Archives pour la catégorie Littérature étrangère


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La lune était noire, de Michael Connelly

la lune était noire michael connelly

Contrainte de passer à l’action pour protéger le secret , qui la déchire, Cassie Black, en liberté conditionnelle, décide de cambrioler la suite d’un grand flambeur du Casino Cleopatra, à Las Vegas. Caméras de surveillance, gardes armés, coffres-forts blindés, la sécurité est sans faille – et dirigée par un certain Karch, individu sadique et retors. S’attaquer à lui, c’est courir à la mort, mais c’est le risque que doit prendre Cassie si elle veut réussir. Et ce n’est rien en comparaison de ce qui l’attend lorsqu’on comprend que l’enjeu est mille fois plus grand que ce que l’on croyait au début de l’affaire. Car, bien sûr, dans l’énorme partie qui se joue, toutes les cartes sont biaisées. 

 

La lune était noire est le premier roman de Connelly que je lis ne mettant pas en scène l’un de ses agents de la loi comme Harry Bosch, Terry McCaleb, ou le journaliste Jack McEvoy. J’étais donc curieuse de voir ce que l’auteur américain allait faire sans avoir recours à l’une de ses séries.

 

 

Grâce à Cassie Black, on plonge dans l’univers des casinos de Las Vegas, côté voleurs et non pas joueurs (rappelez-vous, Eleanor Wish est une passionnée de poker). Mais on est surtout jusqu’au cou dans une folle histoire de braqueuse, de monte-en-l’air qui veut faire un dernier coup avant de disparaître. Cassie, souvenez-vous, on l’avait entraperçue voisine de Harry Bosch dans Los Angeles River , quelques années avant ce roman.

 

 

C’est sympathique en diable de mettre le nez dans les ficelles du « métier » de la jeune femme, et intéressant aussi d’en savoir plus sur le système des libérations sur parole aux USA. Grâce à Connelly, on approche toujours un aspect légal (ou illégal !) de la société américaine.

 

 

Mais au-delà de ces considérations, La lune était noire est le roman d’une arnaque, et en tant que lecteurs on est les premiers servis, car on se fait rouler dans la farine plus d’une fois. Les personnages sont fascinants, surtout Cassie, pétrie de culpabilité, Léo qui se pique d’astronomie ou bien encore  psychologue qui a plus d’un tour dans son sac. Bien menée, l’intrigue nous prend à son piège, et ce polar se dévore comme un rien.

 

 

Bref : même si l’un des flics de mon cœur est absent de cet opus, j’ai passé un excellent moment.

 

 

Le petit plus : Je n’ai pu m’empêcher d’établir un parallèle entre le destin de Cassie Black et celui de l’héroïne de Signé : Allison Murietta.

 

 

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Les vampires de Manhattan # 5 : Le secret de l’Ange, de Melissa De La Cruz

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Theodora et Jack ont fui en Italie où ils peuvent enfin vivre leur amour librement. Mais Theodora doit aussi y poursuivre la mission initiée par Lawrence Van Alen, son grand-père : trouver la Porte de la Promesse avant Lucifer et découvrir le secret de l’ange déchu…Pendant ce temps, à New York, la belle Mimi Force a été élue Régente à la tête du Conclave. Elle est confrontée à un choix déchirant : traquer Jack qui l’a rejetée pour Theodora, ou tenter de sauver des Enfers Kingsley Martin, le Sang-d’Argent qu’elle aime en secret. Qui des deux éternelles rivales accomplira sa mission sans perdre l’amour de sa vie ?

 

Cette fois-ci, on suit parallèlement Théodora et Jack d’un côté, et Mimi Force devenue Régente du Conclave de l’autre. Bien évidemment, on continue avec les plongées dans le passé qui donnent des indices sur l’intrigue des Vampires de Manhattan… Mais ne comptez pas avoir toutes les réponses avec ce volet de la série. Non, Le secret de l’Ange est un roman intermédiaire, qui permet de relancer l’énigme des sang-d’argent et de leur maître l’Etoile du Matin, soit Lucifer en personne.

 

Il est plaisant de retrouver Théo et Jack consolidant leur amour, leur couple, la solidité de celui-ci, et de voir qu’ils font des choix d’adultes. Tout comme il est intéressant de suivre Mimi dans ses nouvelles fonctions, ses nouvelles attitudes, son nouveau comportement. Tout comme le jeune couple, Mimi mûrit, change, évolue… et on a quelques petites surprises sympathiques, grâce à Oliver !

 

Alors, certains vont trouver cet opus moins passionnant que le dernier, mais ils auront bien tort, car s’il nous paraît obscur -voire superflu et surtout pénible- que l’intrigue avance à pas comptés, ce n’est qu’une illusion… Vers la fin de ce livre, les événements divers s’éclaircissent d’un jour nouveau, et donnent de précieux indices sur le monde des Sang-Bleu, et de la quête des Portes entamée par Théo et Jack.

 

Bref : un volet intermédiaire, mais pas négligeable pour autant !

 

Le petit plus : Argh ! Melissa De La Cruz sait ménager son suspens en nous offrant encore un cliffhanger qui fait piaffer le lecteur…

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

 

Kitty Norville # 2 : Kitty au Capitole, de Carrie Vaughn

kitty norville kitty au capitole carrie vaughn

Lorsqu’on est devenue célèbre grâce à une émission de radio – et loup-garou, accessoirement -, on préfère être entendue plutôt que vue, vous me comprenez certainement. Mais voilà, maintenant que j’ai été invitée à témoigner devant le Sénat sans aucun moyen d’y échapper, mon visage a été retransmis sur tous les écrans de télévisions du pays. Comme si je n’avais pas suffisamment d’ennemis! Parmi les nouveaux venus, la reine vampire de la ville et un député plus que religieux… Mes ennuis ne font que commencer…

 

 

 

Kitty Norville est une série sympathique, il n’y a pas à dire. Certes, ce n’est pas le coup de foudre comme avec Les Chroniques de MacKayla Lane, mais pour qui aime la bit-lit, c’est un bon cru. L’héroïne est attachante, les personnages secondaires intéressants, et l’intrigue fonctionne bien.

 

 

Les loups-garous, les vampires et autres créatures surnaturelles sortent de leurs tanières : le Sénat américain veut savoir si leur existence est avérée et convoque une commission d’enquête au cours de laquelle Kitty doit témoigner.

 

 

Dans ce deuxième opus, l’auteur règle certaines choses engagées dans le premier, et c’est appréciable d’avoir la réponse à une partie de nos interrogations. Carrie Vaughn maîtrise son intrigue, ses personnages -et en premier lieu, son héroïne- et la ligne directrice de la série ; c’est intelligemment fait et maintient notre intérêt depuis le début.

 

 

Comme dans Femmes de l’Autremonde, ce que j’aime dans cette saga, c’est le point de vue de la femme louve, et là, avec Kitty, on est servi ! C’est le temps du coming out des créatures surnaturelles, où les autorités cherchent à savoir quelle attitude adopter face à ces « phénomènes », où Kitty prend conscience de toutes les implications de sa propre révélation, et où l’univers créé par Carrie Vaughn pourrait faire penser à un avant Anita Blake, quand le monde ignorait tout des vampires, lycanthropes et autres, ou à Mercy Thompson (ou Alpha et Omega) quand le Marrock décide qu’il est temps de se dévoiler.

 

 

Les personnages du roman sont bien dessinés, et on s’attache un peu plus à notre DJ-garou…  On poursuit notre découverte de ceux rencontrés dans Kitty et les ondes de minuit, et on rencontre de nouveaux protagonistes, au cœur par ailleurs d’une inextricable lutte pour l’exploitation et l’exploration des êtres fantastiques,  et finalement pour le pouvoir que tout cela peut impliquer.

 

 

Bref : un opus riche et dense, qui permet de dépasser le simple côté bit-lit, en posant quelques questions semblables à celles qu’on posé les super-héros dans les comics, comme Spiderman, et consorts.

 

 

Le petit plus : j’ai la suite de la série dans ma PAL… en VO ! De quoi travailler my english language !

 

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challenge fangs addict
 

 

 

 

Myron Bolitar # 2 : Balle de match, de Harlan Coben

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Dans le monde du tennis professionnel, certains n’hésitent pas à remplacer la balle jaune par une autre d’un plus petit calibre aux effets mortels. Comme celle qui a mis définitivement fin à la carrière de l’ancienne championne Valérie Simpson par exemple.
Pour l’agent sportif Myron Bolitar, c’est une nouvelle enquête semée d’embûches qui commence. Qui avait intérêt à tuer Valérie ? Et pourquoi celle-ci a-t-elle cherché à le joindre la veille de son assassinat, après un long silence ? Quel rapport enfin entre elle et le protégé de Myron, Duane Richwood, la star montante de la raquette américaine ?
Personne ne semble très enclin à répondre à ces questions. Alors quand la mafia et un sénateur véreux s’en mêlent, Myron comprend que le jeu va être décisif…

 

Balle de match est la deuxième aventure mettant en scène Myron Bolitar et son meilleur ami Win. C’est un duo étonnant que celui-là, qui nous donne à voir une enquête sous un jour particulier. Car ni l’un ni l’autre ne sont policiers ou détectives, mais ont travaillé un temps pour le FBI et sont censés être « rangés des voitures ». Or, un certain sens de la justice les anime tous deux, et Harlan Coben nous offre avec eux toutes les nuances de l’âme humaine, de la morale, de la vérité, bref de la vie.

 

Malgré le soleil éclatant qui luit sur les courts de Flushing Meadows dans Balle de match, tout est gris, quand certains ne voient que du noir ou du blanc. L’auteur exploite ainsi toute une palette de personnages comme autant de couleurs plus ou moins vives, discrètes ou défraichies par le passé. Car, comme bien souvent chez Coben, celui-ci resurgit quand on ne l’attend pas, avec une force insoupçonnable de prime abord, mais souvent destructrice.

 

Avec dérision, humour noir et sans enjolivures, on suit l’enquête de Bolitar/Dom Quichotte ; on devine, on hume la vérité, on se trompe et on referme le livre avec le même sentiment que tout le long de cette lecture : l’existence est souvent en demi-teinte, même si les émotions et l’imprévu sont au rendez-vous, rien n’est jamais acquis pour sûr, rien n’est jamais complètement déterminé.

 

Bref : Jeu, set et match pour Coben, qui balade le lecteur pour mieux le surprendre.

 

Le petit plus : une petite incursion dans le monde du tennis professionnel, et des sportifs de haut niveau (le contexte de tous les romans de la série Myron Bolitar).

 

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Le déclic, intégrale en noir et blanc, de Milo Manara

le déclic intégrale noir et blanc milo manara

Par le simple effet d’une puce implantée dans son cerveau et activée par une télécommande, la belle et prude Mme Christiani, grande bourgeoise frigide, se transforme en une femme impudique…

 

Difficile de parler d’une BD érotique sans tomber dans la trivialité, mais je tente ma chance tout de même. Manara est un des maîtres de ce genre, et Le Déclic est une de ses œuvres mythiques. Dans sa préface, il insiste sur un point que je ne peux que rejoindre : artistiquement, le fantasme est illimité, dans la réalité son accomplissement peut devenir un délit punissable par la loi humaine.

 

 

Ici, Manara s’est amusé à imaginer une bourgeoise coincée qui se trouve soumise par un boîtier déclenchant en elle désirs et plaisirs sexuels irrépressibles. La première partie est certainement la plus amusante, et celle que j’ai préférée, scénaristiquement parlant. Les autres sont sympathiques, et on va sûrement beaucoup plus loin dans les fantasmes (l’auteur, pour cette réédition, s’est auto-censuré, supprimant une scène qui de son point de vue n’apportait pas grand-chose)… 

 

 

A noter bien sûr que ce sont ceux d’un homme qui veut voir une femme totalement sous l’emprise de son bon vouloir, par l’entremise d’une télécommande qu’il actionne.  Au fil des épisodes, celle-ci circule de mains en mains, dénonçant ? s’amusant ? des perversions de bons gros machos aux idées tordues. Le gourou, pour ne parler que de lui, est particulièrement drôle…

 

 

Au-delà des scénarios, plus déjantés les uns que les autres, les dessins de Manara, tout en Noir et Blanc (vous connaissez mon goût pour celui-ci si vous avez déjà lu mes chroniques autour de Small Gods ou de Black Hole), sublime le corps féminin. Autant les mâles sont pour la plupart du temps des caricatures, bedonnants, disgrâcieux, voire carrément moches (rares sont les exceptions), autant les femmes sont belles, avec des corps à tomber. Certes, l’auteur ne nous en épargne aucun détail anatomique, et on a droit à de jolies… hum, vues !

 

 

Côté dialogues, attendez-vous à du cochon, il n’y a pas d’autre mot. Des soupirs, des protestations, des effarouchements, des consentements, des incitations, et du sexe dans un langage bien cru ! Je n’ai pourtant pas été choquée ; pour moi, Manara a d’abord fait de son Déclic un parti pris humoristique, sur un sujet qui ne l’est pas pour certains. A ceux-là, s’ils me lisent, je leur dis juste : le sexe est le jeu des adultes…

 

 

Bref : une BD agréable, drôle et sensuelle néanmoins, réservée à un public averti.

 

Le petit plus : une belle édition intégrale que voilà, que j’avais d’ailleurs offert à Chéri… ben quoi, vous ne faites jamais de cadeau coquin, vous ?

 

 


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vertige franck thilliez

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