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L’Assassin Royal, tomes 9 et 10, de Robin Hobb

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Après avoir tiré le prince Devoir des griffes des Fidèles du prince Pie et l’avoir ramené sain et sauf auprès de sa mère, au château de Castelcerf, Fitz, toujours dissimulé sous le nom de Tom Blaireau, croit avoir terminé sa mission.
Il songe à regagner sa chaumière isolée pour y reprendre l’existence tranquille de ses quinze dernières années. C’est sans compter avec la reine Kettricken et son conseiller, Umbre, qui lui demandent instamment de rester pour enseigner l’Art au prince. Il accepte finalement cette nouvelle mission. S’y ajoute bientôt la charge de surveiller la délégation d’Outre-mer qui escorte la fiancée du prince et semble poursuivre des visées secrètes.
Tandis que la guerre civile menace le royaume des Six-Duchés à cause des Fidèles du prince Pie qui demeurent dangereusement insoumis, Fitz, toujours prêt à défendre la cause du royaume, doit se démultiplier.

 

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A Castelcerf, Fitz s’efforce de poursuivre sa mission : former un clan d’Art avec le prince héritier Devoir, un serviteur simple d’esprit, et lui-même.
Mais comment parvenir à fondre en un tout harmonieux des personnalités aussi disparates ? Car rien n’est apaisé dans la forteresse ancestrale où la menace des Pie se fait toujours plus pressante. Ceux-ci, pétris de haine, ont réussi à introduire des espions à la cour même. Quant à la reine, elle doit recevoir des représentants du Lignage pour mettre un terme aux persécutions des vifiers. Dans sa vie privée, le malheureux Fitz est également tourmenté : son fils délaisse son apprentissage pour une belle jeune fille qui affronte à cette occasion l’hostilité de son père.
Et le vieil Umbre, autrefois si lucide, semble perdre la tête : il dévoile l’ambition dévorante et insensée d’entrer dans l’héritage royal. Entre inquiétude, colère et désespoir, Fitz doit donc constamment jongler pour sauver l’avenir du royaume tant sont nombreux les dangers qui les menacent, lui et la dynastie. 

J’ai décidé de parler ici de ces deux volumes à la fois, étant donné qu’ils n’en forment qu’un dans l’édition originale, et que lorsqu’on arrive à la fin du tome 9, celle-ci étant trop abrupte, on n’a pas d’autre choix que de commencer le tome 10 !

 

Ceci étant, quel plaisir de retrouver FitzChevalerie ! Et tous ces personnages si intéressants, comme Sire Doré, Umbre ou Devoir. Devenu Maître d’Art pour le prince héritier, Fitz continue à mener une double existence en étant le serviteur-garde du corps de Sire Doré, tout en s’efforçant de s’occuper de son fils adoptif, Heur… Bref, débordé, déchiré entre ses différentes obligations, pour finalement s’en tenir toujours à la même : être l’homme-lige du roi, Fitz est toujours aussi attachant.

 

On découvre aussi à quel point la cour a changé maintenant que Kettricken est la reine des Six-Duchés, et comment Umbre qui vit à présent au grand jour, n’a malgré tout pas si changé que ça, lui ! En effet, tous les indices disséminés par Robin Hobb dans les tomes précédents trouvent leur finalité dans cet opus (et les suivants à n’en pas douter !).

 

L’auteur a vraiment du talent pour nous parler de ses personnages… Il faut vraiment prendre cette série de L’Assassin Royal, comme une grande chronique d’un royaume à une époque donnée, celle de FitzChevalerie, qui façonnera finalement le destin des Six-Duchés, voire du monde…

 

En conclusion, quand j’ai refermé Serments et deuils, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que j’ai aussitôt ouvert Le dragon des glaces !

 

 

La voix, d’Arnaldur Indridason

la voix

 

Tuer un père Noël, il n´y a qu´un Islandais pour oser imaginer ça ! Le commissaire Erlendur, qui déteste les fêtes de fin d´année, doit enquêter sur un père Noël assassiné dans un hôtel de luxe juste avant un goûter d´enfants. Sale boulot pour le commissaire, dont la fille essaye de ne pas replonger dans la drogue. La victime était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans. Son licenciement lui avait été signifié la veille. Le commissaire prend ses quartiers d´hiver pour une enquête qui va faire remonter à la surface de vieux démons.

 

Et voilà, je suis retournée en Islande, pays si particulier… avec Erlendur, dont la fille Eva Lind vient rôder dans les parages, car elle cherche à en savoir plus sur lui, sur les raisons pour lesquelles il ne s’est pas battu il y a des années de cela lors du divorce pour obtenir un droit de visite sur ses enfants. Eva Lind et Erlendur qui se ressemblent tant finalement, père et fille, côte à côte, se soutenant mutuellement en silence, et souffrant tous deux de ce manque de mots entre eux.

 

De mots, Indridason n’en manque pas pour nous embarquer dans cette enquête si particulière, où le mensonge prédomine chez tout un chacun, où le lecteur se retrouve en train de pister celui-ci, si habilement distillé par l’auteur au travers de ses personnages et de son intrigue.

 

Polar psychologique, efficace à sa manière, car Erlendur se retrouve encore une fois à la tête d’une enquête qui n’est pas sans le marquer, l’emmener dans ses souvenirs ou à faire des parallèlles avec sa vie d’hier et d’aujourd’hui. En parlant de parallèle, on suit également le procès d’un père violent, qui tient particulièrement à coeur d’Elinborg, et bizarrement, ça ne pose pas de problème… Peut-être parce qu’on sait très bien que dans la vraie vie, ça se passe comme ça, qu’on sait très bien que les policiers sont loin de n’avoir qu’une affaire en cours… et également que STOP JE VAIS SPOILER ET JE DETESTE !! Alors, si vous voulez savoir, vous n’avez qu’à le lire, na !

 

Une ambiance indéfinissable se dégage de ce polar, qui vient certainement de la relation qu’entretiennent les différents personnages avec la période de Noël, tout comme les nôtres qui interfèrent avec ce qu’on lit… Obligé, qu’on aime ou pas Noël, on ne peut s’empêcher de se comparer avec eux. Et puis, je pense vraiment que les liens entre les protagonistes y sont aussi pour quelque chose.

 

En conclusion, j’ai beaucoup aimé cet opus d’Indridason, qui nous plonge encore plus dans cette Islande où les américains pensent que les crimes n’existent pas, où l’on s’enfonce encore davantage dans le côté glauque de ce pays que je ne connaissais auparavant que comme la patrie de Björk ! emoticone

 

Le petit plus : plus on avance dans les enquêtes de ce vieux commissaire, plus on apprend à le connaître, et c’est vraiment parfait ! D’ailleurs, grâce à la couverture, j’ai découvert son nom de famille  emoticone. Je n’ai maintenant qu’une envie, non pardon, deux !, acheter L’homme du lac et Hypothermie.

 

Pour découvrir Arnaldur Indridason chez moi, visitez : La cité des Jarres et La femme en vert

 

 

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L’Assassin Royal, tome 8 : La Secte Maudite, de Robin Hobb

la secte maudite

C’est une rude mission que Fitz, sous le nom de Tom Blaireau, accepte de la reine Kettricken : ayant endossé l’habit d’un valet, il doit ramener à Castelcerf le prince héritier, disparu vers des contrées lointaines dans de mystérieuses conditions.

 

S’il retrouve facilement la trace du fugitif, grâce au lien magique qui l’unit à son loup, sa tâche n’est pourtant pas aisée, car le prince a été envoûté par une secte qui poursuit de sombres visées sur le royaume à travers leur otage. Placé sous l’influence mentale d’un animal étrange, l’adolescent a perdu le contrôle de ses pensées et obéit aveuglément à ses ravisseurs. Comment Fitz va-t-il parvenir à désensorceler celui qu’il considère comme son fils ? Peut-il compter sur le fou qui voyage avec lui, déguisé sous la vêture d’un riche seigneur ? Et son vieux loup, qui arrive exténué au terme de sa vie, aura-t-il assez de forces pour le seconder ? Une nouvelle fois, Fitz doit affronter sa douloureuse condition de bâtard et servir jusqu’au péril de sa vie ces princes auxquels l’attachent les liens du sang. Rien ne lui sera épargné des tortures et des humiliations, y compris de la part de ceux qu’il pourrait croire ses amis. Et, plus que jamais, le repos, auquel il aspire et que son âge devrait lui permettre, lui reste interdit.

 

Vraiment, je vous l’affirme, c’est une fabuleuse saga que L’Assassin Royal, et ce huitième volume ne dément pas ce sentiment, chez moi. J’ai adoré découvrir le prince Devoir, héritier des Six-Duchés, doué à la foi du Vif et de l’Art, comme FitzChevalerie. Revenu sous les traits de Tom Blaireau et sa fonction de serviteur de Sire Doré (qui n’est autre que le Fou, incognito lui aussi), on découvre Castelcerf du point de vue d’un domestique.

 

Très vite, il partira à la recherche du Prince Devoir, qu’il ne connait pas, et cherchera à le sauver, au péril de moults aventures, environné d’ennemis et toujours soutenu par sa loyauté à la lignée des Loinvoyant. Grande leçon d’humanité, que donnent Fitz et son loup Oeil-de-Nuit… Un Fitz tiraillé par ses émotions, son passé, ses magies, et un Oeil-de-Nuit magnifique !

 

Volume émouvant également, où mon petit coeur fragile m’a donné la larme à l’oeil plus d’une fois. Bref, j’ai savouré ce dernier opus (pour moi, car je n’en ai plus d’autres dans ma PAL emoticone)  avec des sentiments doux-amers, et je ne peux que vous recommander de vous lancer dans cette magnifique épopée fantasy.

 

L’Assassin Royal, tome 7 : Le Prophète Blanc, de Robin Hobb

le prophète blanc

Quinze années ont passé.
Loin de la cour, et le coeur blessé, Fitz s’est réfugié dans une chaumière isolée avec son inséparable oeil-de-loup pour unique compagnon. Il espère enfin avoir trouvé la paix et rompu avec son terrible passé. Mais c’est compter sans son destin. Car, bientôt, des visiteurs inattendus viennent tour à tour troubler sa retraite avec des motifs déguisés : Umbre, son vieux mentor ; Astérie, la ménestrelle avec laquelle il entretient épisodiquement des relations amoureuses ; et le fou, toujours plein d’entrain, sur qui les années semblent n’avoir aucune prise.
À mots plus ou moins couverts, tous trois lui soufflent la même chose : on a besoin de lui à Castelcerf, où règne la reine Kettricken, pour retrouver le prince héritier Devoir, qui a disparu dans de mystérieuses conditions. Après un long combat intérieur, Fitz décide de se mettre en route. Mais, pour éviter d’être reconnu, c’est en valet qu’il s’introduit à la cour et commence la difficile quête du prince sur lequel se portaient tous les espoirs.
Les obstacles ne vont pas tarder à surgir de tous les côtés.

 

Quinze années ont passé… et petit à petit, Fitz en se confiant au lecteur, au Fou, nous en dévoile ce qu’il en a fait… Pas un instant, on ne s’ennuie, entre retours en arrière et présent que manipule très bien Robin Hobb. La vie que Fitz s’est choisi aura t-elle une importance dans la suite des événements ? La suite nous le dira… En attendant, il arrive à la cour de Castelcerf, submergé par les souvenirs, par sa faim de l’Art aussi, lui qui se sent si seul lorsqu’il essaie sporadiquement d’artiser afin d’atteindre un autre détenteur de cette magie.

 

Ce tome est celui où Terrilville nous apparaît le plus, où ceux qui ont lu Les Aventuriers de la Mer peuvent commencer à jeter des ponts entre les deux séries… (ce qui d’ailleurs de mon côté, me donne une terrible envie de relire Ah, Fou ! Je sais qui tu es ! Ou presque, car tu recèles encore de nombreux mystères…

 

Avec patience (pour les impatients, il va falloir l’apprendre !), on suit Fitz qui renoue peu à peu les liens avec son ancienne vie, pour en créer une nouvelle… et remplir encore une fois son rôle de Catalyseur. Sans niaiserie aucune, les sentiments du Bâtard au Vif nous en révèlent beaucoup sur les changements des uns et des autres, hommes, bêtes, et pays.

 

Pour conclure, je ne suis pas mécontente d’avoir continué le voyage sur les traces de L’Assassin Royal, loin de là !

 

L’Assassin Royal, tomes 4 à 6, de Robin Hobb

le poison de la vengeance

Royal, l’usurpateur monté sur le trône des Six-Duchés, est persuadé que Fitzchevalerie, son ennemi intime, est mort. Mais celui-ci, caché à l ‘écart de la cour avec Burrich, prépare sa vengeance…

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Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission à Fitz : « Rejoins-moi ! Loin sur les sentiers mystérieux de l’Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l’appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les forces de Royal, l’usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres alliés, qui le manipulent comme un simple pion. Or d’autres forces sont en marche… Dans son périple, Fitz va en effet se voir révéler son véritable statut : c’est par lui que s’accomplira, ou sera réduit à néant, le destin du royaume des Six-Duchés, et c’est là une charge bien lourde à porter quand on est traqué par ses ennemis, trahi par ses proches, et affaibli par la magie…

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Voici donc la fin de la route pour Fitz Chevalerie, et tous les chemins de sa vie semblent aboutir au même endroit : dans cette région désolée au-delà du Royaume des montagnes où vivaient les Anciens, dont le retour devrait sauver les Six Duchés.
Mais si Vérité, le roi légitime, fils de Subtil Loinvoyant, espère le soutien des anciens pour sauver son royaume de la terrible vengeance outrilienne, son frère, Royal, l’usurpateur qui règne d’une main de fer sur les duchés de l’intérieur abandonnant les duchés côtiers aux exactions des pirates rouges, a d’autres plans pour la réalisation desquels il a formé de nombreux clans d’Artiseurs. L’art imparfait de Fitz suffira-t-il à sauver la situation et pourra-t-il sauver son Roi et sa Reine de l’implacable soif de pouvoir de Royal. Royal l’assassin parviendra-t-il à retrouver la paix dans les bras de son Aimée et de leur fille ?

 

Ayant dévoré les trois derniers tomes de L’Assassin Royal, je n’ai pas pris le temps d’en écrire une chronique pour chacun d’entre eux, séparément. Et puis, après tout, dans l’édition originale, il me semble que le découpage n’a pas été fait de cette façon. Découpage du à la fâcheuse manie des éditeurs pour faire un peu plus d’argent…Revenons donc à nos moutons, ou plutôt à nos loups !

 

Quel plaisir de suivre l’évolution du lien de Fitz avec Oeil-de-Nuit, mais aussi avec Vérité, Molly, Burrich, Kettricken, le Fou ou Umbre encore… Ce que j’aime dans cette série, au-delà des aventures, ce sont vraiment les personnages et les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres.  J’apprécie également énormément le rapport à la magie, le Vif et l’Art pour lesquels Fitz est doué. Son rapport à lui, mais aussi celui de Vérité, de Galen et de son clan, de Royal, Subtil, le Fou ou bien encore des habitants des Six-Duchés, des êtres humains tout simplement. Ayant lu Les Aventuriers de la Mer, je n’ai pu qu’être intriguée par les Anciens… et tout un tas d’autres choses qui n’ont pas forcément de rapport.

 

Le Fou est le personnage certainement le plus mystérieux de cette saga, et l’un de mes préférés par conséquent. Je me doute bien que d’autres surprises m’attendent dans la suite des aventures de Fitz, et que le Fou y aura sûrement sa place. Qu’ajouter, sinon que Robin Hobb a du talent, elle sait distiller actions, réflexions, magie, suspens, surprises, et donne ainsi des heures de lecture riches, et intenses.

 

Le petit plus : On peut s’arrêter au tome 6, qui forme un cycle complet, si on le souhaite. Pour ma part, j’ai décidé de poursuivre l’aventure !

 


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Lecture en cours

vertige franck thilliez

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