Archives pour la catégorie Fantasy


12345

La princesse au petit pois, de Thierry Dedieu

la princesse au petit pois dedieu

Il était une fois un prince qui désirait se marier avec une princesse, mais attention, pas n’importe laquelle : une Vraie princesse! Il fit donc le tour du monde pour en trouver une, mais rentra bredouille, car si les princesses ne manquaient pas, difficile de s’assurer qu’elles étaient de véritables princesses…
C’est pourquoi, lorsqu’un soir d’orage une jeune fille trempée se présenta au château et déclara qu’elle était une Princesse, quoi de plus normal que de vérifier ses dires… à l’aide d’un petit pois!

 

Tout le monde connaît ce conte d’Andersen… Nombre d’adaptations illustrées ont été éditées. Je suis tombée par hasard sur celle-ci à la Médiathèque, attirée par la première de couverture et le nom de l’auteur-illustrateur. Il faut dire que Thierry Dedieu est l’auteur de Yakouba, un magnifique album illustré sur l’Afrique, que j’ai étudié à l’IUFM !

 

C’est à une édition tout en carton avec des illustrations pleine page et des textes très courts qu’on a affaire ici. Très clairement, l’album est destiné aux très jeunes lecteurs. Le texte est simple, touchant au but à chaque fois, sans chichis ni détours, et les illustrations sont très belles, mais très particulières. Elles ont en effet un petit goût de film d’animation, avec des  personnages qu’on pourrait presque croire sortis de l’univers des créateurs de Wallace et Groomit (que j’adore !), des effets de lumière très cinématographiques voire théâtraux. Cette impression est renforcée par les points de vue divers et très originaux qu’a adoptés Dedieu.

 

Bref : un album chaleureux, qui a enthousiasmé mes trois petits loulous !

 

Le petit plus : l’édition tout-carton faite pour les petites mains et des manipulations nombreuses est vraiment top ! Et si vous voulez voir le travail de Thierry Dedieu, n’hésitez pas à faire un tour sur son site.
princesse2.jpg  princesse3.jpg

13/24 challenge albums

 

 

Enchantement, d’Orson Scott Card

enchantement

Au cœur de la forêt ukrainienne, le petit Ivan découvre une jeune fille endormie sur un autel. Une présence inquiétante le pousse à s’enfuir. Des années plus tard, Ivan revient sur les lieux. Cette fois, il ose embrasser la belle… et se retrouve précipité mille ans auparavant, dans un monde parallèle où la sorcière Baba Yaga fait peser une terrible menace. Une réinterprétation libre et magistrale de La Belle au bois dormant, par l’un des auteurs de fantasy les plus talentueux au monde.

 

Ah, dur dur d’écrire la chronique d’un livre lu il y a quelques mois déjà :  j’ai perdu le brouillon de celle que j’avais écrite dans le déménagement et tout est à recommencer. Heureusement, Enchantement m’a laissé de très bons souvenirs. Orson Scott Card détourne ici avec bonheur le conte de la Belle au Bois Dormant, et y intère la sorcière Babayaga, car il situe son récit principalement en Ukraine.

 

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’estg que l’auteur fait exister une dimension parallèle à notre temps, où se trouve l’origine de plusieurs contes et mythes, à l’instar de Robert Holdstock et de son excellente Forêt des Mythagos (si vous ne l’avez pas encore lue, c’est un incontournable, jetez-vous dessus !). Tout colle parfaitement dans l’histoire imaginée par Card : les liens des mythes avec la réalité historique, les sauts du passé au présent et vice-versa (et la fameuse idée des conséquences de nos actes d’hier dans l’avenir), l’ancrage des traditions et des croyances dans un monde où la technologie règne pourtant…

 

Je ne sais pas à quel point l’auteur s’est inspiré de l’oeuvre majeure de Holdstock, mais on y retrouve aussi le personnage érudit, ici Ivan. J’ai aimé malgré tout ce concept de destin, qui fait du jeune chercheur le prince charmant, et de passage préservé accessible aux seuls « méritants ».

 

Les personnages sont parfaits, ma préférence allant à Babayaga, très certainement, qui est pour moi la parfaite sorcière. C’est drôle d’ailleurs, car Chéri a fait il y a quelques années la création lumière d’un spectacle de marionnettes où la célèbre sorcière était représentée par une boule de pâte à pain que faisait vivre la manipulatrice. C’était impressionnant, et en lisant les passages où la méchante apparaît, joue de ses pouvoirs, j’avais à l’esprit cette image du spectacle et les deux s’assemblaient parfaitement.

 

Bref : un très bon moment de lecture… Décidément, j’aime les contes détournés !

 

Le petit plus : si vous voulez explorer le genre, je vous conseille Inspecteur Toutou de Pierre Gripari, une pièce de théâtre du tonnerre, et de l’auteur, n’hésitez pas à lire les Chroniques d’Alvin le Faiseur, une excellente uchronie.

 

 

 

livraddict small

 

 

1/2logo fantasy pour les nuls

 

L’invité malvenu, de Barbara Hambly

l'invité malvenu

 Kyra se prépare pour son examen final de sorcellerie devant le Conseil, quand quelque chose se met soudain à troubler sa magie, tissant de sinistres présages au sein de ses sortilèges… Une certitude s’impose à elle : sa jeune soeur Alix, qui doit bientôt se marier, est en danger de mort ! Seule à connaître le danger, Kyra doit lutter. Mais comment le peut-elle, alors qu’elle ignore l’identité de son ennemi ?

 

 

Ca faisait un moment que je n’avais pas lu de fantasy, et c’est très agréable de remettre le nez dedans après tout ce temps. Il faut dire qu’après avoir refermé le dernier tome de L’Assassin Royal, c’était assez difficile de replonger dans un univers fantasy, au vu de la véritable immersion qui avait été la mienne dans l’univers de Robin Hobb.

 

Or donc, me voici avec un roman de Barbara Hambly, une découverte pour moi, car je ne connaissais pas cet auteur. Ce fut très sympathique, j’ai beaucoup aimé le monde créé ; les sorts n’ont pas été sans me rappeler ceux des sorciers de JK Rowling (Harry Potter), où au lieu de formules alambiquées, les choses sont appelées par leur nom. D’autre part, on se retrouve à une époque plus ou moins victorienne, avec le début de l’industrialisation. L’ambiance est très réussie, avec des descriptions, des décors et des personnages très vivants et très crédibles.

 

Pour vous situer tout ça un peu plus, l’Inquisition règne en maître aux côtés de l’Eglise, et fait la chasse aux mages renégats, tandis qu’un Conseil des Mages vit et enseigne à de jeunes magiciens, dans une citadelle, loin de tout. Etre magicien ne semble pas si simple qu’il y paraît et l’auteur, ici, sait éviter l’écueil bien connu du : oh, la magie, c’est merveilleux !

 

Parallèlement, Kyra, l’héroïne, nous embarque dans une enquête pour ainsi dire policière… Mélange des genres très surprenant, mais surtout agréable. Cela pourrait s’arrêter là, mais Barbara Hambly a misé également sur un drame familial, au coeur de toute l’histoire, sur quoi tout repose, dans un équilibre très bien conçu. Sans en dévoiler trop, l’auteur a su surfer sur un thème plutôt délicat à traiter, et qui ne peut que toucher son lectorat.

 

Tous ces ingrédients font de ce livre un bon roman, loin de l’heroïc fantasy pour gros muscles emoticone, en mêlant différents genres de façon habile, sur fond romanesque (on n’échappe pas à une histoire d’amour qui peut donner des frissons à la midinette que je suis finalement restée !), le tout servie par une écriture fluide. C’est également une histoire où les personnages évoluent, où ils se révèlent à eux-mêmes, ainsi qu’à nous, lecteurs.

 

Bref, un bon moment, un très bon moment même. J’ai d’ailleurs lu ce livre d’une traite ! A recommander, je pense, pour les récalcitrants à la fantasy, ne serait-ce que pour la manière dont les différents genres se marient.

 

Le petit plus : Barbara Hambly, auteur notamment de novelisations de Star Wars et de Star Trek, est plutôt prolifique et a exploré divers univers, et cette lecture a su me donner l’envie d’aller voir un peu plus, notamment avec La fiancée du dieu rat ou Fendragon, en attendant la parution en France des Chroniques de Windrose dont fait partie L’invité malvenu.

 

Le petit plus du Challenge On veut de l’héroïne : Kyra, l’héroïne de ce roman, pourrait faire penser à Bella, de par sa maladresse maladive… Mais cela s’arrête là : Kyra n’est pas du genre timide, c’est plutôt le contraire ! Elle est caustique, a su détourner ce qu’elle considère comme un défaut pour en faire un atout : la demoiselle mesure 1,80m et a créé ses propres vêtements car la mode de son pays ne convient pas du tout à son physique. De plus, elle est d’une telle volonté que c’est elle qui, quand le drame familial est survenu, a pris les choses en main…

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et aux éditions Le Livre de Poche, pour ce partenariat très intéressant. Je voulais signaler aussi que j’aimais beaucoup la couverture de cette édition !

 

 

livraddict small  livre de poche logo

1/2logo fantasy pour les nuls4/65logo summer pal challenge

#10challenge héroïne

 

 

 

 

L’Assassin Royal, tomes 11 à 13, de Robin Hobb

hobb12.jpghobb11.jpghobb13.jpg

La narcheska Elliania, des îles d’Outre-mer, a lancé au prince Devoir un défi : il doit lui rapporter la tête du dragon Glasfeu s’il veut l’épouser.
Il lui faut donc se rendre sur l’île d’Aslevjal où se trouve le monstre, prisonnier de la glace. Mais le jeune homme a fort à faire pour convaincre les Outrîliens de le laisser partir. Après de longs pourparlers et des préparatifs à Castelcerf, le prince prend enfin la mer, accompagné de Fitz et d’Umbre. Hélas, à la suite des machinations de ce dernier pour l’empêcher de se joindre à eux, le fou, qui a prédit à Fitz sa mort à Aslevjal, demeure retenu dans les Six-Duchés.
Lorsque le groupe aborde l’île et son glacier, il installe son campement sur le site où gît le dragon, dans un froid polaire, parmi des plaines de glace et de neige entrecoupées de fractures et de crevasses. Mais, au moment où on commence à creuser, des événements inquiétants surgissent, qui mettent en danger l’expédition. Pourquoi ? Qui en est à l’origine ?

 

 

Comme pour les tomes 9 et 10, je vais chroniquer ces trois derniers volumes à la fois, et pour les mêmes raisons. Par où commencer ? …

 

Tout d’abord, c’est dans cette dernière partie des aventures de L’Assassin Royal que l’on en apprend le plus sur les îles d’Outremer et leur société matriarcale, mais également sur Kebal Paincru et la Femme Pâle, et la forgisation dont les Pirates Rouges se servaient pour terrorriser les Six-Duchés. Très intéressant d’ailleurs de découvrir ce mode de vie austère et difficile, qui se rapproche de celle des Montagnes dont est issue la Reine Kettricken.

 

C’est aussi forcément là que tout prend son sens… Le Prophète Blanc, le fou, et son Catalyseur, Fitz, sont au coeur de cette épopée depuis le début, et ici, plus que jamais, on le comprend. Comme toujours, Robin Hobb sait nous parler de ses personnages (quels fabuleux portraits elle trace d’eux depuis le début), mais aussi de ces pays que les héros traversent, de ces légendes sur les Anciens dont elle nous dévoile un peu plus à chaque fois tout en continuant à laisser planer un voile de mystère.

 

Bref, un régal ! Le seul bémol, et encore, c’est peut-être comment tout se termine… Il fallait bien terminer me direz-vous ! Mais, c’est à regret que j’ai quitté FitzChevalerie, Umbre, Devoir, Lourd, Fitz, le royaume des Six-Duchés lorsque j’ai tourné la dernière page. Ce fut formidable de suivre Fitz tout le long de sa vie (et encore, celle-ci n’est pas terminée quand on le quitte), et de vivre à ses côtés, par la magie des mots.

 

Le petit plus : Une suite, nommée Rain Wild Chronicles (dont le premier tome est déjà parue aux USA), devrait être chez nos libraires préférés à la fin de cette année. De quoi renouer avec les aventures de ces contrées si fascinantes ! Vous en voulez un avant-goût ?

 

Guidés par le grand dragon bleu Tintaglia, ils viennent de la mer : une Troupe de serpents luttant pour remonter la rivière du Désert des Pluies, les premiers à faire le périlleux voyage pour leur terre de transformation depuis des générations. Nombre d’entre eux meurent sur le trajet. Avec ses eaux acides et sa forêt impénétrable, c’est un lieu où il est difficile de survivre.


Mais les créatures qui émergent des cocons sont un simulacre des puissants dragons d’autrefois. Mal-formés et invalides, ils ne peuvent voler; certains semblent insensibles et bestials. Très vite, ils deviennent un danger et un fardeau pour les habitants du désert des pluies. Quelque chose doit être tenté.Les dragons se souviennent de la fabuleuse Cité des anciens loin en amont sur la rivière : c’est peut-être là que se trouve leur salut.
Seul un groupe de gardiens de dragons, également chasseurs et chroniqueurs peut tenter de retrouver la cité mythique…

 

Vivement la sortie en France : ça donne envie !!!!

 

livrethedragonkeeper2821.jpg  dragonhaven.jpg

 

L’Assassin Royal, tomes 9 et 10, de Robin Hobb

hobb1.jpg

Après avoir tiré le prince Devoir des griffes des Fidèles du prince Pie et l’avoir ramené sain et sauf auprès de sa mère, au château de Castelcerf, Fitz, toujours dissimulé sous le nom de Tom Blaireau, croit avoir terminé sa mission.
Il songe à regagner sa chaumière isolée pour y reprendre l’existence tranquille de ses quinze dernières années. C’est sans compter avec la reine Kettricken et son conseiller, Umbre, qui lui demandent instamment de rester pour enseigner l’Art au prince. Il accepte finalement cette nouvelle mission. S’y ajoute bientôt la charge de surveiller la délégation d’Outre-mer qui escorte la fiancée du prince et semble poursuivre des visées secrètes.
Tandis que la guerre civile menace le royaume des Six-Duchés à cause des Fidèles du prince Pie qui demeurent dangereusement insoumis, Fitz, toujours prêt à défendre la cause du royaume, doit se démultiplier.

 

hobb2.jpg

A Castelcerf, Fitz s’efforce de poursuivre sa mission : former un clan d’Art avec le prince héritier Devoir, un serviteur simple d’esprit, et lui-même.
Mais comment parvenir à fondre en un tout harmonieux des personnalités aussi disparates ? Car rien n’est apaisé dans la forteresse ancestrale où la menace des Pie se fait toujours plus pressante. Ceux-ci, pétris de haine, ont réussi à introduire des espions à la cour même. Quant à la reine, elle doit recevoir des représentants du Lignage pour mettre un terme aux persécutions des vifiers. Dans sa vie privée, le malheureux Fitz est également tourmenté : son fils délaisse son apprentissage pour une belle jeune fille qui affronte à cette occasion l’hostilité de son père.
Et le vieil Umbre, autrefois si lucide, semble perdre la tête : il dévoile l’ambition dévorante et insensée d’entrer dans l’héritage royal. Entre inquiétude, colère et désespoir, Fitz doit donc constamment jongler pour sauver l’avenir du royaume tant sont nombreux les dangers qui les menacent, lui et la dynastie. 

J’ai décidé de parler ici de ces deux volumes à la fois, étant donné qu’ils n’en forment qu’un dans l’édition originale, et que lorsqu’on arrive à la fin du tome 9, celle-ci étant trop abrupte, on n’a pas d’autre choix que de commencer le tome 10 !

 

Ceci étant, quel plaisir de retrouver FitzChevalerie ! Et tous ces personnages si intéressants, comme Sire Doré, Umbre ou Devoir. Devenu Maître d’Art pour le prince héritier, Fitz continue à mener une double existence en étant le serviteur-garde du corps de Sire Doré, tout en s’efforçant de s’occuper de son fils adoptif, Heur… Bref, débordé, déchiré entre ses différentes obligations, pour finalement s’en tenir toujours à la même : être l’homme-lige du roi, Fitz est toujours aussi attachant.

 

On découvre aussi à quel point la cour a changé maintenant que Kettricken est la reine des Six-Duchés, et comment Umbre qui vit à présent au grand jour, n’a malgré tout pas si changé que ça, lui ! En effet, tous les indices disséminés par Robin Hobb dans les tomes précédents trouvent leur finalité dans cet opus (et les suivants à n’en pas douter !).

 

L’auteur a vraiment du talent pour nous parler de ses personnages… Il faut vraiment prendre cette série de L’Assassin Royal, comme une grande chronique d’un royaume à une époque donnée, celle de FitzChevalerie, qui façonnera finalement le destin des Six-Duchés, voire du monde…

 

En conclusion, quand j’ai refermé Serments et deuils, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que j’ai aussitôt ouvert Le dragon des glaces !

 

 


12345

Lecture en cours

vertige franck thilliez

Calendrier

mai 2022
L Ma Me J V S D
« fév    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Mon blog se nourrit de vos commentaires

Mon blog se nourrit de vos commentaires


Au delà des apparences... |
Les Aixclats du coeur |
crlemansbien |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | .Thought of one evening.
| Jedi PACA
| Poesie et Autres