Archives pour la catégorie Littérature étrangère


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Cercueils sur mesure, de Truman Capote

cercueils sur mesure

Jake Pepper enquête jusqu’à l’obsession sur une série de meurtres mystérieux. Toutes les victimes ont reçu peu avant leur mort un cercueil miniature contenant une photo très personnelle… Un suspect : l’intouchable Bob Quinn, propriétaire du B. Q. Ranch traversé par la Rivière Bleue, objet de toutes les convoitises.

 

Je n’avais jamais rien lu de Truman Capote, et au vu de Cercueils sur Mesure, je passais à côté d’un auteur de grand talent !

 

Au delà de l’intrigue captivante -ce que j’ai eu envie de savoir le fin mot de ce mystère !-, le style est d’une efficacité redoutable. Je me suis retrouvée prise au piège des mots, de la façon très journalistique dont cette histoire est narrée mais aussi des dialogues sur le mode d’une retranscription d’un interrogatoire de police, à la limite.

 

Avec un roman très court (121 pages), Truman Capote trace brillamment des portraits de personnages et nous embarque à sa suite dans une enquête passionnante, car c’est lui qui nous en fait le compte-rendu, impliqué qu’il est d’abord par une curiosité d’écrivain -à l’affût d’une bonne histoire ?-, ensuite parce que… je vous laisse le lire pour en savoir plus, et passer un aussi bon moment que moi, je l’espère. Et quand on sait dès le départ qu’il s’agit de faits réels… wahou !

 

Le petit plus : Je viens de rajouter De sang froid dans ma wish-list !

 

D’autres avis : ThaliaSoukee, Lily, Pimprenelle

 

challenge 2 euros

 # 2

 

 

 

 

 

 

Une rose pour Emily et autres nouvelles, de William Faulkner

une rose pour Emily

Au centre des plus célèbres nouvelles de William Faulkner, trois portraits de femmes denses et profonds : la tragique Miss Emily, cloîtrée dans sa maison comme dans ses souvenirs ; Minnie Cooper, vieille fille tourmentée par l’indifférence des hommes jusqu’au meurtre, et Nancy, la blanchisseuse noire abandonnée par son mari, dont le jeune Quentin raconte les peurs et les superstitions.
Un voyage hallucinant au bout de la folie et des passions les plus dangereuses par l’auteur du Bruit et La fureur.

 

 

Une relecture de ces nouvelles de Faulkner que j’avais très envie de faire et donc par la même occasion dont j’avais envie de vous faire profiter.

 

Tout d’abord, il n’y a pas trois, mais quatre nouvelles. Faulkner a un vrai génie de conteur, c’est sûr. Il faut passer pour les féministes acharnées sur des considérations qu’on peut trouver sans conteste misogynes, mais qui collent énormément à l’époque -bon, ça tombe bien, je ne suis pas féministe, juste féminine !-. Sur un ton à la limite du commérage qui entoure la vie de toute communauté du Sud des Etats-Unis, surtout quand elle est celle d’un village ou d’une petite ville, l’auteur nous entraîne dans l’existence des petites gens comme des autres. C’est tout simple, on a l’impression d’y être, d’être un voisin par exemple.

 

Faulkner nous bluffe, sous couvert d’histoires apparemment anodines, mais qui révèlent ensuite toute la folie, la passion, l’amour que peuvent nourrir les différents personnages. C’est d’ailleurs très habile de sa part, car il y a une distance et une proximité à la fois qui nous baladent, pour mieux nous assener le coup de grâce. Du reste, cette manière de raconter quasi désinvolte contraste tant avec les drames, qui sont le coeur de ces nouvelles, qu’on se retrouve pris au piège d’émotions surgissant violemment, au moment où on s’y attend le moins. Eh oui, nous qui croyions être en distance, on est frappé de stupeur, de tristesse et autres sensations…

 

En bref, une bonne manière de découvrir Faulkner pour ceux qui ne connaissent pas, et pour moi un réel plaisir à le relire.

 

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Matilda, de Roald Dahl

matilda

A l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !

 

Matilda est l’objet de la lecture commune du mois de mars de Livraddict ; je l’ai lu il y a quelque temps, et j’ai donc décidé d’y participer.

 

Tout d’abord, et je vais me faire hurler dessus, je ne suis pas une grande fan de Roald Dahl, ben oui, c’est comme ça ! Ensuite, je n’ai pas craqué sur Matilda.

 

Certes, l’histoire est bien construite, peut être drôle, et on retrouve les personnages typiques des contes de fées : les méchants, l’enfant qui passe des épreuves, et la solution finale avec sa morale. Mais, moi qui ai pourtant l’habitude de me plonger dans la littérature de jeunesse, je n’ai pas eu le coup de foudre. J’ai l’impression d’un décalage, je me sens trop « vieille » pour le lire. C’est bizarre, car en général, ça ne me pose pas de problème. Mais, là, ça m’a freinée. Je reconnais sans peine la qualité du roman, surtout par rapport aux thèmes traités (l’entraide, l’amour de la lecture, la différence), mais j’ai eu un peu de mal tout de même avec les pouvoirs magiques de Matilda par exemple. J’ai trouvé ça trop facile ! (pas taper, pas taper !)

 

Oui, je crois que ce qui m’a bloquée, c’est vraiment ça : je trouve l’écriture très enfantine. A tel point que je me suis même forcée pour le finir ! Je pense également que Roald Dahl a forcé le trait, c’est « too much », au niveau des personnages notamment. Je m’explique, si vous le voulez bien : Matilda, surdouée, qui se débrouille toute seule, qui lit à 4 ans tous les grands classiques de la littérature anglaise, je suis désolée, ça ne passe pas. Je n’ai pu m’empêcher d’établir un parallèle avec un autre surdoué de la lecture, Marcel Pagnol, obligé de lire en cachette l’annuaire, car sa mère avait banni les livres de la maison, par peur que son cerveau « explose » lorsque le papa de Marcel avait découvert qu’il savait lire (eh oui, ça sert d’être assis au fond de la classe de son papa -in La Gloire de Mon Père). Matilda m’a laissée froide (elle s’organise si bien toute seule qu’elle a l’air de n’avoir besoin de personne, ce dont je doute !), alors que Marcel Pagnol me touchait : ma mère à moi aussi s’inquiétait de me voir toujours plongée dans les bouquins à tel point que je devais lire en cachette (même si j’ai appris à lire à l’âge de 6 ans, moi !).

 

Et puis, la méchante directrice, moi, ça m’allait, mais lorsqu’elle se met à balancer des gosses comme ça, par-dessus le mur de l’école, que les parents d’élèves n’y trouvent rien à redire, que le fantastique débarque à ce moment-là aussi, ça me gêne. J’ai l’impression que l’auteur a rajouté cette dimension, comme si le reste n’y suffisait pas. Mlle Legourdin est déjà si terrible, qu’en remettre une couche ne me semblait pas nécessaire. Alors, bien sûr, que Matilda ait des pouvoirs paranormaux vient rétablir l’équilibre, mais là, pareil : tout semble trop facile pour cette enfant. Vous me direz qu’elle a des parents horribles, qui ne s’occupent pas d’elle. Oui, mais ces parents sont moins intéressants que les Ténardier, trop caricaturaux. OK, Les Misérables, on ne les lit pas à partir de 9 ans ! Mais bon…

 

Bref, le seul personnage qui m’a semblé digne d’intérêt, c’est la jeune institutrice, Mlle Candy ; elle apporte de la tendresse, de la fraîcheur, de la naïveté (ce dont semble dépourvue Matilda) dans ce monde de brutes !

 

Pour conclure, je pense vraiment que les personnages manquent de nuances, l’héroïne peu attachante,  que l’écriture est trop enfantine (à partir de 9 ans, je trouve ça même un peu trop simpliste peut-être, mais j’attendrai l’avis du fils de Véro. J’hésite même à le faire lire à ma fille de 12 ans !).

 

Le petit plus : Matilda a fait l’objet d’une adaptation ciné par Danny  De Vito, que ma soeur Jellybells dit excellente. Peut-être devrais-je la regarder, et que ça me plairait plus que le livre.

 

Pour aller plus loin : Roald Dahl est l’auteur de livres qui ont fait l’objet d’adaptations également : les excellents Charlie et la Chocolaterie, de Tim Burton, et James et la Pêche Géante, de Henry Sellick. Fantastique Mr Fox est sorti tout récemment également en salle.

 

Et tout de même : Si je n’ai pas aimé Matilda, j’ai par contre énormément apprécié Un conte peut en cacher un autre du même auteur, que je ne saurai trop vous recommander : un détournement des contes traditionnels, à mourir de rire !

 

D’autres que moi ont aimé Matilda : ça se passe ICI !!

 

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L’impératrice des éthérés, de Laura Gallego Garcia

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Un majestueux palais que l’on croirait sculpté dans la glace, une Impératrice aussi sublime qu’ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des être purs… La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes. Mais lorsque Bipa, l’une d’entre eux, partira à la recherche de son meilleur ennemi, un garçon qu’elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d’une inquiétante puissance magique. À bien y réfléchir, c’est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre… et de mort.

 

 

Je viens de terminer à mon tour ce beau roman fantasy, après que ma Coquelicot l’ait lu et chroniqué ici, dans le cadre d’un partenariat entre les éditions Baam et Blog-o-Book. Merci à eux pour ce bon moment de lecture !

 

Tout d’abord, les personnages sont vraiment très intéressants, même si l’on sait finalement bien plus de choses sur Bipa que sur Aer, puisque c’est elle qu’on va suivre lorsqu’elle va partir à la recherche du garçon. Pragmatique, dotée d’une franchise à toute épreuve, déterminée, elle a le caractère de ceux qui ont perdu un parent très jeune et ont pris en partie en charge le survivant.

 

Elle n’est pas curieuse de ce qui se passe en dehors de ses Cavernes, car il y est bien et se satisfait de ce qu’elle a. Elle est profondément respectueuse de la vie, de la nature et de ce qu’elle offre. Et c’est en cela qu’elle est très différente d’Aer, toujours à rêver à un ailleurs, qui a pour nom le palais de l’Impératrice des Ethérés. Ici, ce sont vraiment deux visions qui s’affrontent, deux mondes qui divergent…

 

Bipa est en cela fascinante, qu’elle semble dépourvue d’imagination, et se retrouve embarquée dans des aventures où la magie va prédominer. Ces réactions, ses sentiments, sa foi en la vie seront ses armes face à l’adversité.

 

Le monde décrit par Laura Gallego Garcia est d’une cohérence parfaite, on peut sans problème s’imaginer que c’est un temps au-delà du nôtre, où une catastrophe écologique aurait eu lieu, comme on peut tout simplement prendre son roman pour de la fantasy pure.

 

L’écriture est simple, fluide, mais jamais niaise ; le rythme est parfait, géré par des chapitres qui s’enchaînent judicieusement.

 

En conclusion, un livre à lire, pour les ados, certes mais qui saura trouver un public plus adulte sans difficulté !

 

Le petit plus : C’est l’occasion de faire une étape en Espagne d’où est originaire l’auteur !

 

Pour aller un peu plus loin : Laura Gallego Garcia a écrit également Les Chroniques de la Tour, La Légende du Roi Errant (prix Barco de Vapor 2001), ou encore Deux Cierges pour le Diable.

 

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Blog-O-Book  logo baam   tour du monde

 

 

 

 

La voix, d’Arnaldur Indridason

la voix

 

Tuer un père Noël, il n´y a qu´un Islandais pour oser imaginer ça ! Le commissaire Erlendur, qui déteste les fêtes de fin d´année, doit enquêter sur un père Noël assassiné dans un hôtel de luxe juste avant un goûter d´enfants. Sale boulot pour le commissaire, dont la fille essaye de ne pas replonger dans la drogue. La victime était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans. Son licenciement lui avait été signifié la veille. Le commissaire prend ses quartiers d´hiver pour une enquête qui va faire remonter à la surface de vieux démons.

 

Et voilà, je suis retournée en Islande, pays si particulier… avec Erlendur, dont la fille Eva Lind vient rôder dans les parages, car elle cherche à en savoir plus sur lui, sur les raisons pour lesquelles il ne s’est pas battu il y a des années de cela lors du divorce pour obtenir un droit de visite sur ses enfants. Eva Lind et Erlendur qui se ressemblent tant finalement, père et fille, côte à côte, se soutenant mutuellement en silence, et souffrant tous deux de ce manque de mots entre eux.

 

De mots, Indridason n’en manque pas pour nous embarquer dans cette enquête si particulière, où le mensonge prédomine chez tout un chacun, où le lecteur se retrouve en train de pister celui-ci, si habilement distillé par l’auteur au travers de ses personnages et de son intrigue.

 

Polar psychologique, efficace à sa manière, car Erlendur se retrouve encore une fois à la tête d’une enquête qui n’est pas sans le marquer, l’emmener dans ses souvenirs ou à faire des parallèlles avec sa vie d’hier et d’aujourd’hui. En parlant de parallèle, on suit également le procès d’un père violent, qui tient particulièrement à coeur d’Elinborg, et bizarrement, ça ne pose pas de problème… Peut-être parce qu’on sait très bien que dans la vraie vie, ça se passe comme ça, qu’on sait très bien que les policiers sont loin de n’avoir qu’une affaire en cours… et également que STOP JE VAIS SPOILER ET JE DETESTE !! Alors, si vous voulez savoir, vous n’avez qu’à le lire, na !

 

Une ambiance indéfinissable se dégage de ce polar, qui vient certainement de la relation qu’entretiennent les différents personnages avec la période de Noël, tout comme les nôtres qui interfèrent avec ce qu’on lit… Obligé, qu’on aime ou pas Noël, on ne peut s’empêcher de se comparer avec eux. Et puis, je pense vraiment que les liens entre les protagonistes y sont aussi pour quelque chose.

 

En conclusion, j’ai beaucoup aimé cet opus d’Indridason, qui nous plonge encore plus dans cette Islande où les américains pensent que les crimes n’existent pas, où l’on s’enfonce encore davantage dans le côté glauque de ce pays que je ne connaissais auparavant que comme la patrie de Björk ! emoticone

 

Le petit plus : plus on avance dans les enquêtes de ce vieux commissaire, plus on apprend à le connaître, et c’est vraiment parfait ! D’ailleurs, grâce à la couverture, j’ai découvert son nom de famille  emoticone. Je n’ai maintenant qu’une envie, non pardon, deux !, acheter L’homme du lac et Hypothermie.

 

Pour découvrir Arnaldur Indridason chez moi, visitez : La cité des Jarres et La femme en vert

 

 

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