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Archives pour juillet 2011

Vamp in Love, saison 1, de Kimberly Raye

vamp in love saison 1 kimberly raye

Je me présente : comtesse Lilliana Arabella Guinevere du Marchette mais appelez-moi Lil. Je suis une vampirette de 500 ans addict aux cosmétiques et dont la garde-robe est garnie pour… l’éternité. Mon genre d’hommes ? Plutôt Brad Pitt que Marylin Manson. Le noir ? Très peu pour moi merci. Question alimentation, je ne suis pas du genre à rôder dans les rues pour mordre mes victimes (sauf s’il s’agit de beaux garçons consentants), je préfère boire le sang dans un verre à cocktail. Dernier détail : je suis une incorrigible romantique ! D’où l’idée de lancer une agence de rencontres ; bon moyen de joindre l’utile (combler un gouffre financier d’acheteuse compulsive) à l’agréable (permettre à des humains, vampires et garous esseulés de trouver l’âme soeur), et surtout d’échapper à l’entreprise familiale. Ainsi naît Vamp’n'Love. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, un vampire-chasseur-de-primes sur les traces d’un tueur en série s’est présenté à l’agence. Son allure, son odeur… terriblement sexy ! Seulement…

 

 

 

Sur un coup de tête, j’ai décidé de lire ce bouquin qui dormait au fond de ma PAL (comme si je n’avais pas assez de séries en route ! me collant même un challenge pour en finir !), pas franchement convaincue : la médiathèque de ma ville le classe en roman sentimental , quand sur Bibliomania il est étiqueté bit-lit.

 

 

En fait, Vamp in Love, c’est un peu des deux, le côté chick-lit (pas vraiment ma tasse de thé, je le préfère au gingembre qu’à la rose) étant largement contrebalancé par l’auto-dérision dont fait preuve Lil, aussi bien pour son état de vampire que pour son côté pépette fashionista, vacillant entre shoe addict et acheteuse compulsive.

 

 

D’ailleurs, notre vampirette est un cœur tendre, un vrai shamallow, qui en créant son agence de rencontres un peu particulière, nous permet de découvrir une galerie de personnages assez pitoresques qui donnent lieu à des situations cocasses. Kimberly Raye en profite pour revisiter légèrement le mythe vampirique, entre vampires héréditaires et mordus (les convertis), quotient orgasmique ( !) et pouvoirs surnaturels, tout en gardant les fondamentaux de Dracula (la transformation en chauve-souris, la sensibilité au soleil).

 

 

Les jeux de mots sont souvent savoureux, les différents rencards arrangés sont amusants, et si, côté sexe, la vie de Lil est un peu plate -presque, car se profile à l’horizon une histoire d’un genre qu’elle n’est pas vraiment prête à assumer-, j’ai passé un bon moment de détente avec cette première saison, bien plus qu’avec People or not People ou La mode est au rouge sang, qui sont loin d’être aussi drôles.

 

 

Bref : un roman qui se moque de la chick-lit et de la bit-lit, c’est sûr, et qui est un bon divertissement.

 

 

Le petit plus : Qui dit saison 1 dit… !

 

dead end dating vampire love kimberly Raye

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

Les aventures de Sherlock Holmes, d’Arthur Conan Doyle

les aventures de sherlock holmes arthur conan doyle

 Ce volume contient : Un scandale en Bohême, La ligue des rouquins, Une affaire d’identité, Le mystère du Val Boscombe, Les cinq Pépins d’orange, L’homme à la lèvre tordue, L’escarboucle bleue, Le diadème de Béryls, Les Hêtres rouges, Le ruban moucheté, Le pouce de l’ingénieur, Un aristocrate célibataire.

 

Après avoir lu et grandement apprécié Le Chien des Baskerville, je ne comptais pas en rester là avec Sherlock Holmes. Ce volume qui regroupe plusieurs de ses enquêtes m’a donc accompagnée dans le tram (oui, je choisis le format poche pour mes lectures mobiles).

 

D’emblée, j’ai été ravie de renouer avec le célèbre détective de Baker Street, raconté par son fidèle Watson. J’ai aimé qu’ici soient rassemblées diverses aventures ne racontant pas que des succès de Sherlock Holmes : on y trouve des histoires où l’homme a pris le pas sur le justicier, préférant donner une seconde chance à un voleur repentant, des récits où l’astucieux britannique résoud des mystères par amour de la chose…

 

On suit pas à pas les développements des affaires confiées à l’infatigable déjoueur d’énigmes, on s’épouvante d’actes horribles, on sourit des petites combines mises au jour, on admire la logique et le don d’observation du londonien.

 

L’homme est surprenant, s’intéressant à de nombreux domaines, mais il est attachant -souvent-, agaçant -quelquefois- et intrigant -toujours. Ce que j’ai préféré dans ce recueil, c’est avoir découvert plus profondément les relations entretenues par Holmes et Watson, l’un et l’autre partageant une grande et belle amitié, une confiance et une admiration mutuelle. Oui, Sherlock Holmes admire le Dr Watson -contrairement à ce que laissent entendre ou à voir certaines séries télévisées adaptées de l’œuvre de Sir Conan Doyle.

 

Bref : des histoires plus que sympathiques qui s’accommodent bien d’une lecture qu’on doit interrompre parce qu’on est arrivé à son arrêt !

 

Le petit plus : Conan Doyle a écrit plus de cinquante nouvelles consacrées à son héros, j’en ai encore quelques-unes en réserve dans ma PAL

 

 

les aventures de sherlock holmes arthur conan doyle les aventures de sherlock holmes arthur conan doyle

 

Panne de chaudière, de Hélène Gloria

Panne de chaudière, de Hélène Gloria dans Fantastique couv29156900

Armand et son jeune frère Alcide ont hérité d’un garage abandonné qu’ils veulent transformer en restaurant.
En visitant les sous-sols humides, la peur est au rendez-vous… avec un dragon !
La pauvre créature est en piteux état, sa chaudière interne encrassée. Une fois la frayeur passée, les deux frères décident de venir en aide au dragon.

 

 

Comme c’est agréable de lire un petit roman illustré de cette qualité ! Si, comme moi, vous avez des enfants en âge de découvrir Panne de chaudière, n’hésitez pas… plutôt que d’acheter  à votre loustic un exemplaire  de Chatons magiques  (emoticone)par exemple !

 

 

Non seulement, l’histoire est sympathique en diable, avec une jolie teinte de fantastique, beaucoup de beaux sentiments et une intrigue accrocheuse, mais aussi c’est de la vraie et bonne littérature. Sans rire et sans élitisme, Panne de chaudière ne prend pas les jeunes lecteurs pour de petits imbéciles en herbe, il y a là un vrai style, un vocable et une créativité fort séducteurs…

 

 

Les illustrations en noir et blanc de Sandrine Mercier accompagnent le texte et sont vraiment jolies, apportant un petit plus magique à l’oeuvre de Hélène Gloria, en en soulignant le petit côté « steampunk »…

 

 

Le petit plus : une édition soignée avec un grain de papier agréable… et n’hésitez pas à faire un tour sur le site de l’auteure française et le site de l’illustratrice québécoise.

 

 

Merci qui ? Merci aux éditions Eveil et Découvertes et au site Lire pour le plaisir pour ce moment de lecture partagée avec ma Rose.

 

dragon sandrine mercier panne de chaudière

 

Le Clan du Hameau # 1 : Réveil, de Karen Lad

le clan du hameau réveil karen lad

Elie Vax, tout juste dix-huit ans, est sommée un peu rudement par ses tuteurs de trouver rapidement du travail et de quitter la maison. Élevée par son oncle et sa tante qui n’éprouvent aucune sorte d’affection pour elle, Elie s’exécute et réussit à dénicher un boulot au Canada. Elle part entretenir la maison de campagne d’un certain Monsieur Smith.

Des choses bizarres se passent dans cette vieille maison, et bien qu’intriguée par le comporte-ment étrange de Monsieur Smith et de son frère, Elie ne se doute pas qu’elle vient d’entrer dans un monde dangereux et fantastique.
Nul retour en arrière ne sera envisageable…

 

Amateurs de Mercy Thompson, ce livre est fait pour vous. Car le monde d’Elie est très proche de celui de l’héroïne de Patricia Briggs… Je pourrais vous dire que Karen Lad a construit un univers qui nous explique peut-être  les Changeurs  de sa collègue. Je ne sais si la française s’est inspirée de ses lectures, ni même si ces êtres font partie d’une légende américaine (amérindienne devrais-je dire) quelconque, mais l’auteure du Réveil a su construire un récit attrayant et séduisant, faisant de ce premier opus du Clan du Hameau un vrai page turner.

 

 

C’est Elie la narratrice de ses aventures, et qui nous emmène à sa suite dans ses découvertes, à la fois de créatures surnaturelles et mythiques que de ses talents inattendus et étonnants, qui apparemment lui -et nous avec- réservent encore quelques surprises.

 

 

On fait connaissance avec la jeune femme mais aussi bien d’autres personnages,  dans lesquels on se retrouve bien ; la plupart sont attachants, d’autres beaucoup moins, mais rien de manichéen, cela reste tout de même nuancé. L’intrigue tient bien le coup, on ne s’ennuie pas une seconde, on passe de mystères en rebondissements, en actions, en émotions…

 

 

Bref : un premier volet plus que sympathique pour passer un bon moment … fantastique !

 

 

Le petit plus :  après la partie de base ball des Cullen de Twilight, découvrez la partie de balle au prisonnier du Clan du Hameau !

 

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

Le quatuor de Los Angeles # 1 : Le Dahlia Noir, de James Ellroy

le dahlia noir james ellroy

Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d’une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d’une oreille à l’autre. La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient « l’affaire Dahlia noir ». Elle va faire la une du Herald Express pendant douze semaines.  

 

James Ellroy est un grand auteur américain contemporain, sans nul doute possible. Avec Le Dahlia Noir, où il exorcise la mort violente de sa mère, il signe une œuvre noire comme l’encre qui couvre les pages de ce premier volet du Quatuor de Los Angeles, un roman qui frappe fort.

 

Tout d’abord, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu, honnêtement. Et j’ai adoré ça. Sans cesse déstabilisé, le lecteur qui croit certainement n’avoir au départ affaire qu’à une enquête autour d’un des plus célèbres meurtres aux Etats-Unis (et aujourd’hui encore irrésolu), se retrouve confronté aux obsessions de l’auteur (génial) au travers de celles de ses personnages.

 

On suit le parcours de deux flics du LAPD, tous deux boxeurs, adversaires puis co-équipiers et enfin amis. C’est Bucky, le narrateur, qui nous fait vivre toute l’histoire, toutes les histoires : celle d’une amitié, celle d’un amour, celle d’une victime hors-norme, et bien d’autres choses encore.

 

Bleichert et Blanchard, que tout semble séparer, et qui sont au final bien plus proches qu’on ne croit, la faute à leurs patronymes à la limite de l’homophonie ? ou la faute à Ellroy dont ils sont tous deux des facettes, qui finissent par se fondre pour ne laisser la place qu’à l’enfant qui a perdu sa mère et qui cherche la vérité ?

 

Mais avec James Ellroy, rien n’est jamais simple, et les acteurs du Dahlia Noir se révèlent d’une complexité, d’une profondeur abyssale, aux secrets dévoreurs d’âmes. Chez lui, point de manichéisme, mais une psychologie fine, des portraits intelligemment tracés, au service d’une intrigue élaborée, où rien n’est évident, où tout est sublime de subtilité !

 

Les rebondissements sont nombreux, dans une ambiance souvent pesante, étouffante et moite. Pour ajouter à la noirceur du roman, les personnages évoluent principalement la nuit, tels des fantômes, des vampires ou des loups-garous, au gré de leurs humeurs ou de leurs personnalités.

 

Le style est brillant, percutant et colle tant à l’époque qu’aux êtres qui peuplent ce thriller inquiétant dont on ne sort pas indemne, à l’instar des personnages.

 

Bref : un roman coup de cœur, une œuvre coup de poing !

 

Le petit plus : Je pourrais bien sûr vous parler de l’adaptation cinématographique, mais je préfère vous annoncer ma prochaine lecture de La malédiction Hilliker, œuvre autobiographique de l’écrivain autour de la mort violente de sa mère.

 

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