Archives pour juin 2011


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Le déclic, intégrale en noir et blanc, de Milo Manara

le déclic intégrale noir et blanc milo manara

Par le simple effet d’une puce implantée dans son cerveau et activée par une télécommande, la belle et prude Mme Christiani, grande bourgeoise frigide, se transforme en une femme impudique…

 

Difficile de parler d’une BD érotique sans tomber dans la trivialité, mais je tente ma chance tout de même. Manara est un des maîtres de ce genre, et Le Déclic est une de ses œuvres mythiques. Dans sa préface, il insiste sur un point que je ne peux que rejoindre : artistiquement, le fantasme est illimité, dans la réalité son accomplissement peut devenir un délit punissable par la loi humaine.

 

 

Ici, Manara s’est amusé à imaginer une bourgeoise coincée qui se trouve soumise par un boîtier déclenchant en elle désirs et plaisirs sexuels irrépressibles. La première partie est certainement la plus amusante, et celle que j’ai préférée, scénaristiquement parlant. Les autres sont sympathiques, et on va sûrement beaucoup plus loin dans les fantasmes (l’auteur, pour cette réédition, s’est auto-censuré, supprimant une scène qui de son point de vue n’apportait pas grand-chose)… 

 

 

A noter bien sûr que ce sont ceux d’un homme qui veut voir une femme totalement sous l’emprise de son bon vouloir, par l’entremise d’une télécommande qu’il actionne.  Au fil des épisodes, celle-ci circule de mains en mains, dénonçant ? s’amusant ? des perversions de bons gros machos aux idées tordues. Le gourou, pour ne parler que de lui, est particulièrement drôle…

 

 

Au-delà des scénarios, plus déjantés les uns que les autres, les dessins de Manara, tout en Noir et Blanc (vous connaissez mon goût pour celui-ci si vous avez déjà lu mes chroniques autour de Small Gods ou de Black Hole), sublime le corps féminin. Autant les mâles sont pour la plupart du temps des caricatures, bedonnants, disgrâcieux, voire carrément moches (rares sont les exceptions), autant les femmes sont belles, avec des corps à tomber. Certes, l’auteur ne nous en épargne aucun détail anatomique, et on a droit à de jolies… hum, vues !

 

 

Côté dialogues, attendez-vous à du cochon, il n’y a pas d’autre mot. Des soupirs, des protestations, des effarouchements, des consentements, des incitations, et du sexe dans un langage bien cru ! Je n’ai pourtant pas été choquée ; pour moi, Manara a d’abord fait de son Déclic un parti pris humoristique, sur un sujet qui ne l’est pas pour certains. A ceux-là, s’ils me lisent, je leur dis juste : le sexe est le jeu des adultes…

 

 

Bref : une BD agréable, drôle et sensuelle néanmoins, réservée à un public averti.

 

Le petit plus : une belle édition intégrale que voilà, que j’avais d’ailleurs offert à Chéri… ben quoi, vous ne faites jamais de cadeau coquin, vous ?

 

 

Himmler, de Peter Longerich

himmler peter longerich

Qui était réellement Heinrich Himmler ? Comment imaginer que sous cette apparence banale se cache un des pires criminels du XXe siècle, responsable de l’extermination de millions d’êtres humains ?

 

À partir d’archives inédites, de nombreux documents personnels ayant appartenu à Himmler (journal intime, correspondance…), Peter Longerich dresse le portrait du chef de la SS, concepteur de Dachau, premier modèle des camps d’extermination, ordonnateur de l’Holocauste. Un homme sans charisme, bien loin du mythe aryen qu’il prétendait exalter, mais zélé, devançant sans cesse les attentes du Führer. Un homme aussi insignifiant que frustré, qui bascula au cours des années 1920 dans un monde fasciste fantasmatique, dont il n’échappa plus jusqu’à sa mort en mai 1945, après avoir vainement tenté de traiter avec les Alliés.

 

 

 

Je lis peu de biographies, comme vous le savez certainement si vous visitez régulièrement mon blog mais vous connaissez aussi mon goût pour l’Histoire, et la Seconde Guerre Mondiale particulièrement.


Le travail de Peter Longerich est colossal, ainsi que le prouvent les quelques 200 pages de notes à la fin de cet ouvrage, et en même temps il évite l’écueil du simple documentaire. Il rend en effet le personnage de Heinrich Himmler étonnamment vivant , et ressuscite les différentes périodes que traverse le monde et donc lui aussi. L’Histoire est en marche à chaque ligne de ce livre, inéxorablement, on a le sentiment qu’elle s’écrit en même temps qu’on la lit. Fascinant !

 

Himmler nous permet de redécouvrir une personnalité  absolument incroyable : celle d’un petit homme qui s’est fait, qui est devenu le créateur de l’Holocauste et a concentré de nombreux pouvoirs entre ses mains. Dès le prologue, le biographe nous raconte un homme qui sans cesse réinventait ses fonctions, reconsidérant à chaque fois son rôle à l’aune des événements en cours, finissant par effacer sa vie propre pour n’être plus que l’instrument au service du Reich et la machine SS qu’il dirigeait.


C’est l’histoire d’un paradoxe que celle de Himmler… Je n’en dis pas plus, cette biographie étant d’une richesse telle que c’en serait impossible, et que je préfèr vous laisser apprécier par vous-même. D’autant que le style de Longerich est fluide, très agréable à lire, et nous immerge sans peine dans ces années jalonnant le parcours de celui qui fut l’impitoyable Reichführer-SS, sans parler de ses autres titres.

 

 Bref : une biographie passionnante, qui se lit comme un roman, que je conseille à tous les curieux et les passionnés, qui auront notamment lu La Trilogie Berlinoise, pour mieux comprendre et appréhender l’homme et son parcours, sans parler du contexte historique.


Le petit plus
: Les travaux sur le IIIème Reich de Peter Longerich, directeur du Centre de Recherche  sur l’Holocauste et sur l’Histoire du XXème siècle, font autorité et font de cet ouvrage une valeur sûre, au-delà de ma modeste chronique.


Merci qui ?
Merci, un grand merci même, à Audrey des Editions Héloïse d’Ormesson pour ce partenariat exceptionnel, qui a été un vrai cadeau de Noël que j’ai savouré tout au long de ces 900 et quelques pages et qui m’a accompagnée depuis sa réception.

 

logo heloise d'ormesson

logo challenge seconde guerre mondiale
 

 

 

 

 

Chasseuse de la nuit # 2 : Un pied dans la tombe, de Jeaniene Frost

chasseuse de la nuit tome 2 jeaniene frost

La demi-vampire Cat Crawfield est devenue agent spécial, engagée par le gouvernement pour débarrasser le monde de la racaille morte-vivante.
Elle n’a rien oublié de tout ce que Bones, son ex, lui a appris. Pourtant, lorsqu’elle se retrouve avec des tueurs aux trousses, elle est contrainte de faire de nouveau appel à lui. Les retrouvailles sont tumultueuses, et malgré tous ses efforts pour que leur relation demeure strictement professionnelle, Cat va découvrir que le désir ne meurt jamais… et que le ténébreux vampire compte bien souffler sur les braises encore chaudes.

 

Etre assise sans rien avoir à faire dans une salle des maîtres dans son école de rattachement, ça pourrait être vraiment pénible. Heureusement pour moi, j’avais ce deuxième opus de Chasseuse de la nuit pour m’accompagner.

 

J’ai adoré ce volet des aventures de Cat et de Bones. On y retrouve les mêmes ingrédients que dans le premier tome, Au bord de la tombe, avec un petit plus : c’est meilleur encore ! Tout ce qui m’avait plu, action, fantastique, sexe, romance, intrigue, est de nouveau là, et en mieux… J’ai littéralement dévoré Un pied dans la tombe, appréciant les Rebondissements et les surprises que nous a réservés Jeaniene Frost, mais aussi les petits moments d’émotion ainsi que les scènes hot (il y a du chaud bouillant, je ne vous dis que ça !), tout comme l’humour.

Les personnages sont toujours aussi craquants, Cat et Bones étant un couple vraiment bien conçu. On découvre un peu plus les autres protagonistes, comme Don et Tate qu’on a rencontré précédemment, et on fait connaissance avec des petits nouveaux, dont j’ai vraiment envie d’entendre parler plus la prochaine fois, comme Denise et Randy.

 

Cat nous fait partager ses péripéties, son point de vue, et on s’attache facilement à elle, dont la vie est loin d’être simple, surtout quand on est hybride comme elle. Cela fait de ce roman une sorte de journal intime aux dialogues piquants, à la parole sans pudeur et sans détours, et qui  nous rend tout ce petit monde et cet univers plus proche de nous.

 

Bref : un chouette moment en compagnie de ces deux héros qui s’avale en un rien de temps, tant c’est prenant !

 

Le petit plus : Forcément, j’ai envie de connaître la suite !!!

 

one foot in the grave jeaniene frost

challenge fangs addict

 

Ami de la liberté, de Michel Cosem

ami de la liberté michel cosem

Le jeune Mathurin se retrouve dans un groupe de résistants en 1944, au moment où se joue l’avenir de la France.
Il va participer à des actions de combat souvent très dangereuses, rencontrer l’amitié et la fraternité. Il va aussi beaucoup grandir dans cette extraordinaire expérience de vie.

 

Enseignante, j’aime lire des oeuvres jeunesse, et celle-ci, éditée par le SEDRAP (éditeur principalement d’ouvrages pédagogiques et de manuels scolaires) a piqué ma curiosité. En effet, je garde un grand souvenir de ma lecture d’ado du Journal d’Anne Franck, qui m’a longtemps « hantée », et j’avais envie de voir ce que donnait un roman avec un jeune héros, lui aussi, mais résistant actif pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Si je reconnais volontiers à Ami de la liberté un grand intérêt du point de vue historique pour les élèves, je dois dire que j’ai eu, en tant qu’adulte, un peu de mal à me passionner pour l’intrigue. Néanmoins, nul doute dans mon esprit que les élèves pourront assez facilement s’identifier à Mathurin, le jeune garçon entré dans le Maquis, et qui va vivre de nombreuses aventures dans les derniers moments de la guerre.

 

Ainsi, ce roman est parfaitement exploitable en classe pour comprendre la Résistance, vue de l’intérieur, et par le biais d’un adolescent, c’est-à-dire avec une vision peut-être moins académique que les leçons d’Histoire habituelles. De plus, l’émotion n’est pas exempte, car Mathurin a rendez-vous avec l’amitié, l’amour, la mort aussi.

 

Les illustrations en Noir et Blanc de Gwendal Lazzara accompagnent le récit, soulignant des instants dramatiques ou cruciaux, ou même encore du quotidien des français à cette époque. Le choix du noir et blanc accentue à mon sens le côté historique et donc documentaire du livre. D’ailleurs, le style de l’auteur prend quelquefois de la distance avec le côté émotionnel d’Ami de la liberté, pour parsemer des considérations et des faits historiques avérés, donnant au roman un certain aspect réaliste.

 

Bref : un court roman qui vaut le détour par son côté « reconstitution historique », en adoptant le point de vue d’un jeune garçon.

 

Le petit plus : un glossaire et une courte chronologie des événements, ainsi que les paroles du Chant des partisans viennent clore ce livre. Décidément, il est parfaitement adapté pour un travail en classe, dès 9 ans.

 

Merci qui ? Merci à Véro de 1000-et-1 qui a attiré mon attention sur ce site qui est une petite mine d’or : Lire pour le plaisir, et merci à eux pour leur confiance sur ce titre, ainsi qu’aux éditions SEDRAP.

 

 

logo sedrap

 

 

#1 logo challenge seconde guerre mondiale

Challenge, quand tu nous tiens !

Je ne sais pas résister à la tentation, vous le savez déjà ! Ce que j’aime dans les Challenges, c’est le défi, l’aventure, le goût du risque, et le fait que si on ne le finit pas, au moins on a passé de bons moments de lecture, voire d’excellents… Alors, j’ai décidé de participer à plusieurs d’entre eux qui fleurissent sur la toile comme autant de coquelicots en ce moment !

 

 logo the end of story

Organisé par The Chouille, son objectif est de terminer des séries en cours, et dieu sait que j’en ai une floppée ! Je m’inscris donc dans la catégorie Lectrice addicte, et je dois terminer au moins 6 séries d’ici le 31 mai 2012 :

 

Chasseuse de la nuit, de Jeaniene Frost (4 premiers tomes lus)

 Les Cités des Anciens, de Robin Hobb (1er tome lu)

Kitty Norville, de Carrie Vaughn (2 premiers tomes lus)

Angélique, marquise des anges, d’Anne Golon (2 premiers tomes lus)

Le Chardon et le Tartan, de Diana Gabaldon (1er tome lu)

Femmes de l’Autre-Monde, de Kelley Armstrong (2 premiers tomes lus)

J’en ai d’autres, mais le temps me manquent un peu pour les répértorier… 

 

 

logo challenge fangs addict 

Vous avez déjà vu ce petit logo se balader à la fin de certaines de mes chroniques consacrées à des livres où apparaissent les vampires… Organisé par Choukette, ce Challenge a pour but de lire le maximum d’ouvrages où pointent des crocs d’ici le 31 mars 2012.

 

 

logo challenge seconde guerre mondiale 

Illimité dans le temps, celui-ci chez Ollie porte bien son nom : il suffit de lire des romans, des bios, des BD’s autour de cette période de notre Histoire. Ca tombe bien, j’en ai plusieurs dans ma PAL, et j’aime beaucoup les livres qui traitent de la Seconde Guerre Mondiale. A vos marques !

 

 

logo reading comics challenge


Après le Challenge BD, Mr Zombi remet ça, et je le suis ! Cette fois-ci, il s’agit de lire des comics (BD américaines), genre que j’aime beaucoup… Bien sûr, comme la dernière fois, il y a des niveaux, et j’ai choisi pour ma part le mode Acolyte (au moins 10 albums), avec option Adaptation (dessin animé ou film ou série) et Lire en VO (ça veut dire ce que ça veut dire !), le tout jusqu’au mois de juin 2012.

 

Si vous êtes tenté par l’une ou l’autre de ces aventures, cliquez sur les liens et inscrivez-vous ! A bon entendeur, salut !

 

 


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Lecture en cours

vertige franck thilliez

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