Archives pour mai 2011

Journal de guerre d’un juge militaire allemand 1944-1945, de Werner Otto Müller-Hill

journal de guerre d'un juge militaire allemand 1944-1945 Werner Otto Müller-Hill

Werner Otto Müller-Hill est, à n’en pas douter, un personnage très marquant. Né en 1885 et mort en 1977, benjamin d’une famille de Fribourg, il se définit comme un « bon Allemand » ; mais aussi antinazi qu’antibolchevique, il dénonce le funeste pacte germano-soviétique comme une erreur tragique. Exerçant à Strasbourg à la fin de la guerre, dans la position difficile d’un juriste légaliste tenu à la réserve et à la prudence, il tient, entre 1944 et 1945, un journal qu’il dissimulera soigneusement et que son fils Benno ne découvre qu’à sa mort.

 

J’ai volontairement coupé le reste de la 4ème de couv’ car elle en dit beaucoup sur le contenu de ce Journal, même si elle n’en dévoile pas toute l’intelligence de son auteur. En effet, Werner Otto Müller-Hill consignera pendant les deux dernières années de la Seconde Guerre Mondiale énormément de faits historiques liés aussi bien au conflit en lui-même qu’à l’utilisation des medias par le IIIème Reich, que ses propres considérations sur ceux-ci, ses réflexions politiques, et ses sentiments de père et de mari.

 

Ce juge de guerre fait preuve d’une lucidité absolument inouïe, méprisant les forces au pouvoir tout en situant l’origine de la montée du nazisme dans son pays par un terreau fertile et propice remontant à Guillaume II. Il est également un visionnaire, prévoyant le suicide de Hitler, le démembrement de l’Allemagne après la victoire des Alliés -et ce, dès le début de 1944- et d’autres événements encore.

 

Werner Otto Müller-Hill est un patriote, dégoûté de ce qui se passe, qui voit venir la défaite de loin, et qui, même s’il est prudent, ne fait pas le salut hitlérien, saluant ses collègues d’un bourgeois bonjour (dixit). Certes, il révèle, commente, analyse des faits avec une certaine froideur, mais l’émotion  pointe le bout de son nez quand il parle de ces jeunes de 14 ans qu’on envoie à la boucherie pour la gloire des puissants qui refusent d’admettre publiquement l’échec de leur politique et de leur stratégie.

 

Père et époux, il s’inquiète pour les siens, tout comme pour ses compatriotes, qu’il tient en grande partie pour des moutons aveugles, mais qu’il sait être disciplinés, rigoureux et dont il espère qu’ils verront enfin la vérité lorsque tout sortira au grand jour. Il parle aussi des camps de concentration, dont il n’ignore pas grand-chose et qui le révolte.

 

Le tout est écrit dans une langue d’intellectuel mais pas pédant, annoté par le traducteur pour nous permettre de comprendre les références que fait l’auteur. C’est assez paradoxalement très vivant, et en même temps il porte bien son nom : c’est un journal de guerre !

 

Bref : Ce Journal de guerre d’un juge militaire allemand m’a passionnée, et m’a offert le point de vue d’un allemand, précieux à mes yeux après avoir eu celui d’une juive dans Le voyage et d’une jeune française dans J’ai voulu porter l’étoile jaune.


Le petit plus
: La couverture est vraiment belle, et j’ai apprécié le marque-page à son effigie envoyé par l’éditeur avec mon exemplaire.

 

Merci qui ? Merci à Babelio et sa Masse Critique, ainsi que les éditions Michalon pour ce beau partenariat qui est venu nourrir ma curiosité toujours présente pour cette période de l’Histoire.

 

 

Journal de guerre d\'un juge militaire allemand 1944-1945 par  Werner Otto Müller-Hill

 

 

 

Journal de guerre d\'un juge militaire allemand 1944-1945

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Chasseuse de la nuit # 1 : Au Bord de la Tombe, de Jeaniene Frost

chasseuse de la nuit au bord de la tombe jeaniene frost

Catherine Crawfield est à moitié vampire ! Elle passe son temps à tuer des vampires et des démons en espérant tomber un jour sur son père qui détruit la vie de sa mère. Jusqu’au jour où elle est enlevée par Bones, un vampire chasseur de prime qui va lui prouver que tous les vampires ne sont pas mauvais.  Il accepte en effet de l’aider à retrouver son père si elle s’entraine avec lui et l’accompagne. Très étonnée de ne pas lui servir de diner, Cat apprend à accepter son statut de demi-vampire et doit choisir rapidement un camp lorsque Bones et elle sont poursuivis par une bande de tueurs.

 

Je n’ai pas résisté longtemps à l’appel des sirènes, la faute à Jellybells et sa chronique élogieuse sur son blog. Me voici donc lancée dans une nouvelle série bit-lit plus que prometteuse, et qui démarre avec ce premier opus de manière très alléchante pour la suite…Ici, on fait connaissance avec Cat, jeune hybride née du viol d’une humaine et d’un vampire, et nourrie de la haine de sa mère pour les suceurs de sang, que la jeune femme chasse depuis ses seize ans.

 

D’un caractère fort, mais qui garde des blessures d’âme, Cat est une héroïne bit-lit pur jus : elle est combattive, a le coeur tendre malgré tout, est séduisante sans le savoir et va fatalement rencontrer LE vampire qui va changer sa vie, j’ai nommé Bones. Et hop ! nous voici avec un couple qui fonctionne du tonnerre, avec des contradictions, des batailles, du sexe (attendez-vous à quelques lemons plus que sympas !), et de l’Amour avec un grand A.

 

Au bord de la tombe est un volet plein d’actions, de romance, un peu de drôlerie, quelques moments de tristesse (ah cette fin !) et avec lequel j’ai passé de très agréables moments de lecture divertissante. Jeaniene Frost a concocté un vrai page turner comme on dit, et je n’ai pas vu le temps passer dans l’univers fantastique qu’elle a créé.

 

Comme souvent dans ce genre de roman, le style n’est pas fracassant -ne vous attendez pas à du Victor Hugo- mais c’est fluide, la traduction n’a pas l’air mauvaise du tout une fois qu’on a passé le choc des Chaton dont Bones affuble Cat (un jeu de mots avec son prénom). D’ailleurs à son crédit, il l’appelle aussi ma puce (lol) ! Pour moi, qui déteste les surnoms de petite bête dans les rapports amoureux, j’ai été servie !

 

Bref : Au bord de la tombe ouvre la saga de belle façon, et se termine de sorte qu’on a envie de se jeter sur le suivant ! (ouf, il est dans ma PAL !)

 

Le petit plus :   Avoir la suite dans sa PAL permet de retrouver des personnages attachants sans attendre.

 

halfway to the grave jeaniene frost

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

 

 

Anita Blake # 13 : Micah suivi de 3 nouvelles, de Laurell K. Hamilton

anita blake 13 micah laurell k hamilton

A côté de l’amour, la réanimation c’est du gâteau ! Il existe de nombreuses raisons de relever les morts. Certaines sont privées, d’autres publiques. Dans le cas présent, le FBI souhaite interroger un témoin décédé. Et devinez qui va avoir le privilège de prendre l’avion pour Philadelphie ? Heureusement, je ne suis pas seule. Micah, le chef des léopards-garous de Saint Louis, m’accompagne. Le seul de mes amants capable de me faire bouillir le sang d’un seul regard. J’étais absolument ravie… jusqu’à ce qu’il me fasse remarquer que ce serait la première fois que nous nous retrouverions en tête à tête, sans maître vampire et loup-garou alpha dans les parages. Juste lui, moi… et mes peurs.

 

On m’avait prévenu que Micah était court, mais j’ai vraiment trouvé que ça passait trop vite, beaucoup trop vite ! Un page-turner comme on dit ! Même si l’intrigue n’est pas la meilleure que Laurell K. Hamilton nous ait concoctée et même si on renoue avec la réanimation de zombies, l’intérêt de cet opus réside essentiellement dans le fait de faire mieux connaissance avec Micah, le Nimir-Ra d’Anita. Voilà un personnage que j’aime beaucoup et dont on savait assez peu de choses, et ici, on a l’occasion assez unique et exceptionnelle de voir notre nécromancienne de service en tête à tête avec l’un de ses amoureux.

 

Alors, certes, on a droit à une scène légèrement hot, mais on a surtout deux lovers rien que tous les deux, face à leurs propres démons, et qui s’apprivoisent encore un peu plus, au-delà de la relation de leur bête respective, ou peut-être encore plus grâce à celle-ci, selon le point de vue que le lecteur développe.
Cela se termine rapidement, un peu trop à mon goût, j’aurai bien prolongé le plaisir de leur compagnie à ces deux-là !

 

Bref : un court roman sympathique.

 

Le petit plus : Ce volume est accompagné de trois nouvelles mettant en scène l’univers d’Anita Blake, avec ou sans elle. Pour ma part, je leur ai trouvé un intérêt relatif, plus par curiosité qu’apportant réellement quelque chose à la série. 

 

challenge fangs addict

 

 

 

 

 

Les Chroniques de MacKayla Lane # 5 : Shadowfever, de Karen Marie Moning

fever shadowfever karen marie moning

“Evil is a completely different creature, Mac. Evil is bad that believes it’s good.” MacKayla Lane was just a child when she and her sister, Alina, were given up for adoption and banished from Ireland forever.  Twenty years later, Alina is dead and Mac has returned to the country that expelled them to hunt her sister’s murderer. But after discovering that she descends from a bloodline both gifted and cursed, Mac is plunged into a secret history: an ancient conflict between humans and immortals who have lived concealed among us for thousands of years.
What follows is a shocking chain of events with devastating consequences, and now Mac struggles to cope with grief while continuing her mission to acquire and control the Sinsar Dubh—a book of dark, forbidden magic scribed by the mythical Unseelie King, containing the power to create and destroy worlds.
In an epic battle between humans and Fae, the hunter becomes the hunted when the Sinsar Dubh turns on Mac and begins mowing a deadly path through those she loves. Who can she turn to? Who can she trust? Who is the woman haunting her dreams? More important, who is Mac herself and what is the destiny she glimpses in the black and crimson designs of an ancient tarot card?
From the luxury of the Lord Master’s penthouse to the sordid depths of an Unseelie nightclub, from the erotic bed of her lover to the terrifying bed of the Unseelie King, Mac’s journey will force her to face the truth of her exile, and to make a choice that will either save the world . . . or destroy it.

 

Allez, je me lance dans une traduction pour vous ! Profitez bien de votre chance !!!

 

« Le diable est une créature complètement différente, Mac. Le diable est le mal qui croit qu’il est le bien. » MacKayla Lane était  tout jeune enfant quand elle et sa soeur, Alina, ont été données pour être adoptées, et bannies d’Irlande à jamais. Vingt ans plus tard, Alina est morte et Mac est retournée dans le pays qui les a rejetées, pour une chasse au meurtrier de sa soeur. Mais après avoir découvert qu’elle descend d’une lignée à la fois dotée de pouvoirs et éteinte, Mac est plongée dans une histoire secrète : un ancient conflit entre humains et immortels qui vivent dissimulés parmi nous depuis des milliers d’années.

Ce qui suit est un enchaînement d’événements marquants aux conséquences dévastatrices, et maintenant Mac lutte pour survivre au chagrin tout en poursuivant sa mission, trouver et contrôler le Sinsar Dubh – un livre de magie noire et interdite, écrit par le mythique Roi Unseelie, contenant le pouvoir de créer et de détruire les mondes. Dans une bataille épique entre humains et Faës, le chasseur devient la proie quand le Sinsar Dubh provoque Mac et commence à se frayer un chemin mortel au travers de la vie de ceux qu’elle aime. Vers qui peut-elle se tourner ? En qui peut-elle avoir confiance ? Qui est la femme qui hante ses rêves ? Plus important, qui est Mac elle-même et  quelle est la destinée qu’elle aperçoit dans les illustrations sombres et cramoisies d’une antique carte de tarot ?

Depuis le luxe de l’appartement de standing du Seigneur jusqu’aux profondeurs sordides d’un nightclub unseelie, du lit érotique de son amoureux à la couche terrifiante du Roi Unseelie, le voyage de Mac l’obligera à faire face à la vérité liée à son exil, et à faire un choix qui pourrait bien sauver le monde… ou le détruire !

 

Comme je l’ai dit dans mon billet sur Fièvre Fatale, j’ai lu aussitôt à sa suite Shadowfever, et en VO, s’iou plaît mssieurs dames, vu que la VF n’est pas encore sortie chez nous, et que j’étais littéralement sur des charbons ardents… Impossible de résister. Cet opus reprend exactement là où on s’était arrêté, et immédiatement, l’envoûtement reprend. Comment expliquer cela ? Oui, c’est de la bit-lit, de l’urban fantasy qu’on a souvent tendance à prendre pour un sous-genre, mais là, je trouve que l’auteur a réussi un coup de maître ! Chapeau ! Un souffle épique balaie les quatre premiers volets, montant graduellement en puissance pour arriver à Shadowfever, celui des grandes révélations et bouclant le cycle.

 

Enfin, on sait à peu près qui est Barrons, qui est Mac, qui est l’assassin d’Alina,  ce qui s’est passé il y a des milliers d’années comme il y a 23 ans. Mais avant tout cela, on est ballotté, pris dans la tornade des sentiments de Mac, de ses doutes, puis de ses choix. Notre héroïne a grandi, s’est découvert et prend des décisions en femme adulte, mature.

 

Définitivement, je suis sous le charme de sa relation avec Barrons ; tous deux parcourent un long chemin avant de prendre une certaine direction. Je ne vous dis pas comme mon petit coeur de midinette romantique a battu au rythme de leurs moments partagés ! C’est assez hallucinant comme ce couple somme toute fantastique est  crédible… c’est donc un vrai coup de coeur pour ces deux-là, et pour Les Chroniques de MacKayla Lane !

 

L’intrigue et son dénouement sont des meilleurs que j’ai lu jusqu’ici, parmi les romans de bit-lit, tout simplement. Chaque pièce du puzzle est à sa place, de façon logique et cohérente. L’univers de fantasy imaginé par Karen Marie Moning se révèle dans son entier, et a emporté mon adhésion sans peine. Les personnages de cette histoire sont plutôt du genre parfaits… si, si, je vous assure ! Tout fonctionne comme dans une machinerie bien huilée, et les promesses de Fièvre Noire sont largement tenues !!!

 

Bref : j’ai adoré !

 

Le petit plus : L’auteur nous gratifie après le point final d’un « Fin… pour le moment. » De quoi nous appâter sérieusement… emoticone

 

fever shadowfever karen marie moning

 

Armeline Fourchedrue, de Quentin Blake

armeline fourchedrue quentin blake

Lorsqu’Armeline Fourchedrue enfourche sa bicyclette, c’est pour en redescendre aussitôt…et bricoler son engin pour en faire un véhicule adapté à toutes les situations : un siège pour son chien Claquebol, 3 klaxons pour avertir les hérissons imprudents, deux parapluies pour se protéger des averses,… La bicyclette d’Armeline va vite devenir, à force d’ingéniosité, un engin extraordinaire…jusqu’à la catastrophe !

 

 Je suis tombée tout à fait par hasard sur ce petit bijou de livre illustré lors d’un remplacement dans une classe de CE1 (oui, je raconte un peu ma vie !). Quentin Blake est surtout connu chez nous pour être l’illustrateur de Roald Dahl, auteur notamment de Matilda ou encore Charlie et la Chocolaterie, ou bien l’excellent Un conte peut en cacher un autre… Mais il a écrit plus de 200 livres !

 

Celui-ci, le premier que je lisais de lui, m’a ravie : l’histoire est drôle comme tout, les dessins, typiques du britannique (empreints d’ailleurs d’une sorte de flegme so british), très « croqués », accompagnent le texte. D’ailleurs je me pose une question : qu’est-ce qui est venu d’abord ? Les dessins ou le texte ? Et surtout, surtout, il a contenté l’enseignante en moi : il est parfait pour ce qu’on appelle dans notre jargon barbare l’horizon d’attente. Pour les non-initiés à ce langage obscur propre à l’Education Nationale, j’explique ! A chaque péripétie d’Armeline Fourchedrue, on peut demander à l’enfant ce qui va se passer ensuite.

 

On peut en faire autant avec son propre enfant, je rassure tout de suite les parents qui me lisent. Ce sera, dans le cas de ce livre plus que sympathique, l’occasion de fous rires partagés assurés. En effet, l’héroïne est une bricoleuse acharnée à l’imagination fertile, dans laquelle nombre de loulous peuvent se reconnaître, et grâce à laquelle ils laisseront libre cours à la leur !

 

Bref : un petit album illustré à l’humour décapant.

Le petit plus : Armeline Fourchedrue est l’héroïne d’autres livres de M. Blake, de quoi sûrement rire encore !

 

mrs armitage quentin blake

 


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Lecture en cours

vertige franck thilliez

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