Archives pour la catégorie Littérature étrangère


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Les aventures de Sherlock Holmes, d’Arthur Conan Doyle

les aventures de sherlock holmes arthur conan doyle

 Ce volume contient : Un scandale en Bohême, La ligue des rouquins, Une affaire d’identité, Le mystère du Val Boscombe, Les cinq Pépins d’orange, L’homme à la lèvre tordue, L’escarboucle bleue, Le diadème de Béryls, Les Hêtres rouges, Le ruban moucheté, Le pouce de l’ingénieur, Un aristocrate célibataire.

 

Après avoir lu et grandement apprécié Le Chien des Baskerville, je ne comptais pas en rester là avec Sherlock Holmes. Ce volume qui regroupe plusieurs de ses enquêtes m’a donc accompagnée dans le tram (oui, je choisis le format poche pour mes lectures mobiles).

 

D’emblée, j’ai été ravie de renouer avec le célèbre détective de Baker Street, raconté par son fidèle Watson. J’ai aimé qu’ici soient rassemblées diverses aventures ne racontant pas que des succès de Sherlock Holmes : on y trouve des histoires où l’homme a pris le pas sur le justicier, préférant donner une seconde chance à un voleur repentant, des récits où l’astucieux britannique résoud des mystères par amour de la chose…

 

On suit pas à pas les développements des affaires confiées à l’infatigable déjoueur d’énigmes, on s’épouvante d’actes horribles, on sourit des petites combines mises au jour, on admire la logique et le don d’observation du londonien.

 

L’homme est surprenant, s’intéressant à de nombreux domaines, mais il est attachant -souvent-, agaçant -quelquefois- et intrigant -toujours. Ce que j’ai préféré dans ce recueil, c’est avoir découvert plus profondément les relations entretenues par Holmes et Watson, l’un et l’autre partageant une grande et belle amitié, une confiance et une admiration mutuelle. Oui, Sherlock Holmes admire le Dr Watson -contrairement à ce que laissent entendre ou à voir certaines séries télévisées adaptées de l’œuvre de Sir Conan Doyle.

 

Bref : des histoires plus que sympathiques qui s’accommodent bien d’une lecture qu’on doit interrompre parce qu’on est arrivé à son arrêt !

 

Le petit plus : Conan Doyle a écrit plus de cinquante nouvelles consacrées à son héros, j’en ai encore quelques-unes en réserve dans ma PAL

 

 

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Le quatuor de Los Angeles # 1 : Le Dahlia Noir, de James Ellroy

le dahlia noir james ellroy

Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d’une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d’une oreille à l’autre. La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient « l’affaire Dahlia noir ». Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.  

 

James Ellroy est un grand auteur américain contemporain, sans nul doute possible. Avec Le Dahlia Noir, où il exorcise la mort violente de sa mère, il signe une œuvre noire comme l’encre qui couvre les pages de ce premier volet du Quatuor de Los Angeles, un roman qui frappe fort.

 

Tout d’abord, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu, honnêtement. Et j’ai adoré ça. Sans cesse déstabilisé, le lecteur qui croit certainement n’avoir au départ affaire qu’à une enquête autour d’un des plus célèbres meurtres aux Etats-Unis (et aujourd’hui encore irrésolu), se retrouve confronté aux obsessions de l’auteur (génial) au travers de celles de ses personnages.

 

On suit le parcours de deux flics du LAPD, tous deux boxeurs, adversaires puis co-équipiers et enfin amis. C’est Bucky, le narrateur, qui nous fait vivre toute l’histoire, toutes les histoires : celle d’une amitié, celle d’un amour, celle d’une victime hors-norme, et bien d’autres choses encore.

 

Bleichert et Blanchard, que tout semble séparer, et qui sont au final bien plus proches qu’on ne croit, la faute à leurs patronymes à la limite de l’homophonie ? ou la faute à Ellroy dont ils sont tous deux des facettes, qui finissent par se fondre pour ne laisser la place qu’à l’enfant qui a perdu sa mère et qui cherche la vérité ?

 

Mais avec James Ellroy, rien n’est jamais simple, et les acteurs du Dahlia Noir se révèlent d’une complexité, d’une profondeur abyssale, aux secrets dévoreurs d’âmes. Chez lui, point de manichéisme, mais une psychologie fine, des portraits intelligemment tracés, au service d’une intrigue élaborée, où rien n’est évident, où tout est sublime de subtilité !

 

Les rebondissements sont nombreux, dans une ambiance souvent pesante, étouffante et moite. Pour ajouter à la noirceur du roman, les personnages évoluent principalement la nuit, tels des fantômes, des vampires ou des loups-garous, au gré de leurs humeurs ou de leurs personnalités.

 

Le style est brillant, percutant et colle tant à l’époque qu’aux êtres qui peuplent ce thriller inquiétant dont on ne sort pas indemne, à l’instar des personnages.

 

Bref : un roman coup de cœur, une œuvre coup de poing !

 

Le petit plus : Je pourrais bien sûr vous parler de l’adaptation cinématographique, mais je préfère vous annoncer ma prochaine lecture de La malédiction Hilliker, œuvre autobiographique de l’écrivain autour de la mort violente de sa mère.

 

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Mystic River, de Dennis Lehane

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Ce jour de 1975, quand éclate une bagarre en pleine rue entre Sean Devine (le plus raisonnable), Jimmy Marcus (la tête brûlée) et Dave Boyle (le plus timoré), les trois garçons sont loin de se douter que leur destin va basculer de façon irrémédiable. Une voiture s’arrête, deux hommes qui se prétendent de la police font monter Dave avec eux sous prétexte de le ramener chez lui. Dave ne reparaîtra que quatre jours plus tard. On ne saura jamais ce qui s’est passé pendant ces quatre jours. Mais les trois garçons cesseront de se fréquenter. Vingt-cinq ans plus tard, ils sont mariés et pères de famille.

 

Mystic River est un roman terrible, celui d’un événement qui a marqué à jamais un enfant, ses copains, leurs parents, leur quartier… Des années plus tard, c’est au tour de la fille de l’un d’entre eux de subir l’irréparable, qui laissera non seulement une empreinte indélébile, mais qui s’étendra peu à peu aussi, à la manière d’une gangrène.

 

 

C’est un livre sombre, où l’on retrouve les gangsters comme les aime Dennis Lehane, notamment dans sa série de Kenzie et Gennaro, et  où la culpabilité règne en maître, la violence fait la loi et le mot famille a un sens, dynastique, puissant, porteur d’amour.

 

 

J’ai aimé ces personnages -ils sont nombreux , typés, jouent tous un rôle comme dans une belle pièce de théâtre, où les actes apportent leur cargaison de drames- qui m’ont parlé, attachés à un quartier de Boston assez improbable, mais un quartier où tous ont une histoire commune, et qui sentent qu’il leur échappe, dévoré peu à peu par les jeunes cadres dynamiques.

 

 

Je n’ai pu m’empêcher de penser à l’ambiance de Smoking No Smoking ; le petit commerce est et demeure le point de ralliement des habitants-habitués, une mini-société à l’intérieur d’une société plus large, où chacun se demande s’il aura encore longtemps sa place.

 

 

L’intrigue est ciselée finement, l’auteur nous embarque pour mieux nous perdre, pour nous donner à nouveau l’espoir et nous replonger dans l’abîme. Les rebondissements ont eu le don de me faire pester, sursauter, quelquefois sourire…  L’émotion est forte, n’oublions pas, avec un tel sujet, de tels sujets devrais-je dire même.

 

Le style de Lehane est impeccable, il n’a pas tout à fait la saveur pour moi d’un James Ellroy, mais il est évocateur, a le sens des mots et des ambiances.

 

Bref : Mystic River est un roman prenant, où l’on vit le drame en totale empathie.

 

 

Le petit plus : Clint Eastwood a signé l’adaptation cinématographique, à voir donc !

 

mystic river dennis lehane

 

 

Le chardon et le tartan # 2 : Le bûcher des sorcières, de Diana Gabaldon

le bucher des sorcières diana gabaldon

Deux siècles… Claire, en franchissant la porte de pierre, a atterri deux cents ans en arrière. Enlevée, violentée, soupçonnée d’espionnage, tiraillée entre Ecossais et Anglais, ses voyages dans le temps n’ont pas fini de lui réserver des surprises… D’autant plus qu’entre Frank Randall, son mari du XXe siècle, et Jamie Fraser, le beau rebelle des Highlands qu’elle a dû épouser pour échapper à la mort, la voici désormais polyandre ! Ce qui n’est pas du goût de Laoghaire, une adolescente amoureuse de Jamie… Et rien n’est plus dangereux qu’une jeune amoureuse.

 

Waouh ! Difficile de parler de ce deuxième livre du Chardon et le Tartan sans trop en dévoiler de l’intrigue. Que je vous rafraîchisse d’aobrd la mémoire : j’avais beaucoup aimé le premier… Que je vous rassure : c’est le cas aussi de celui-ci.

 

 

Aventures, trahisons, secrets, amours, humiliations, et autres tribulations sont au rendez-vous pour le jeune couple Fraser. Que dire d’autre qu’ils vivent leur époque, pas facile certes, et à fond ? et leur amour l’un pour l’autre de la même façon…

 

 

Ils vivent des moments difficiles, et d’autres plus heureux (tout de même !), et le contexte est toujours aussi intéressant -un voyage dans le passé… avec un ingrédient supplémentaire : toutes les questions « philosophiques », ou existentielles, que se pose Claire.

 

 

J’ai passé un excellent moment en compagnie des deux jeunes gens, mais aussi des autres personnages de ce Bûcher des sorcières, qui nous réserve sa part de surprises et de rebondissements. On savait déjà que Claire était une femme extraordinaire, transplantée deux cents ans avant sa naissance, elle ne pouvait que détonner … mais là, le contraste est à la fois plus flagrant, et en même temps, elle s’intègre à sa nouvelle existence.

 

 

 

Bref : un très bon moment de divertissement, mêlant histoire et fantastique !

 

 

Le petit plus : l’évolution des personnages qui ne les rend que plus crédibles.

 

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Jenna Fox # 1 : Jenna Fox, pour toujours, de Mary Pearson

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«J’étais quelqu’un avant. Quelqu’un qui s’appelait Jenna Fox.»

Ainsi reprend la vie de Jenna, 17 ans, amnésique, après un an passé dans le coma. Tant bien que mal, sous la houlette de ses parents, la jeune fille réapprend à être celle qu’elle a toujours été, une enfant adorée, vénérée. Pourtant, très vite, Jenna comprend qu’elle est bien plus que les faits et statistiques qu’on lui fait avaler. Plus que les vidéos qu’on lui fait regarder. Et avec les souvenirs apparaissent des questions, auxquelles personne ne veut répondre… 

 

Jenna Fox, pour toujours est le premier roman de Mary Pearson édité en France. Roman d’anticipation, il n’a pas été sans me rappeler Being, de Kevin Brooks, polar teinté de fantastique. Et pourtant de nombreuses différences les séparent.

 

 

C’est Jenna la narratrice de sa propre histoire, qui débute quinze jours après sa sortie d’un coma de plus d’un an. On assiste ainsi dans des chapitres courts à la reconstruction de cette ado de 17 ans, adorée de ses parents, et qui a tout oublié de son passé suite à un grave accident. Elle visionne des DVD d’elle, filmée année après année, et commence à se poser des questions sur sa personnalité d’avant, de ce qu’elle devient, de ce que sera son avenir.

 

 

Elle réapprend beaucoup, et ses sentiments envers ses proches restent confus. Comment aimer des personnes dont on ne se souvient pas ? Mais Jenna vit dans une société où les OGM dominent le monde, où l’usage abusif des antibiotiques n’a pas rendu service aux défenses immunitaires, où l’on vaccine contre tout, et où désormais, un conseil de bio-éthique est prépondérant sur toutes les décisions médicales.

 

 

Sa guérison miraculeuse  n’est pas sans provoquer chez elle un flot d’interrogations. D’introspections en surprises, de sentiments inextricables en décisions vitales, l’auteur nous emmène dans les méandres du cerveau, de l’âme de Jenna, des humains plus largement.

 

A l’heure des lois bio-éthiques en France, Jenna Fox, pour toujours, est un formidable plaidoyer pour la vie, que l’on ne peut apprendre qu’en la vivant, finalement. Derrière la froideur de la science, il y a des êtres, des existences ; derrière la responsabilité collective, gouvernementale, il y a des décisions purement humaines, émotionnelles. Ce roman aborde ainsi également l’euthanasie, les soins paliatifs, la mémoire, et bien d’autres sujets comme celui de l’enfant roi…

 

 

Mary Pearson dessine de beaux portraits de personnages, sachant les faire évoluer, nous donnant à voir une palette de caractères et de parcours auxquels on s’attache facilement, dans le désir d’en apprendre toujours plus sur les uns et les autres, au service d’une intrigue bien ficelée.

 

 

J’ai apprécié également les courts chapitres, allant à l’essentiel de façon intense (si, c’est possible !), entrecoupés des pensées de la jeune fille souvent sur le mode du rêve, de la philosophie ou du fil décousu des réflexions intimes,  tout comme les définitions des mots qu’elle a oublié et qu’elle analyse au regard de son expérience actuelle.

 

Les révélations et les rebondissements s’enchaînent, on tremble, on ne sait plus trop où l’on en est, notre coeur bat pour Jenna, pour ses parents, pour sa grand-mère, ses nouveaux amis… Le danger rôde, de plus d’une façon, et on glisse vers le thriller, tranquillement sans même s’en apercevoir, pris au jeu du passé de la jeune fille et de son avenir.

 

 

L’auteur conclut son roman à la façon d’un one-shot, mais je ne peux que me demander ce qu’il en est d’un personnage bien mystérieux dont on n’entend plus parler… Ce qui fait que je peux vous annoncer d’ores et déjà que le deuxième tome est paru !

 

 

Bref : un roman où l’amour est présent à chaque instant, et la vie au cœur du récit.

 

 

Le petit plus : un sujet d’actualité, entre nanotechnologie, lois bio-éthiques…

 

the adoration of jenna fox mary pearso   the adoration of jenna fox mary pearso
 


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