Archives pour la catégorie Romans jeunesse


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Les Maîtres du destin : Si vous tenez à le savoir.com, d’Arthur Ténor

SI VOUS TENEZ A LE SAVOIR.COM ARTHUR TENOR

Ouvrez grand le livre du Destin. Un site de voyance en ligne sème la panique. Le principe ? Un devin répond à une première question sur votre avenir, gratuitement. Les suivantes sont à 1000 euros. Ça ressemble à une arnaque classique, mais après plusieurs essais, le commandant Antoine Rochand s’aperçoit que le site dit la vérité. Quand à Caroline, une adolescente d’une quinzaine d’années, elle reçoit un mail du voyant, non pour lui prédire l’avenir, mais pour l’appeler à l’aide. Avec Antoine, elle se lance sur la piste de Super Devin, sans savoir ce que le futur lui réserve !

 

Voilà un titre bien séduisant pour des lecteurs dits young adult, et dans lequel les plus vieux peuvent tout de même y trouver leur compte.

 

 

C’était le premier roman d’Arthur Ténor que je lisais, et je dois dire que je l’ai trouvé bien agréable ; ça se lit tout seul, et l’intrigue fonctionne bien avec son parti pris policier sur fond de fantastique. Le pendant jeunesse à Sire Cédric, en bien moins trash et moins adulte que L’enfant des cimetières ou De fièvre et de sang.

 

 

Les personnages principaux -Caroline, l’ado curieuse et le Capitaine Rochant- permettent facilement de contenter tous les lecteurs, d’autant qu’ils sont tous deux attachants. Arthur Ténor a su faire d’eux des figures réalistes, donnant ainsi à son récit une crédibilité qui « déteint » sur l’élément fantastique de ce premier opus des Maîtres du Destin : on se pose des questions, on doute, on se demande comment tout cela est possible…

 

 

Le thème de l’intrigue est universel : l’homme est curieux de ce que sera fait son avenir, la surabondance des sites de voyance en est la preuve moderne…. Ici, l’auteur nous interroge sur ce sujet et sur les conséquences de la justesse de prédiction. C’est drôle, ça me rappelle une série, Flash Forward, adapté du roman éponyme.

 

 

L’histoire est teintée de jolis sentiments, d’humour aussi (ah, la sonnerie du téléphone portable du flic !), et d’abnégation. On referme le livre avec quelques interrogations en tête, et la sensation d’un bon moment de lecture. Les mots coulent simplement, sans jamais bêtifier le lecteur, et on avale ce roman plus vite que l’éclair !

 

 

 

Bref : un roman ancré dans la réalité, ce qui donne plus du poids au fantastique, le rendant plausible, troublant donc.

 

 

Le petit plus : Pour avoir des nouvelles d’Arthur Ténor, n’hésitez pas à visiter son blog. De  plus, Si vous tenez à le savoir.com a été lauréat du Prix Jasmin du salon du livre jeunesse d’Agen et du Prix des collèges du Territoire de Belfort 2010. Le roman a son site aussi !

 

La petite info éditeur : Décidément, la collection MSK des éditions du Masque ne manque pas d’intérêt. Souvenez-vous notamment de la série Les Agents de M. Socrate

 

 

Merci qui ? Merci à Pimprenelle et son opération mensuelle Découvrons un auteur, qui m’aura encore permis de lire un auteur français que je ne connaissais pas, et dont je lirai à n’en pas douter d’autres oeuvres, prolifique qu’est le monsieur.  Et maintenant, allez faire un tour du côté des autres participants !

 

 

logo arthur ténor

 

 

 

 

 

 

 

Ami de la liberté, de Michel Cosem

ami de la liberté michel cosem

Le jeune Mathurin se retrouve dans un groupe de résistants en 1944, au moment où se joue l’avenir de la France.
Il va participer à des actions de combat souvent très dangereuses, rencontrer l’amitié et la fraternité. Il va aussi beaucoup grandir dans cette extraordinaire expérience de vie.

 

Enseignante, j’aime lire des oeuvres jeunesse, et celle-ci, éditée par le SEDRAP (éditeur principalement d’ouvrages pédagogiques et de manuels scolaires) a piqué ma curiosité. En effet, je garde un grand souvenir de ma lecture d’ado du Journal d’Anne Franck, qui m’a longtemps « hantée », et j’avais envie de voir ce que donnait un roman avec un jeune héros, lui aussi, mais résistant actif pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Si je reconnais volontiers à Ami de la liberté un grand intérêt du point de vue historique pour les élèves, je dois dire que j’ai eu, en tant qu’adulte, un peu de mal à me passionner pour l’intrigue. Néanmoins, nul doute dans mon esprit que les élèves pourront assez facilement s’identifier à Mathurin, le jeune garçon entré dans le Maquis, et qui va vivre de nombreuses aventures dans les derniers moments de la guerre.

 

Ainsi, ce roman est parfaitement exploitable en classe pour comprendre la Résistance, vue de l’intérieur, et par le biais d’un adolescent, c’est-à-dire avec une vision peut-être moins académique que les leçons d’Histoire habituelles. De plus, l’émotion n’est pas exempte, car Mathurin a rendez-vous avec l’amitié, l’amour, la mort aussi.

 

Les illustrations en Noir et Blanc de Gwendal Lazzara accompagnent le récit, soulignant des instants dramatiques ou cruciaux, ou même encore du quotidien des français à cette époque. Le choix du noir et blanc accentue à mon sens le côté historique et donc documentaire du livre. D’ailleurs, le style de l’auteur prend quelquefois de la distance avec le côté émotionnel d’Ami de la liberté, pour parsemer des considérations et des faits historiques avérés, donnant au roman un certain aspect réaliste.

 

Bref : un court roman qui vaut le détour par son côté « reconstitution historique », en adoptant le point de vue d’un jeune garçon.

 

Le petit plus : un glossaire et une courte chronologie des événements, ainsi que les paroles du Chant des partisans viennent clore ce livre. Décidément, il est parfaitement adapté pour un travail en classe, dès 9 ans.

 

Merci qui ? Merci à Véro de 1000-et-1 qui a attiré mon attention sur ce site qui est une petite mine d’or : Lire pour le plaisir, et merci à eux pour leur confiance sur ce titre, ainsi qu’aux éditions SEDRAP.

 

 

logo sedrap

 

 

#1 logo challenge seconde guerre mondiale

Deux cierges pour le diable, de Laura Gallego Garcia

deux cierges pour le diable laura gallego garcia

« Si tu allumes un cierge pour Dieu, allumes-en deux pour le diable » – Proverbe Bulgare – De nous jours, plus personne ne croit aux anges, même s’il y a des gens qui croient aux démons. Pourtant les anges existent vraiment. Ils ont toujours existé. Comment je le sais ? Parce que mon père en était un. Avant d’être assassiné. Je n’ai désormais plus qu’une idée en tête : trouver le démon qui a fait ça et le tuer de mes propres mains.

 

 

Laura Gallego Garcia est la chef de file du roman fantastique espagnol contemporain, et j’avais déjà eu le plaisir de lire d’elle L’impératrice des éthérés. Si dans ce dernier, elle nous contait une sorte de renouveau préhistorique, avec Deux cierges pour le diable, elle s’attaque aux fondements de la religion catholique si prégnante dans son pays.

 

 

S’appuyant apparemment sur Le livre d’Hénoch, elle nous embarque dans un récit où anges et démons s’affrontent de tout temps. Rien que de très classique me direz-vous, d’autant que le point de départ porte sur le désir de vengeance d’une jeune fille en rajoute sur le thème du « pas très original ». C’est ce que j’ai tout d’abord pensé à la lecture de la première partie, manquant même laisser tomber le bouquin. Mais l’auteur a le sens des rebondissements, et j’ai au final accroché à fond avec sa version de la Création, celle du monde, des êtres vivants, des êtres humains, des créatures célestes et infernales.

 

 

On suit donc avec intérêt Cat du moment que sa situation sort un peu des chemins battus, sa quête de l’assassin de son ange de père nous menant sur des pistes inattendues et savoureuses. Pour une lectrice convaincue comme moi par Les Chansons du Séraphin (vol. 1 et vol.2)  d’Anne Rice, ce roman renouvelle parfaitement le genre, de façon intelligente.

 

 

Du rythme, une galerie de personnages mythiques ou créés de toutes pièces par l’écrivain qui servent l’histoire, Deux cierges pour le diable sait faire oublier assez facilement que son coeur de cible est d’abord les adolescents. L’écriture est simple, fluide, et on tourne facilement les pages alors qu’on pourrait a priori s’y perdre avec tous ces noms antiques, ces légendes et autres récits entremêlés à l’intrigue initiale. 

 

 

Bref : un livre convaincant, plus même que L’impératrice des éthérés.

 

 

Le petit plus : un one-shot, pour une fois, ça fait du bien de ne pas entamer une énième série !! et une jolie couverture, ce qui ne gâche rien…

 

Les avis des cop’s : eh oui, encore une Lecture Commune, venez donc découvrir les avis des autres participants !

 

dos velas para el diablo laura gallego garcia

 

Les fragmentés, de Neal Shusterman

les fragmentés neal shusterman

Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, la charte de la vie vient d’être signée. Elle stipule que l’on peut « fragmenter » un adolescent âgé de treize à dix-huit ans. La fragmentation consiste à « résilier » un enfant rétroactivement sans y mettre techniquement fin. Connor, Risa et Lev se retrouvent tous les trois sur la liste fatale. Leur seule échappatoire : fuir, se cacher, survivre alors qu’ils sont traqués par les Frags, la police des fragmentés. 

 

Alors que Risque Zéro envisage une société ultra-sécuritaire, Les fragmentés, autre roman dystopique, nous fait vivre un proche avenir où l’on se sert du corps d’ados récalcitrants ou pas assez performants -selon des critères assez discutables- pour des greffes. Une sorte de recyclage corporel à 100 %, âme comprise… On ne leur demande évidemment pas leur avis, leur fragmentation étant décidé par des parents souhaitant se débarrasser d’une trop lourde responsabilité en toute légalité, très facilement et avec un joli prétexte. Quelques familles font, elles, le choix de donner 1/10 de leur progéniture, en élevant un « décimé » dans la conscience de ce qui l’attend à 13 ans, portés qu’ils sont tous par la foi.

 

L’auteur nous dépeint une Terre où le corps est au final une marchandise, aux mains d’entreprises qui font leur business sur cette aberration, et où tout le monde, ou presque, est bien content de la situation qui permet d’alléger sa conscience à peu de frais, faisant peu de frais de l’amour qui unit parents et enfant, alors même qu’il est interdit d’attenter à la vie d’autrui (l’avortement est interdit, mais l’abandon autorisé bien que devant être totalement dissimulé).

 

Nous suivons le parcours de trois ados en particulier, chaque chapitre -court- leur étant consacré à tour de rôle, comme à quelques autres personnages. Le rythme est enlevé, les rebondissements nombreux et passionnants, permettant de découvrir souvent un aspect supplémentaire de la situation. On apprend vite à apprécier les trois jeunes gens, à espérer ou redouter avec eux ; on aime les voir évoluer au fil des pages, et on appréhende à travers leurs particularités les différents tenants et aboutissants de cette société si peu banale.

 

Les fragmentés, c’est aussi un roman sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, fait de questionnements -moraux, existentiels notamment-, de prises de conscience ou d’aveuglements, de décisions plus ou moins bonnes. Mais cela nous livre aussi le portrait d’un monde lui-même fragmenté, où la population est divisé en deux camps : les pros et les antis, les obéissants et les résistants, sans que l’auteur soit pour autant manichéen, grâce à de subtiles nuances qui permettent d’adhérer à sa vision. 

 

Bref : un livre passionnant et fort, qui interroge et qui fait réfléchir, notamment à l’heure de toutes ses greffes incroyables -visage, mains, etc…

 

Le petit plus : je devrais peut-être dire le petit moins ! Car Neal Shusterman est un auteur jeunesse primé de nombreuses fois outre-Atlantique, mais seul Les fragmentés a été traduit chez nous… Vivement que d’autres franchissent l’océan pour atterrir devant nos yeux ! A moins de les lire en VO…

 

unwind neal shusterman unwind neal shusterman

 

 

Les vampires de Manhattan # 1, de Melissa de la Cruz

les vampires de manhattan melissa de la cruz

Il n’y a pas plus glamour que Mimi et son frère Jack au lycée ultra chic Duchesne, à New York. Snobs et branchés, ils forment avec leurs amis un club très sélect. Theodora, qui est plus vintage que Prado, n’est pourtant pas insensible au charme du très sexy Jack. Pourquoi un garçon si populaire s’intéresse-t-il soudain à elle ? Quel rapport avec Aggie, une élève retrouvée morte, vidée de son sang ? Theodora est déterminée à le découvrir quand apparaît sur sa peau un entrelacs de veines bleutées qui lui glace le sang. Elle non plus n’est pas une fille tout à fait comme les autres…

 

C’est une surprise très agréable que ce premier opus des Vampires de Manhattan car, au vu de la 4ème de couv’, je redoutais un peu le côté fashion et donc chick-lit de la chose. Ouf ! ce n’est pas le cas, contrairement à People or not people de Lauren Weisberger que j’avais peu goûté, et c’est traité de manière différente de La mode est au rouge sang de Valerie Stivers. Donc, de côté-là, pas de redite et pas de nausée…

 

Les Vampires de Manhattan, c’est avant tout une revisite du monde vampirique, de sa mythologie et de son foklore, vraiment réussie. Melissa de la Cruz leur crée une Histoire passionnante, des rites particuliers, tout en les ancrant dans la religion, assez légèrement pour ceux qui trouvent ça trop pregnant dans L’Heure de l’Ange ou L’Epreuve de l’Ange d’Anne Rice, mais suffisamment pour contenter ceux qui aiment.

 

Les personnages sont fascinants, plein de mystères, avec des caractères forts et marquants ; il est assez facile de s’attacher à eux, surtout aux plus sympathiques d’entre eux ! Le personnage de Theodora est une belle idée -même si a priori elle n’est pas toute neuve, avec ce qu’on sait du mythe on peut s’attendre à des inattendus- et elle est plutôt bien entourée.

 

L’intrigue fonctionne bien, on se laisse facilement prendre au jeu et on tourne les pages allègrement, histoire de connaître le fin mot du roman qui, bien sûr, se termine sur un cliffhanger insoutenable !

 

A souligner également, pour une fois, le style : je l’ai trouvé bon dans l’ensemble, fluide, agréable, sans être bêtifiant, quelque chose d’assez rare dans la bit-lit pour le signaler ! D’ailleurs, côté bit-lit, c’est assez vite dit, car c’est plus que léger léger, pour l’instant tout du moins… fantasy urbaine ? à suivre pour voir l’évolution des personnages et de leurs interactions et donc peut-être la classification !

 

Bref : un premier volet bien charpenté qui donne envie de se plonger très vite dans Les Sang-Bleu, le deuxième épisode de cette prometteuse saga.

 

 Le petit plus : c’était une LC sur Livraddict,vous pouvez retrouver y retrouver le récapitulatif des billets des autres participants.

 

blue bloods melissa de la cruz

 

challenge fangs addict

 

 

 


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