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Deuil interdit, de Michael Connelly

deuil interdit

Becky, une jeune fille de 16 ans, est retrouvée morte, une balle tirée en pleine poitrine, sur une colline de Los Angeles. Il faut attendre dix-sept ans et les résultats d’une analyse ADN pour que l’affaire revienne sur le devant de la scène. L’enquête prend vite des allures de cauchemar. Drôle d’accueil pour l’inspecteur Harry Bosch, qui réintègre le LAPD après trois ans de retraite…

 

Après avoir lu Le Poète et La défense Lincoln du même auteur, j’ai longtemps hésité avant de me lancer dans une nouvelle lecture de Michael Connelly. Non que je n’avais pas apprécié, bien au contraire !! Mais la peur d’être déçue après deux si bon opus… Bref, j’ai fini par ouvrir celui-ci qui dormait dans ma PAL !

 

Et je ne le regrette pas une seconde… Très différent des deux autres, cette fois-ci ce roman policier nous fait vivre une semaine au côté de Harry Bosch, héros emblématique de Connelly, héros que je ne connaissais pas encore, et qui revient au LAPD après trois ans de retraite. Ici, mêmes les choses a priori insignifiantes prennent de l’importance à un moment ou à un autre du livre. Et celles qui ne servent pas à l’intrigue en elle-même construisent l’ambiance, les personnages qu’on ciblent de plus en plus précisément.

 

A priori, pas de suspens haletant, car Harry Bosch travaille sur une Affaire non Résolue, donc un dossier loin d’être chaud bouillant car vieux de 17 ans mais dont une analyse ADN va ranimer les braises. Et on se laisse prendre par le rythme non pas rapide, mais lancinant de l’enquête… Je n’avais qu’une idée : connaître le fin mot de l’histoire. J’ai eu des éclairs d’idées quant à l’identité du meurtrier, j’ai été bernée plus d’une fois… jusqu’au bout !! Donc, côté polar, c’est vraiment nickel…

 

L’autre point positif de Deuil Interdit, c’est le côté psychologique, c’est-à-dire les personnages et leur complexité, mais aussi leurs évidences… Tout comme le fonctionnement du LAPD, Los Angeles Police Department, que pour ma part, j’ai découvert ici. J’ai beaucoup aimé les rendus d’atmosphère, que ce soit dans les bureaux des flics, chez la victime, dans les rues, dans la ville… Los Angeles, sur laquelle planne l’ombre lumineuse d’Hollywood, jolie carte postale américaine, traînant avec elle tous les fantasmes, et qui n’est pas autrement qu’ailleurs : une ville avec ses ténèbres, ses fantômes…

 

Deuil interdit, c’est aussi l’histoire de parents qui ne comprennent pas ce qui est arrivé à leur enfant, et qui doivent continuer à vivre -à survivre- avec ce drame qu’est la mort de celui-ci…

 

Bref, un bon polar, qui mêle habilement action, réflexion, psychologie, avec un travail sur les ambiances très efficace, et une écriture vraiment plaisante, parsemée de petits clins d’oeil notamment à un film de Connelly.

 

Le petit plus : Ce livre m’a irrésistiblement fait penser à la série Cold Case, qui reprend les mêmes principes, mais télévisuels cette fois-ci ! L’émotion y est tout autant que dans le roman, les policiers étant eux aussi investis d’une mission bien particulière.

 

 

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Un sur deux, de Steve Mosby

un sur deux

Vaut-il mieux mourir ou condamner l’autre à la mort ? Avant d’en tuer un sur deux, un serial killer torture les couples qu’il séquestre : à eux de décider. Jodie vient de tromper Scott et se sent coupable. De son côté, il recense cinq cents raisons de l’aimer. Ils sont enlevés. L’inspecteur Mercer n’a que quelques heures pour les retrouver avant qu’ils ne craquent. Et vous, que feriez-vous ?

 

Ah ! Voilà un thriller comme je les aime ! Bien glauque, à la sauce frissons et où, lorsqu’on croit apercevoir le bout du tunnel.. eh bien non ! on est pris au piège, l’auteur nous a bien ferré au bout de son hameçon, et on frétille de peur, d’horreur, d’impatience aussi de mettre fin à nos souffrances -celles causées par le suspens, bien sûr !

 

Ce roman noir -très noir, sans sucre ni lait- a la qualité supplémentaire de s’interroger sur la nature des serial killers : monstres ? adultes abîmés dans l’enfance ? Mal absolu ? Parsemé des extraits du livre de l’enquêteur vedette de la ville (laquelle ? on ne sait pas… autre qualité ici : ça pourrait se passer n’importe où, ailleurs, chez nous, brrrrr !!!), le récit, dans une écriture efficace et fluide, suit tour à tour les différents personnages qui joueront tous un rôle dans la toile tramée par le mystérieux tueur. Mais pas de problème pour les suivre, l’auteur, sous la forme d’un décompte temporel, nous indique à chaque chapitre à quel protagoniste (finement dessiné) on va s’intéresser. Seul, Mark, tout nouvel inspecteur, raconte son histoire sous le mode du je… Je ou Jeu ?

 

De plus, ce thriller décline l’amour sous toutes ses formes, et interpelle notre rapport à ce sentiment si irrationnel qu’il en est souvent indéfinissable, comme la vie finalement. La question est posée : pour quelle(s) raison(s) aime-t-on quelqu’un ? A vous de répondre, quand vous aurez reposé ce livre ! Si vous vous aventurez à le lire, bien sûr…

 

En bref, un bon moment, quand on aime se faire manipuler par la magie des mots, par une intrigue bien tissée, et quand on aime se faire peur !

 

Le petit plus : Le deuxième roman de Steve Mosby, Ceux qu’on aime,  est sorti chez Sonatines, une maison d’éditions de qualité décidément, car j’y ai déjà lu et apprécié Sur ma peau et Les Lieux Sombres de Gillian Flynn.

Dexter dans de beaux draps, de Jeff Lindsay

Dexter dans de beaux draps

De retour de sa lune de miel à Paris, Dexter se retrouve confronté à une série de cadavres particulièrement mis en scène.

 

Voici donc le quatrième volet du plus célèbre serial killer télévisuel… j’ai nommé Dexter Morgan. Par manque de temps, je ne chroniquerai pas le précédent roman, Les démons de Dexter, meilleur que le number 2, et que je vous recommande.

 

Retour à mon sujet ! Surtout ne lisez pas la quatrième de couverture, car elle dévoile la moitié du livre, et ça c’est vraiment dommage -et moi, j’ai eu le tort de le faire. Je vous ai donc pondu un résumé plus que succint, et j’espère que vous saurez vous en contenter.

 

Ici, moins d’humour noir, plutôt un humour grinçant, comme Dexter qui n’apprécie pas vraiment la nouvelle affaire qui vient d’échouer dans la besace de sa soeur, Deborah. Peut-être aussi parce que Dexter est dans les ennuis jusqu’au cou, qu’il agit en pleine lumière aux côtés de Deb, et qu’il y est si peu habitué, lui, l’homme de la Lune, que le malaise qui l’habite nous gagne aussi. Malaise devant les mises en scène particulièrement macabres de ces cadavres semés aux quatre coins de Miami en moins de temps qu’il vous faut pour dire « serial killer », mais aussi malaise quand les raisons de ces tableaux sinistres nous seront révélées.

 

D’ailleurs, cela renforce le sentiment d’empathie qu’on éprouve pour Dexter, par comparaison avec ce meurtrier très spécial. On a une seule envie : que Dexter l’emporte, que Dex tue ce sale type… Bref, bonjour le malaise ! Mais comme dit un de mes chanteurs préférés dans une de ses chansons, Dominique A pour le citer : il ne faut jamais souhaiter la mort des gens, ce n’est jamais assez méchant. Je respire mal là, j’ai une sale boule au creux de l’estomac, j’ai le coeur au bord des lèvres.

 

Côté personnages, on avance, on avance… Rita, les enfants, Deb, et même Chutsky, tout ce petit monde nous laisse apercevoir des petits bouts de soi bien intéressants qui donnent envie d’ouvrir la suite, quand elle sera publiée chez nous. Tout comme la fin, que forcément je ne vous révèle pas, mais qui laisse apparaître de belles possibilités pour un cinquième opus.

 

En bref, un livre intéressant au niveau sensations, vous l’aurez compris. Un volet sur le fil -du couteau oserai-je dire pour rester dans la veine de Jeff Lindsay- où le lecteur oscille entre malaise, excitation, interrogations et contentement lorsque quelques mystères se font jour…

 

Le petit plus : La saison 4 est terminée chez C+. Ce fut excellent ! J’ai hâte pour la cinquième ! Et, encore une fois, la série n’adapte pas le roman…

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon pour m’avoir fait confiance, en m’envoyant gracieusement un exemplaire de ce  thriller très attendu chez moi.

 

dexter

 

 


 

livraddict smalllogo michel lafon


 

Dexter revient ! , de Jeff Lindsay

dexter revient !

Voici notre cher Dexter – expert judiciaire de la police de Miami le jour, tueur en série la nuit – doublement menacé. D’un côté le sergent Doakes, insensible à son apparence de gentleman, traque le « Passager Noir », l’autre moi sanguinaire et justicier de Dexter. De l’autre, un psychopathe particulièrement pervers laisse Dexter sans voix alors que son appétit meurtrier se réveille. Lequel de ces monstres rattrapera l’autre le premier?

 

L’ancien titre de ce livre en VF est : « Le Passager Noir ».

 

 

 

Autant vous prévenir tout de suite, je ne suis pas tout à fait d’accord avec les avis de baba et d’Evertkhorus. J’ai plutôt aimé ce deuxième volet des aventures de mon serial killer préféré. Le petit effort à faire, c’est de se détacher de la série, ce qui n’est pas forcément évident quand on l’a vue et adorée (comme c’est mon cas). Et lire les bouquins en même temps qu’on regarde la série n’est pas la meilleure idée que j’ai eue.

 

M’enfin, j’ai trouvé ce bouquin intéressant, même si j’ai plus apprécié le style de Ce cher Dexter. Car, ici, Dexter peaufine sa couverture de mec bien sous tout rapport, alors même que le sergent Doakes a « reniflé » en lui quelqu’un de pas net et que Dexter le lui rend bien. Et puis, le passé rattrape Doakes, et si Dexter ne peut pas mettre ses talents très particuliers complètement au service du Code de Harry, on assiste au tissage d’une relation particulière -parce que changée- avec sa soeur adoptive Deborah.

 

Alors, certes, la fin est peut-être un peu rapide, mais vous savez comme moi qu’il y a des moments comme ça dans la vie, où le temps semble resté suspendu pour brusquement accélérer et qu’on en reste pantois. Ici, c’est le cas !

 

Un peu moins d’humour noir peut-être aussi, notre anti-héros goûtant moins la plaisanterie que lui valent ses ennuis… Le gros point fort de ce Dexter revient !, c’est les enfants de Rita. Dex adore les mômes, et ceux-là encore plus. Pour ceux qui connaissent la série, ils risquent d’être surpris ! D’autant que de toute façon, à partir de ce volume, la série s’écarte des bouquins pour s’en inspirer plutôt que de les adapter.

 

Bref, un bon moment passé en compagnie d’un tueur en série, et donc d’assumer un gros paradoxe !

 

 

 

 

L’Invisible, de Stella Remington

l'invisible

Selon le jargon de la CIA, le terme “invisible” désigne un terroriste qui a la nationalité et l’ethnie du pays choisi pour cible.
Liz Carlyle, de la section antiterroriste du MI5, apprend que la Grande-Bretagne va être infiltrée par un “invisible”. Dans le même temps, un jeune indic pakistanais lui signale des mouvements suspects dans une librairie islamiste fondamentaliste de Londres. La menace existe assurément mais Liz ignore le lieu, la date et la nature de l’attentat… Dans la veine des classiques du roman d’espionnage, terrain privilégié du suspense, de l’angoisse et du double jeu, L’invisible détient une carte maîtresse: l’auteur domine mieux que quiconque le sujet, pour avoir occupé pendant cinq ans le poste de directeur général du MI5.

 

Stella Remington a construit son roman comme un jeu d’échecs où chaque coup joué prend tout son sens au fur et à mesure de la partie. On suit donc plusieurs personnages, pièces d’un grand puzzle très cohérent et logique, qui s’assembleront lors d’un final très réussi. Si je parle de jeu, c’est bien aussi parce qu’ici, chacun cache le sien, comme il se doit dans un roman d’espionnage. Et qu’ici on se positionne bien sur ce qu’on appelle “l’échiquier mondial”…

 

Style fluide, protagonistes qui méritent qu’on s’intéressent à eux, intrigue machiavélique (ben oui, je me suis prise au jeu, et je suis tombée dans le piège !)… cocktail très réussi pour ce premier roman de Stella Remington, ancien Directeur Général du MI5, et qui connait donc bien les arcanes de la sphère politique et de l’espionnage.

 

L’angoisse monte au fil des pages, le coeur se serre d’appréhension -on a tous le souvenir du 11 septembre en mémoire ou celui des attentats parisiens, pour ne pas ressentir un flot d’émotions.

 

En bref, l’auteur a marqué des points, et gagné la partie !

 

Le petit plus : Mme Remington écrit en ce moment son troisième roman, je pense que je lirai sûrement le deuxième L’un des nôtres. Et si vous aimez comme moi les romans d’espionnage, je vous conseille en outre le très bon livre de John Le Carré, La petite fille au tambour, où le thème de l’invisible est exploité aussi, mais sous un autre angle.

 

Le petit plus du plus : Pour retrouver le fameux service britannique de renseignements, n’hésitez pas à regarder la très bonne série TV, MI5 (Spooks en VO).

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et au Livre de Poche, pour cette belle partie d’échecs en guise de découverte !

 

D’autres avis ? Nathalie qui a beaucoup aimé aussi

 

On veut de l’Héroïne ! J’avais oublié de mentionner que Liz Carlisle était une héroïne pas palotte du tout !!! Déjà, elle ne tombe pas dans les bras du premier venu, et puis quand elle en vient au constat que sa relation sentimentale est forcément dans une impasse (oui, quand on bosse au MI5, on doit mentir, on ne peut pas raconter sa journée de travail en rentrant à la maison à son chéri), elle arrête tout. Elle fait preuve d’une force de caractère bien trempée, et lorsqu’elle rencontre l’agent avec qui elle va devoir collaborer, et malgré toutes le charme qu’il déploiera, elle ne se laissera pas abuser. Bref, voici une femme, qui aime les belles chaussures (moi aussi !), ne se cache pas sous des pulls amples, et assume sa vie sans se cacher, paradoxalement. Tout le contraire de Bella qui ment à son père -la mère de Liz au moins connait le vrai métier de sa fille-, et essaie de se faire la plus petite possible -alors que ce n’est pas une espionne !

 

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