagnie des deux jeunes gens, mais aussi des autres personnages de ce Bûcher des sorcières, qui nous réserve sa part de surprises et de rebondissements. On savait déjà que Claire était une femme extraordinaire, transplantée deux cents ans avant sa naissance, elle ne pouvait que détonner … mais là, le contraste est à la fois plus flagrant, et en même temps, elle s’intègre à sa nouvelle existence.

 

 

 

Bref : un très bon moment de divertissement, mêlant histoire et fantastique !

 

 

Le petit plus : l’évolution des personnages qui ne les rend que plus crédibles.

 

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Jenna Fox # 1 : Jenna Fox, pour toujours, de Mary Pearson

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«J’étais quelqu’un avant. Quelqu’un qui s’appelait Jenna Fox.»

Ainsi reprend la vie de Jenna, 17 ans, amnésique, après un an passé dans le coma. Tant bien que mal, sous la houlette de ses parents, la jeune fille réapprend à être celle qu’elle a toujours été, une enfant adorée, vénérée. Pourtant, très vite, Jenna comprend qu’elle est bien plus que les faits et statistiques qu’on lui fait avaler. Plus que les vidéos qu’on lui fait regarder. Et avec les souvenirs apparaissent des questions, auxquelles personne ne veut répondre… 

 

Jenna Fox, pour toujours est le premier roman de Mary Pearson édité en France. Roman d’anticipation, il n’a pas été sans me rappeler Being, de Kevin Brooks, polar teinté de fantastique. Et pourtant de nombreuses différences les séparent.

 

 

C’est Jenna la narratrice de sa propre histoire, qui débute quinze jours après sa sortie d’un coma de plus d’un an. On assiste ainsi dans des chapitres courts à la reconstruction de cette ado de 17 ans, adorée de ses parents, et qui a tout oublié de son passé suite à un grave accident. Elle visionne des DVD d’elle, filmée année après année, et commence à se poser des questions sur sa personnalité d’avant, de ce qu’elle devient, de ce que sera son avenir.

 

 

Elle réapprend beaucoup, et ses sentiments envers ses proches restent confus. Comment aimer des personnes dont on ne se souvient pas ? Mais Jenna vit dans une société où les OGM dominent le monde, où l’usage abusif des antibiotiques n’a pas rendu service aux défenses immunitaires, où l’on vaccine contre tout, et où désormais, un conseil de bio-éthique est prépondérant sur toutes les décisions médicales.

 

 

Sa guérison miraculeuse  n’est pas sans provoquer chez elle un flot d’interrogations. D’introspections en surprises, de sentiments inextricables en décisions vitales, l’auteur nous emmène dans les méandres du cerveau, de l’âme de Jenna, des humains plus largement.

 

A l’heure des lois bio-éthiques en France, Jenna Fox, pour toujours, est un formidable plaidoyer pour la vie, que l’on ne peut apprendre qu’en la vivant, finalement. Derrière la froideur de la science, il y a des êtres, des existences ; derrière la responsabilité collective, gouvernementale, il y a des décisions purement humaines, émotionnelles. Ce roman aborde ainsi également l’euthanasie, les soins paliatifs, la mémoire, et bien d’autres sujets comme celui de l’enfant roi…

 

 

Mary Pearson dessine de beaux portraits de personnages, sachant les faire évoluer, nous donnant à voir une palette de caractères et de parcours auxquels on s’attache facilement, dans le désir d’en apprendre toujours plus sur les uns et les autres, au service d’une intrigue bien ficelée.

 

 

J’ai apprécié également les courts chapitres, allant à l’essentiel de façon intense (si, c’est possible !), entrecoupés des pensées de la jeune fille souvent sur le mode du rêve, de la philosophie ou du fil décousu des réflexions intimes,  tout comme les définitions des mots qu’elle a oublié et qu’elle analyse au regard de son expérience actuelle.

 

Les révélations et les rebondissements s’enchaînent, on tremble, on ne sait plus trop où l’on en est, notre coeur bat pour Jenna, pour ses parents, pour sa grand-mère, ses nouveaux amis… Le danger rôde, de plus d’une façon, et on glisse vers le thriller, tranquillement sans même s’en apercevoir, pris au jeu du passé de la jeune fille et de son avenir.

 

 

L’auteur conclut son roman à la façon d’un one-shot, mais je ne peux que me demander ce qu’il en est d’un personnage bien mystérieux dont on n’entend plus parler… Ce qui fait que je peux vous annoncer d’ores et déjà que le deuxième tome est paru !

 

 

Bref : un roman où l’amour est présent à chaque instant, et la vie au cœur du récit.

 

 

Le petit plus : un sujet d’actualité, entre nanotechnologie, lois bio-éthiques…

 

the adoration of jenna fox mary pearso   the adoration of jenna fox mary pearso
 

La lune était noire, de Michael Connelly

la lune était noire michael connelly

Contrainte de passer à l’action pour protéger le secret , qui la déchire, Cassie Black, en liberté conditionnelle, décide de cambrioler la suite d’un grand flambeur du Casino Cleopatra, à Las Vegas. Caméras de surveillance, gardes armés, coffres-forts blindés, la sécurité est sans faille – et dirigée par un certain Karch, individu sadique et retors. S’attaquer à lui, c’est courir à la mort, mais c’est le risque que doit prendre Cassie si elle veut réussir. Et ce n’est rien en comparaison de ce qui l’attend lorsqu’on comprend que l’enjeu est mille fois plus grand que ce que l’on croyait au début de l’affaire. Car, bien sûr, dans l’énorme partie qui se joue, toutes les cartes sont biaisées. 

 

La lune était noire est le premier roman de Connelly que je lis ne mettant pas en scène l’un de ses agents de la loi comme Harry Bosch, Terry McCaleb, ou le journaliste Jack McEvoy. J’étais donc curieuse de voir ce que l’auteur américain allait faire sans avoir recours à l’une de ses séries.

 

 

Grâce à Cassie Black, on plonge dans l’univers des casinos de Las Vegas, côté voleurs et non pas joueurs (rappelez-vous, Eleanor Wish est une passionnée de poker). Mais on est surtout jusqu’au cou dans une folle histoire de braqueuse, de monte-en-l’air qui veut faire un dernier coup avant de disparaître. Cassie, souvenez-vous, on l’avait entraperçue voisine de Harry Bosch dans Los Angeles River , quelques années avant ce roman.

 

 

C’est sympathique en diable de mettre le nez dans les ficelles du « métier » de la jeune femme, et intéressant aussi d’en savoir plus sur le système des libérations sur parole aux USA. Grâce à Connelly, on approche toujours un aspect légal (ou illégal !) de la société américaine.

 

 

Mais au-delà de ces considérations, La lune était noire est le roman d’une arnaque, et en tant que lecteurs on est les premiers servis, car on se fait rouler dans la farine plus d’une fois. Les personnages sont fascinants, surtout Cassie, pétrie de culpabilité, Léo qui se pique d’astronomie ou bien encore  psychologue qui a plus d’un tour dans son sac. Bien menée, l’intrigue nous prend à son piège, et ce polar se dévore comme un rien.

 

 

Bref : même si l’un des flics de mon cœur est absent de cet opus, j’ai passé un excellent moment.

 

 

Le petit plus : Je n’ai pu m’empêcher d’établir un parallèle entre le destin de Cassie Black et celui de l’héroïne de Signé : Allison Murietta.

 

 

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