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Archives pour 25 juillet, 2011

Le quatuor de Los Angeles # 1 : Le Dahlia Noir, de James Ellroy

le dahlia noir james ellroy

Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d’une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d’une oreille à l’autre. La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient « l’affaire Dahlia noir ». Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.  

 

James Ellroy est un grand auteur américain contemporain, sans nul doute possible. Avec Le Dahlia Noir, où il exorcise la mort violente de sa mère, il signe une œuvre noire comme l’encre qui couvre les pages de ce premier volet du Quatuor de Los Angeles, un roman qui frappe fort.

 

Tout d’abord, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu, honnêtement. Et j’ai adoré ça. Sans cesse déstabilisé, le lecteur qui croit certainement n’avoir au départ affaire qu’à une enquête autour d’un des plus célèbres meurtres aux Etats-Unis (et aujourd’hui encore irrésolu), se retrouve confronté aux obsessions de l’auteur (génial) au travers de celles de ses personnages.

 

On suit le parcours de deux flics du LAPD, tous deux boxeurs, adversaires puis co-équipiers et enfin amis. C’est Bucky, le narrateur, qui nous fait vivre toute l’histoire, toutes les histoires : celle d’une amitié, celle d’un amour, celle d’une victime hors-norme, et bien d’autres choses encore.

 

Bleichert et Blanchard, que tout semble séparer, et qui sont au final bien plus proches qu’on ne croit, la faute à leurs patronymes à la limite de l’homophonie ? ou la faute à Ellroy dont ils sont tous deux des facettes, qui finissent par se fondre pour ne laisser la place qu’à l’enfant qui a perdu sa mère et qui cherche la vérité ?

 

Mais avec James Ellroy, rien n’est jamais simple, et les acteurs du Dahlia Noir se révèlent d’une complexité, d’une profondeur abyssale, aux secrets dévoreurs d’âmes. Chez lui, point de manichéisme, mais une psychologie fine, des portraits intelligemment tracés, au service d’une intrigue élaborée, où rien n’est évident, où tout est sublime de subtilité !

 

Les rebondissements sont nombreux, dans une ambiance souvent pesante, étouffante et moite. Pour ajouter à la noirceur du roman, les personnages évoluent principalement la nuit, tels des fantômes, des vampires ou des loups-garous, au gré de leurs humeurs ou de leurs personnalités.

 

Le style est brillant, percutant et colle tant à l’époque qu’aux êtres qui peuplent ce thriller inquiétant dont on ne sort pas indemne, à l’instar des personnages.

 

Bref : un roman coup de cœur, une œuvre coup de poing !

 

Le petit plus : Je pourrais bien sûr vous parler de l’adaptation cinématographique, mais je préfère vous annoncer ma prochaine lecture de La malédiction Hilliker, œuvre autobiographique de l’écrivain autour de la mort violente de sa mère.

 

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Georgina Kincaid # 4 : Succubus Heat, de Richelle Mead

succubus heat richelle mead

Georgina Kincaid a été un vilain,vilain succube… ce qui devrait être une bonne chose.Mais depuis sa rupture avec l’auteur de best-sellers Seth Mortensen, son caractère est devenu si insupportable que son patron Jerome, l’archidémon de Seattle, décide de la « prêter » à l’un de ses rivaux… et de lui faire jouer les Mata Hari par la même occasion.
Mais Jerôme est enlevé et Georgina perd ses pouvoirs ! Point positif : rien ne l’empêche plus de coucher avec Seth sans l’estourbir – sauf un détail : sa nouvelle petite amie. Alors que les rivalités éclatent au grand jour, Georgina semble être la seule à vouloir retrouver Jerôme, et elle n’a que peu de temps avant que l’enfer se déchaîne… 

 

Je le dis tout de go : le meilleur de la série jusque là ! Bien équilibré, une intrigue qui tient la route et qui occupe le devant de la scène, des scènes érotiques liées à chaque fois aux relations amoureuses de Georgina et jamais à son rôle de succube : de quoi ravir les insatisfaits des précédents opus.

 

 

Richelle Mead ne laisse pas pour autant de côté l’autodérision dont fait preuve Georgina depuis Succubus Blues, l’un des ingrédients qui me fait apprécier sa série. Mais elle nous régale avec l’histoire  entre la fille de Lilith et Seth, que j’en étais venue à avoir du mal à supporter à la fin de Succubus Dreams.

 

 

Ouf ! Les affaires reprennent avec un succube qui ne sait plus trop où elle en est, mais qui se laisse guider par sa nature profonde, celle de l’être humain qu’elle était avant de signer son contrat. Je ne m’étends pas sur le sujet (halte aux spoilers !), mais la romance entre les deux personnages est touchante et le trio amoureux -assez récurrent en bit-lit- est très… humain !

 

 

Quant à l’intrigue, elle est bien menée (ça, je l’ai déjà dit plus haut), je me suis laissé mener en bateau, partant volontiers pour le voyage que l’auteur nous offre, n’ayant vu que du feu !

 

 

Bref : le meilleur opus de la saga.

 

 

Le petit plus : un dénouement bien pensé !!

 

succubus heat richelle mead

challenge fangs addict

 

 

 

 



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vertige franck thilliez

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