Archives pour mai 2011


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Une eau froide comme la pierre, de Deborah Crombie

une eau froide comme la pierre deborah crombie

Premier Noël en famille pour le commissaire Duncan Kincaid, sa compagne, le sergent Gemma James, et leurs deux fils respectifs. Vacances aussi attendues que redoutées dans la ferme des parents de Duncan au coeur du pittoresque Cheshire. Mais le froid, la neige et le brouillard qui ensevelissent les canaux alentours masquent mal les tensions. Surtout après la découverte du cadavre momifié d’un enfant, scellé dans le mur d’une vieille grange. Tandis que le couple vient en aide à la police locale, un nouveau meurtre bouleverse la communauté. Loin d’être idyllique, le paradis d’enfance de Duncan recèle de bien sombres mystères, menaçant ce que le couple a de plus cher au monde… 

 

Je ne connaissais pas cette auteure, Deborah Crombie. Eh bien, autant le dire tout de suite, je suis ravie d’avoir réparé cette lacune !

 

D’abord, parce que Deborah Crombie a un réel talent pour camper des décors et des personnages ; j’ai ainsi découvert non seulement le Cheshire mais l’ambiance bien particulière du canal, le Cut, et de ses mariniers. J’ai été enchantée de l’atmosphère de Noël dans ce coin de l’Angleterre, me rappelant ainsi le goût de nos voisins insulaires pour ce moment particulier de l’année qui, dans ce roman, est troublé par des événements tragiques.

 

Mais aussi, parce que l’écrivain britannique (d’adoption) raconte d’abord une histoire avec des personnages, avant de raconter une enquête. Et c’est passionnant. C’est ça : c’est d’abord un roman, et ensuite un policier. C’est avant tout le récit d’une famillle, celle de Kincaid et de sa compagne, mais aussi celui d’une femme qui navigue sur les canaux et dont la « route » va croiser celle du commissaire du Yard et de son fils. Ressorts psychologiques, secrets, passé, tout y est, et nourrit l’intrigue. Les personnages sont plutôt nombreux, mais assez marquants pour qu’on ne s’y perde pas une seule fois. On s’attache d’ailleurs assez facilement à certains d’entre eux…

 

Que les aficionados de romans noirs se rassurent : ils trouveront leur compte dans l’entremêlement des deux affaires, dans l’enchevêtrement des différents protagonistes au milieu de celles-ci, et dans le fonctionnement des enquêteurs.D’ailleurs, le récit est émaillé des souvenirs en filigrane de celui dont on ne peut que se dire qu’il est l’assassin, et donne un petit côté thriller à l’ensemble.  Pour les inconditionnels de Duncan Kincaid et de Gemma James, héros récurrents des oeuvres de Mrs Crombie, ils les retrouveront hors de leurs sentiers battus peut-être, non pas en charge mais mêlés de près à ces mystèrieuses morts. Un petit remerciement au traducteur s’impose d’ailleurs pour les notes permettant de se repérer dans le passé des deux policiers, et dans certaines particularités so british.

 

L’écriture est fluide, et j’ai tourné les pages sans m’en rendre compte, happée par Une eau froide comme la pierre, qui m’a accompagnée ces trois derniers jours dans tous mes déplacements, et au fond de mon lit, car j’avais du mal à le lâcher. Petit clin d’oeil : la lectrice passionnée que je suis n’a pu qu’apprécier que Kincaid père soit libraire et entendre parler livre à l’intérieur d’un livre est toujours un plaisir !

 

Bref : une belle découverte que je prolongerai certainement avec d’autres titres de la romancière !

 

Le petit plus : je viens de me rendre compte que j’ai onze livres de retard sur cette série ! De quoi donner des sueurs froides à ma LAL !!

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et au Livre de Poche pour cette lecture plus qu’agréable faite dans le cadre d’un partenariat.

 

 

water like a stone deborah crombie water like a stone deborah crombie water like a stone deborah crombie

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Les chroniques de MacKayla Lane # 4 : Fièvre Fatale, de Karen Marie Moning

les chroniques de Mackayla Kane fièvre fatale Karen Marie Moning

« A la merci de mes ennemis, je lutte pour survivre, c’est à dire, en l’occurrence, pour ne pas tomber sous le charme fatal de celui que je me suis juré de tuer… Mais je sens que je perds la bataille, que les frontières entre notre monde et celui des Faës sont en train de céder. Je sens que j’entame le combat le plus difficile de ma vie. Je ne laisserai pas tomber. Je sais que j’ai des alliés, et, plus important, la mémoire de ma sœur assassinée à défendre.
Saurais-je faire face à la vérité? »

 

Plus ça va, meilleur c’est  ! Karen Marie Moning a pensé sa série dès le départ, elle le dit dans sa post-face, et ça se sent ! L’évolution du personnage de MacKayla est parfaite, tendant vers un but qu’on ne voit pas encore ; l’intrigue nous happe inéxorablement et il est difficile de lâcher ce quatrième opus, ne serait-ce que pour retourner à la réalité.

 

Dans Fièvre Fatale, l’auteur malmène son héroïne, sans pitié, Mac grandit peu à peu, changeant de peau, de mentalité, faisant preuve de capacités d’adaptation qu’on n’attendait sûrement pas en lisant les premières pages de Fièvre Noire. Exit la pépète qui faisait bronzette au bord de la piscine familiale en admirant ses ongles roses ! Voici une guerrière, prête à protéger et servir, pleine de ressources et à la langue bien pendue…

 

Barrons, toujours là, ténébreux, mystérieux, est hallucinant : l’anti-thèse du chevalier à l’armure étincelante a priori et qui se révèle peu à peu, grâce aux pouvoirs que développe Mac et au lien qui les unit. Les personnages secondaires sont tout simplement à leur place dans cette histoire ; l’univers créé par Karen Marie Moning avec Seelies, Unseelies, Sidh-Seers et autres gagne encore en cohérence à mesure que nous en sont dévoilées les arcanes.

 

Le rythme est géré de telle façon que les respirations que nous accorde l’auteur tombent à pic pour mieux repartir en avant, dans une course effrénée pour attraper le Sunsar Dubh, et au coeur de laquelle la jeune fille semble jouer un rôle essentiel. Et si vous me connaissez bien, vous comprendrez aisément que ce livre m’a enchantée : j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai eu peur, et j’ai adoré certaines scènes un peu olé olé et très jolies en même temps. Les dialogues sont en général très savoureux de plus, ce qui ne gâte rien. La fin, quant à elle, nous laisse littéralement sur le carreau !!!

 

Bref : Un moment de lecture fiévreuse, avec le coeur serré, les tripes mises à rude épreuve et le souffle coupé quasiment tout du long, et qui confirme mon grand coup de coeur pour cette série bit-lit, avec un de mes couples préférés !

 

Le petit plus : Shadowfever est dans ma PAL, et je me suis jetée aussitôt dessus, impossible de patienter la sortie en français, tant la fin de cet opus m’a « tuée ».

 

dreamfever karen marie moning dreamfever karen marie moning

Kitty Norville # 1 : Kitty et les ondes de minuit, de Carrie Vaughn

kitty norville les ondes de minuit carrie vaughn

 » Bonne nuit Denver. C’est Kitty qui vous parle sur K-NOB. Il est minuit, c’est l’heure du crime et je m’ennuie. Je vais donc vous saouler de blabla jusqu’à ce qu’un auditeur appelle. A ma grande surprise, ça a tout de suite sonné. Cool. Je n’aurais pas à mendier. – Est ce que tu crois aux vampires ? Silence. N’importe quel autre DJ lui aurait renvoyé illico une réponse bien torchée sans même y penser – encore un de ces tarés à la recherche d’un peu d’attention. Mais je n’étais pas n’importe quel autre DJ…. » Vous l’aurez compris, je suis animatrice radio et la nocturne n’est pas de tout repos ! Quand j’ai commencé mon émission, les ondes de minuit, je m’attendais à tout sauf à recevoir l’appel de tous les dépressifs du monde de la nuit. Eh oui, tous y passent : vampires, sorcières, lycanthropes… Il est vrai qu’étant moi même un loup garou, mes auditeurs sont en confiance. Seulement, le succès est tel que ça commence à s’agiter dans l’ombre. Que ce soit ma meute ou la clique vampirique du coin, ils préfèreraient que je me taise…définitivement.

 

Et une série de plus, une… On ne se refait pas ! Kitty Norville et les ondes de minuit est un roman basé sur les relations à l’intérieur d’une meute, et c’est vraiment, vraiment plus qu’intéressant. Peut-être plus fouillé que Mercy Thompson ou Alpha & Oméga, en tout cas j’ai aimé.

 

C’est Kitty la narratrice de sa propre histoire, celle d’une jeune Louve dominée, au plus bas de l’échelle de pouvoir de la meute, et qui lutte pour conserver sa part d’humanité, et jeune DJ radio qui crée un peu par hasard une émission consacrée au surnaturel.

 

Luttes de territoires (il y a un essaim de vampires à Denver, ville où se déroule l’action), de pouvoirs, parties de chasse les jours de pleine lune avec la meute, amitié, danger, réflexion, actions, intrigue : tout est combiné pour faire de ce premier volet un opus réussi, qui, non seulement met en place beaucoup d’éléments, mais aussi donne la part belle à un récit à part entière qui pourrait facilement être un one-shot.

 

Les personnages sont bien dans leurs baskets, c’est-à-dire bien décrits, bien dessinés et on aime s’intéresser à eux ; Kitty, Cormac et TJ sont mes préférés pour le moment, même si je me pose pas mal de questions sur Rick… Mais c’est qui ceux-là ? Eh bien, lisez et vous verrez bien… Ben oui, je n’aime pas spoiler, alors ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus que ça !

 

L’intrigue mise en place dans ce premier volet de Kitty Norville roule comme sur des roulettes, bien équilibrée entre les débuts de l’émission de la lycanthrope et la série de meurtres qui se déroulent à Denver, et promet une suite accrocheuse grâce à tout ce qui tourne autour des créatures surnaturelles, entre révélations, organisations mystérieuses et autres pistes qu’explore Carrie Vaughn.

 

Le style est simple, fluide et coule facilement, le contenu et le contenant nous font avancer dans notre lecture pour toujours en savoir plus. La fin réserve son lot de surprises, la larme n’est pas loin au détour d’une page, et on se dit : vivement la suite !

 

Bref : Une ouverture de saga bien sympathique, avec personnages attachants, intrigue bien ficelée…

 

Le petit plus : Le deuxième est déjà dans ma PAL !

 

Qu’en disent les cop’s de la LC ? C’est ici que ça se passe… ils étaient à l’heure, et moi, en vacances,  bien en retard ! Sorry, everybody…

 

kitty and the midnight hour carrie vaught  kitty and the midnight hour carrie vaughn

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

 

Alice au royaume de coeur # 1, de Soumei Hoshino et Quinrose

alice au royaume de coeur 1 soumei hoshino et quinrose

Alice Liddell somnole dans son jardin quand un lapin blanc l’entraîne bien malgré elle dans un étrange tunnel. De l’autre côté du miroir, la voilà au centre d’un jeu intrigant et secret : tous les garçons du royaume de Cœur cherchent par tous les moyens à la séduire… quand ils n’essaient pas de la tuer !

 

Alice au royaume de coeur est un manga qui s’appuie sur le célèbre roman de Lewis Caroll, Alice au pays des merveilles, que j’ai eu du mal à apprécier pour ma part. Alors, pourquoi me lancer dans celui-ci ? D’abord parce qu’on me l’a offert lors d’un swap, ensuite parce qu’on en dit beaucoup de bien en général sur la blogosphère et enfin, parce que ma fille Coquelicot adore cette série.

 

Ce manga détourne en fait l’histoire originale (j’adore les détournements !), et est une petite réussite… En effet, les personnages sont intéressants, complètement revisités, Alice notamment est une jeune fille qui a l’air d’avoir du caractère sans pour autant être la pimbêche que j’ai détestée dans le roman anglais. On sent le conflit latent qui règne entre les « chefs » des trois zones du royaume, et même dans la zone dite neutre, l’horloge, l’ambiance est plutôt pesante, même si on rit aussit. C’est un tome qui met en place l’histoire et les protagonistes, il faut donc être légèrement attentif car Alice fait de nombreuses rencontres -ouf pas trop d’animaux !- et l’intrigue se met en place.

 

 Les dessins sont vraiment sympas comme tout, jolis, mais pas du tout dans le sens « kawaï » du shojo traditionnel, bien plus légers, moins chargés de coeurs et autres artifices propres à ce genre pour filles. 

 

Bref : un premier volume qui augure bien de la suite…

 

Le petit plus : chouette, une lecture partagée avec ma Coquelicot !

 

Merci qui ? Merci à Ana de m’en avoir fait cadeau lors du swap Kawaï.

 

alice au royaume de coeur 1

 

logo challenge bd

 

10/10

 

 

 


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vertige franck thilliez

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