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Feu Follet, d’Alain Singeot et Ronan Javré

Feu Follet, d'Alain Singeot et Ronan Javré dans Albums jeunesse feu-follet

La maman de P’tit Louis, le petit lapin, lui fait souvent les mêmes recommandations : ne pas accepter de cadeau de personnes qu’il ne connaît pas, ne jamais suivre un inconnu. Et le jour où Monsieur Garou, le loup déguisé en lapin, voudra le capturer, P’tit Louis saura quoi faire !

Voici un petit album tout sympa, dès la couverture… Graphiquement, il donne déjà envie, et tient ses promesses, les formes et les couleurs enveloppant le petit lecteur dans un monde plutôt rond, et permettant vite à celui-ci de s’identifier au jeune héros de Feu Follet.

L’histoire imaginée par Alain Singeot est de celles dont tout parent rêve car son thème aborde celui, délicat, de l’enlèvement d’enfant par un adulte malintentionné. Las, l’intrigue reste plutôt convenue, les rebondissements peu nombreux, et le tout est un résultat plutôt simple se résumant au message de départ.

Ce qui pouvait n’être qu’un prétexte ne l’est finalement pas, et ceux qui cherchaient comment dire à leurs enfants les dangers qui les menacent ont ainsi un exemple qui peut leur parler, par l’intermédiaire d’un malin petit lapin et d’un méchant loup, et ont donc ici le livre qu’ils recherchaient. A condition de continuer à en parler avec les marmots, Feu Follet étant une bonne ouverture.

Pour les autres, il manque un petit quelque chose, le texte restant assez convenu, limite moralisateur et donc peut-être légèrement indigeste…

Bref : un livre qui se voulait certainement divertissant, mais qui remplit surtout sa toute première mission, instruire les petits lapins des dangers à suivre le grand méchant loup (et pas que parce qu’il a de grandes dents) et de la façon de les éviter.

Le petit plus : ils sont peu les livres qui aident les parents à aborder ce sujet, avec d’aussi jolis dessins, et surtout à partir de 7 ans !

Merci qui ? Merci à Babelio et à Balivernes éditions pour l’envoi grâcieux de cet exemplaire !

 

 

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La rivière noire, d’Arnaldur Indridason

La rivière noire, d'Arnaldur Indridason dans Arnaldur Indridason la-rii%C3%A8re-noire-195x300Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d’effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol… Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée.

En l’absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, Elinborg, son adjointe,  va s’employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun.

Depuis La Cité des Jarres, je suis devenue une fan d’Arnaldur Indridason et de son commissaire Erlendur. Aussi, après Hypothermie, je n’ai pas attendu longtemps avant de me plonger dans La rivière noire, l’opus suivant dans l’ordre chronologique.

Mais ici, point d’Erlendur, parti en vacances. C’est principalement Elinborg que l’on va voir mener une enquête particulièrement ardue, et qui, comme pour son vieux collègue dans Hypothermie, va l’emmener dans les dédales d’une disparition, au détour d’un indice.

J’ai particulièrement apprécié de mieux faire connaissance avec la femme de l’équipe, passionnée de cuisine, et mère de famille. D’ailleurs, c’était à peu près les seuls éléments dont on disposait sur elle dans les précédents volets, à part le fait qu’elle est d’une intelligence et d’une sensibilité bien plus fines que celles de Sigurdir Oli. Lui aussi est présent, et pas à son avantage ! Je ne sais si le prochain lui sera plus consacré, mais il est toujours aussi peu sympathique…

Tout ceci pour vous dire que ce roman est une réussite, où l’on voit se dessiner encore la société islandaise, avec cette particularité d’une population si faible qu’on a l’impression que tous se connaissent, où le prénom est l’usage pour parler à quelqu’un même lorsqu’on ne l’a encore jamais rencontré, et où le monde moderne est tout de même présent dans cette île battue par le vent et le froid.

L’enquête en soi est cohérente, l’intrigue est bien menée et l’on sent ici tout le talent d’investigatrice d’Elinborg. C’est intéressant aussi de se tourner vers un personnage comme elle, avec mari et enfants, parents encore en vie, à l’inverse d’Erlendur, et de voir comment son existence, son passé, son éducation, ont modelé sa personnalité, son fonctionnement, ses compétences…

Bref : un moment plus qu’agréable sans Erlendur –même s’il me manque un peu !

Le petit plus : La rivière noire porte bien son nom, car j’ai trouvé ce roman particulièrement noir, pesant, malgré la présence d’enfants comme Théodora, la petite fille de 9 ans d’Elinborg.

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La forêt des ombres, de Franck Thilliez

la forêt des ombres franck thilliez

Paris, hiver 2006. Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d’un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d’argent. Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l’on ne doit pas rappeler, et la psychose saisit un à un tous les occupants de la ténébreuse demeure cernée par la neige…

 

Amateurs de manipulation mentale, La forêt des ombres est pour vous ! Franck Thilliez commet ici un roman autour du travail d’un auteur de thrillers sanglants et consacrés à un serial killer… Mise en abyme ? En tout cas, l’auteur a su me régaler avec ce livre assez ironique sur le métier d’écrivain, faisant de ce personnage a priori intelligent une victime de choix pour Thilliez, et pour un tueur en série.

 

La forêt des ombres, ou tel est pris qui croyait prendre, à plus d’un égard…

 

On y retrouve le sens du drame du père de Train d’enfer pour ange rouge, son goût livresque pour les esprits manipulateurs et malfaisants, ainsi que pour les victimes innocentes qu’il sacrifie sans état d’âme, à l’instar de ses assassins qu’il met en scène.

 

Ici, on sent venir les problèmes, les esprits chagrins pourraient même dire que tout est -trop- prévisible. Et pourtant… ce thriller est tout de même réussi, sûrement par le regard que porte Thilliez sur ses différents personnages. Machiavélique, il distille au long des pages des détails peu ragoûtants, nous instille une peur légitime semblable à celle qui monte chez les uns et les autres des acteurs de son roman.

 

La figure du tueur en série est particulièrement terrible, d’autant que La forêt des ombres ne le dévoile que peu à peu, faisant monter la tension, la répulsion, tout autant qu’une fascination dangereuse pour lui ; mais je vous assure que celle des victimes l’est tout autant… troublant, non ?

 

Les pages sont littéralement imprégnées d’inquiétude, de noirceur et de malaise grandissant jusqu’au paroxysme et nous plongent dans les mêmes affres que les protagonistes de ce huis-clos.

 

Bref : un bon thriller à l’atmosphère pesante, où les rebondissements sont plus psychologiques que réellement constructifs de l’intrigue.

 

Le petit plus : les références ici et là à des figures célèbres de serial killers comme Hannibal Lecter, ou Norman Bates (Psychose, d’A. Hitchcock).

 

 

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La vie secrète du Père Noël, Confidences recueillies par Madeleine Riffaud

la vie secrète du père noel

 

Voici un album plus tout jeune, édité chez La Farandole en 1982, avec un ptit côté vintage… mais pas ringard pour deux ronds, que j’ai déniché il y a quelques temps chez un déstockeur.

Si, comme moi,vous aimez les origines des contes, ou les contes qui racontent pourquoi la cigogne a un long bec et pourquoi le lama crache (si, si, ça m’intéresse !!), ce petit livre signé Madeleine Riffaud saura vous séduire.

Parce que plus que la vie secrète du vieux bonhomme, ces Confidences sont plutôt des anecdotes parsemant sa vie très très longue et qui donneront naissance à plusieurs des traditions de Noël, comme le houx, le sapin, les oranges… Et à chaque fois, ces mini-contes ont leur morale que sauront apprécier les lecteurs, en plus de découvrir des petits secrets croustillants, car à chaque fois, tout résulte d’une erreur de la grande légende qu’est le Père Noël.

Humour, morale, origine et illustrations dynamiques signées Serge Bloch, font de cet ouvrage un objet assez rapide à lire, mais qu’on peut explorer plus longuement en se penchant dessus, par exemple dans le cadre d’un projet pédagogique en classe, mais aussi à la maison pour s’amuser (ben quoi ? moi, j’ai adoré écrire ce genre d’histoires quand j’étais gamine !).

Bref : un moment bien sympathique en compagnie du célèbre barbu, en attendant son passage dans la nuit du 24 au 25 décembre.

Le petit plus : c’était ma modeste participation au Calendrier de l’Avent des Livraddicticiens organisé par Marmotte ! Et pour trouver cette Vie secrète du Père Noël, direction votre bibliothèque ou bien les sites de livres d’occasion, car je ne suis pas sûre que sa réédition soit disponible autrement.

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Cygne Noir # 1 à 3, de Richelle Mead

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Parce qu’elle dispose de grands pouvoirs en la matière, Eugénie exerce un fructueux business en bannissant hors de notre monde les Faës et autres esprits qui s’y aventurent. Le jour où elle est embauchée pour retrouver une adolescente emmenée de force dans l’Outremonde, Eugénie se retrouve confrontée à une prophétie inquiétante qui met à jour certains secrets bien gardés de son passé comme de son futur. Cette dernière affirme que son premier né menacera l’avenir du monde tel qu’elle le connaît.
La chaman devient alors la cible de tous les démons. Eugénie a beau manier la baguette avec autant d’assurance que le Glock, il lui faut trouver des alliés pour mener à bien cette mission: elle les trouvera en la personne d’un monarque Faë ayant un faible pour le bondage et un changeforme ravi de sa condition.

Cygne Noir est une série totalement différente de Vampire Académy, à bien des égards. D’abord, rien à voir avec la bit-lit, ici c’est bien plus de l’urban fantasy (et encore !) ou plutôt de la paranormal romance, comme diraient nos voisins de l’autre côté de l’Atlantique.

Je redoutais un peu de me lancer dans cette nouvelle saga, basée sur les Faës, car j’avais eu un vrai coup de coeur pour Les Chroniques de MacKayla Lane. Mais Cygne Noir est différent et a sa propre originalité, qui en fait une bonne série. Par contre, c’est à réserver aux adultes, c’est clair et net ! Les scènes de sexe sont hot, et pas à mettre à portée de mains de nos chers têtes blondes…

Sur l’histoire en elle-même, et sans trop en dévoiler, chaque volume a son existence propre avec son intrigue, au sein de l’intrigue générale de la série, qui repose sur la prophétie concernant Eugénie et son enfant. Au final, cela se tient bien, se lit facilement, et on découvre un univers Faë envoûtant. Les personnages sont marquants, quoiqu’en finesse, et on les découvre peu à peu, au travers d’Eugénie, narratrice de ses aventures, intimes ou plus publiques.

Chaque volume contient sa part de révélations, de rebondissements, d’actions et de moments plus calmes, ou réservés plus spécifiquement à la romance qui sous-tend les trois opus. A noter qu’on retrouve le si typique trio amoureux, et de façon très prononcée et qui a eu un peu tendance à m’agacer vers la fin du Sacre de Fer (les aller-retours d’Eugénie entre ses deux amoureux, argh !).

Bref : une série qui se dévore d’une traite !

Le petit plus :  pour les amoureux de lemon, il y a ce qu’il faut… où il faut -lol.

 Le 1er novembre


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vertige franck thilliez

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