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Panne de chaudière, de Hélène Gloria

Panne de chaudière, de Hélène Gloria dans Fantastique couv29156900

Armand et son jeune frère Alcide ont hérité d’un garage abandonné qu’ils veulent transformer en restaurant.
En visitant les sous-sols humides, la peur est au rendez-vous… avec un dragon !
La pauvre créature est en piteux état, sa chaudière interne encrassée. Une fois la frayeur passée, les deux frères décident de venir en aide au dragon.

 

 

Comme c’est agréable de lire un petit roman illustré de cette qualité ! Si, comme moi, vous avez des enfants en âge de découvrir Panne de chaudière, n’hésitez pas… plutôt que d’acheter  à votre loustic un exemplaire  de Chatons magiques  (emoticone)par exemple !

 

 

Non seulement, l’histoire est sympathique en diable, avec une jolie teinte de fantastique, beaucoup de beaux sentiments et une intrigue accrocheuse, mais aussi c’est de la vraie et bonne littérature. Sans rire et sans élitisme, Panne de chaudière ne prend pas les jeunes lecteurs pour de petits imbéciles en herbe, il y a là un vrai style, un vocable et une créativité fort séducteurs…

 

 

Les illustrations en noir et blanc de Sandrine Mercier accompagnent le texte et sont vraiment jolies, apportant un petit plus magique à l’oeuvre de Hélène Gloria, en en soulignant le petit côté « steampunk »…

 

 

Le petit plus : une édition soignée avec un grain de papier agréable… et n’hésitez pas à faire un tour sur le site de l’auteure française et le site de l’illustratrice québécoise.

 

 

Merci qui ? Merci aux éditions Eveil et Découvertes et au site Lire pour le plaisir pour ce moment de lecture partagée avec ma Rose.

 

dragon sandrine mercier panne de chaudière

 

Le Clan du Hameau # 1 : Réveil, de Karen Lad

le clan du hameau réveil karen lad

Elie Vax, tout juste dix-huit ans, est sommée un peu rudement par ses tuteurs de trouver rapidement du travail et de quitter la maison. Élevée par son oncle et sa tante qui n’éprouvent aucune sorte d’affection pour elle, Elie s’exécute et réussit à dénicher un boulot au Canada. Elle part entretenir la maison de campagne d’un certain Monsieur Smith.

Des choses bizarres se passent dans cette vieille maison, et bien qu’intriguée par le comporte-ment étrange de Monsieur Smith et de son frère, Elie ne se doute pas qu’elle vient d’entrer dans un monde dangereux et fantastique.
Nul retour en arrière ne sera envisageable…

 

Amateurs de Mercy Thompson, ce livre est fait pour vous. Car le monde d’Elie est très proche de celui de l’héroïne de Patricia Briggs… Je pourrais vous dire que Karen Lad a construit un univers qui nous explique peut-être  les Changeurs  de sa collègue. Je ne sais si la française s’est inspirée de ses lectures, ni même si ces êtres font partie d’une légende américaine (amérindienne devrais-je dire) quelconque, mais l’auteure du Réveil a su construire un récit attrayant et séduisant, faisant de ce premier opus du Clan du Hameau un vrai page turner.

 

 

C’est Elie la narratrice de ses aventures, et qui nous emmène à sa suite dans ses découvertes, à la fois de créatures surnaturelles et mythiques que de ses talents inattendus et étonnants, qui apparemment lui -et nous avec- réservent encore quelques surprises.

 

 

On fait connaissance avec la jeune femme mais aussi bien d’autres personnages,  dans lesquels on se retrouve bien ; la plupart sont attachants, d’autres beaucoup moins, mais rien de manichéen, cela reste tout de même nuancé. L’intrigue tient bien le coup, on ne s’ennuie pas une seconde, on passe de mystères en rebondissements, en actions, en émotions…

 

 

Bref : un premier volet plus que sympathique pour passer un bon moment … fantastique !

 

 

Le petit plus :  après la partie de base ball des Cullen de Twilight, découvrez la partie de balle au prisonnier du Clan du Hameau !

 

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

Le quatuor de Los Angeles # 1 : Le Dahlia Noir, de James Ellroy

le dahlia noir james ellroy

Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d’une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d’une oreille à l’autre. La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient « l’affaire Dahlia noir ». Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.  

 

James Ellroy est un grand auteur américain contemporain, sans nul doute possible. Avec Le Dahlia Noir, où il exorcise la mort violente de sa mère, il signe une œuvre noire comme l’encre qui couvre les pages de ce premier volet du Quatuor de Los Angeles, un roman qui frappe fort.

 

Tout d’abord, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu, honnêtement. Et j’ai adoré ça. Sans cesse déstabilisé, le lecteur qui croit certainement n’avoir au départ affaire qu’à une enquête autour d’un des plus célèbres meurtres aux Etats-Unis (et aujourd’hui encore irrésolu), se retrouve confronté aux obsessions de l’auteur (génial) au travers de celles de ses personnages.

 

On suit le parcours de deux flics du LAPD, tous deux boxeurs, adversaires puis co-équipiers et enfin amis. C’est Bucky, le narrateur, qui nous fait vivre toute l’histoire, toutes les histoires : celle d’une amitié, celle d’un amour, celle d’une victime hors-norme, et bien d’autres choses encore.

 

Bleichert et Blanchard, que tout semble séparer, et qui sont au final bien plus proches qu’on ne croit, la faute à leurs patronymes à la limite de l’homophonie ? ou la faute à Ellroy dont ils sont tous deux des facettes, qui finissent par se fondre pour ne laisser la place qu’à l’enfant qui a perdu sa mère et qui cherche la vérité ?

 

Mais avec James Ellroy, rien n’est jamais simple, et les acteurs du Dahlia Noir se révèlent d’une complexité, d’une profondeur abyssale, aux secrets dévoreurs d’âmes. Chez lui, point de manichéisme, mais une psychologie fine, des portraits intelligemment tracés, au service d’une intrigue élaborée, où rien n’est évident, où tout est sublime de subtilité !

 

Les rebondissements sont nombreux, dans une ambiance souvent pesante, étouffante et moite. Pour ajouter à la noirceur du roman, les personnages évoluent principalement la nuit, tels des fantômes, des vampires ou des loups-garous, au gré de leurs humeurs ou de leurs personnalités.

 

Le style est brillant, percutant et colle tant à l’époque qu’aux êtres qui peuplent ce thriller inquiétant dont on ne sort pas indemne, à l’instar des personnages.

 

Bref : un roman coup de cœur, une œuvre coup de poing !

 

Le petit plus : Je pourrais bien sûr vous parler de l’adaptation cinématographique, mais je préfère vous annoncer ma prochaine lecture de La malédiction Hilliker, œuvre autobiographique de l’écrivain autour de la mort violente de sa mère.

 

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Georgina Kincaid # 4 : Succubus Heat, de Richelle Mead

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Georgina Kincaid a été un vilain,vilain succube… ce qui devrait être une bonne chose.Mais depuis sa rupture avec l’auteur de best-sellers Seth Mortensen, son caractère est devenu si insupportable que son patron Jerome, l’archidémon de Seattle, décide de la « prêter » à l’un de ses rivaux… et de lui faire jouer les Mata Hari par la même occasion.
Mais Jerôme est enlevé et Georgina perd ses pouvoirs ! Point positif : rien ne l’empêche plus de coucher avec Seth sans l’estourbir – sauf un détail : sa nouvelle petite amie. Alors que les rivalités éclatent au grand jour, Georgina semble être la seule à vouloir retrouver Jerôme, et elle n’a que peu de temps avant que l’enfer se déchaîne… 

 

Je le dis tout de go : le meilleur de la série jusque là ! Bien équilibré, une intrigue qui tient la route et qui occupe le devant de la scène, des scènes érotiques liées à chaque fois aux relations amoureuses de Georgina et jamais à son rôle de succube : de quoi ravir les insatisfaits des précédents opus.

 

 

Richelle Mead ne laisse pas pour autant de côté l’autodérision dont fait preuve Georgina depuis Succubus Blues, l’un des ingrédients qui me fait apprécier sa série. Mais elle nous régale avec l’histoire  entre la fille de Lilith et Seth, que j’en étais venue à avoir du mal à supporter à la fin de Succubus Dreams.

 

 

Ouf ! Les affaires reprennent avec un succube qui ne sait plus trop où elle en est, mais qui se laisse guider par sa nature profonde, celle de l’être humain qu’elle était avant de signer son contrat. Je ne m’étends pas sur le sujet (halte aux spoilers !), mais la romance entre les deux personnages est touchante et le trio amoureux -assez récurrent en bit-lit- est très… humain !

 

 

Quant à l’intrigue, elle est bien menée (ça, je l’ai déjà dit plus haut), je me suis laissé mener en bateau, partant volontiers pour le voyage que l’auteur nous offre, n’ayant vu que du feu !

 

 

Bref : le meilleur opus de la saga.

 

 

Le petit plus : un dénouement bien pensé !!

 

succubus heat richelle mead

challenge fangs addict

 

 

 

 

Mystic River, de Dennis Lehane

mystic river dennis lehane

Ce jour de 1975, quand éclate une bagarre en pleine rue entre Sean Devine (le plus raisonnable), Jimmy Marcus (la tête brûlée) et Dave Boyle (le plus timoré), les trois garçons sont loin de se douter que leur destin va basculer de façon irrémédiable. Une voiture s’arrête, deux hommes qui se prétendent de la police font monter Dave avec eux sous prétexte de le ramener chez lui. Dave ne reparaîtra que quatre jours plus tard. On ne saura jamais ce qui s’est passé pendant ces quatre jours. Mais les trois garçons cesseront de se fréquenter. Vingt-cinq ans plus tard, ils sont mariés et pères de famille.

 

Mystic River est un roman terrible, celui d’un événement qui a marqué à jamais un enfant, ses copains, leurs parents, leur quartier… Des années plus tard, c’est au tour de la fille de l’un d’entre eux de subir l’irréparable, qui laissera non seulement une empreinte indélébile, mais qui s’étendra peu à peu aussi, à la manière d’une gangrène.

 

 

C’est un livre sombre, où l’on retrouve les gangsters comme les aime Dennis Lehane, notamment dans sa série de Kenzie et Gennaro, et  où la culpabilité règne en maître, la violence fait la loi et le mot famille a un sens, dynastique, puissant, porteur d’amour.

 

 

J’ai aimé ces personnages -ils sont nombreux , typés, jouent tous un rôle comme dans une belle pièce de théâtre, où les actes apportent leur cargaison de drames- qui m’ont parlé, attachés à un quartier de Boston assez improbable, mais un quartier où tous ont une histoire commune, et qui sentent qu’il leur échappe, dévoré peu à peu par les jeunes cadres dynamiques.

 

 

Je n’ai pu m’empêcher de penser à l’ambiance de Smoking No Smoking ; le petit commerce est et demeure le point de ralliement des habitants-habitués, une mini-société à l’intérieur d’une société plus large, où chacun se demande s’il aura encore longtemps sa place.

 

 

L’intrigue est ciselée finement, l’auteur nous embarque pour mieux nous perdre, pour nous donner à nouveau l’espoir et nous replonger dans l’abîme. Les rebondissements ont eu le don de me faire pester, sursauter, quelquefois sourire…  L’émotion est forte, n’oublions pas, avec un tel sujet, de tels sujets devrais-je dire même.

 

Le style de Lehane est impeccable, il n’a pas tout à fait la saveur pour moi d’un James Ellroy, mais il est évocateur, a le sens des mots et des ambiances.

 

Bref : Mystic River est un roman prenant, où l’on vit le drame en totale empathie.

 

 

Le petit plus : Clint Eastwood a signé l’adaptation cinématographique, à voir donc !

 

mystic river dennis lehane

 

 


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