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Archives pour 18 avril, 2011

Une mort esthétique, de P.D. James

une mort esthétique pd james

Quand la célèbre journaliste d’investigation Rhoda Gradwyn est admise dans la clinique privée du docteur Chandler-Powell pour faire disparaître une cicatrice qui la défigure depuis l’enfance, elle a en perspective une opération réalisée par un chirurgien reconnu, une paisible semaine de convalescence dans l’un des plus beaux manoirs du Dorset et le début d’une nouvelle vie. Pourtant, malgré le succès de l’intervention, elle ne quittera pas Cheverell Manor vivante. Le commandant Dalgliesh et son équipe, appelés pour enquêter sur ce qui se révèle être un meurtre suivi d’une deuxième mort suspecte, se trouvent confrontés à des problèmes qui les conduiront bien au-delà de la simple recherche des coupables.

 

Il y a chez P.D. James une élégance d’écriture très agréable à lire après des polars où le style est peut-être plus proche du langage oral (non que ça me déplaise !), où les personnages n’ont pas la même culture que ceux de la romancière anglaise. Elle fait ainsi d’Une mort esthétique un roman intelligent, où l’énigme, difficile à résoudre par Dalgliesh et son équipe de l’Unité Spéciale du Yard, nous plonge dans les ressorts psychologiques des différents acteurs, et où le mobile a toute son importance.

 

P.D. James tisse une toile complexe, nous menant par des chemins apparemment détournés jusqu’à la mort de Rhoda Gradwyn et sur la résolution du mystère de son meurtre. C’est à Cluedo que nous sommes invités à jouer : qui a fait le coup ? Le chirurgien émérite ? L’héritière dépossédée ? L’aide-cuisinière acariâtre ? La prof de lettres au chômage ? L’assassin mène la danse sous la plume d’une des grandes dames du crime so british, troublant les indices, jouant une partie fine et serrée à laquelle le lecteur assiste, impuissant et captivé.

 

Les personnages sont merveilleusement dépeints, ainsi que les décors ; le dépaysement est assuré : on navigue de Londres au Dorset. Kate Miskin est toujours aussi attachante, certainement celle que je préfère, plus que le Commandant Dalgliesh qui, certes, nous découvre de plus en plus sa personnalité d’homme amoureux que d’enquêteur émérite, mais reste pour moi plus hermétique que la jeune femme. Les portraits des autres protagonistes sont taillés au scalpel, avec une précision qui les rend très présents et crédibles. Les relations des uns et des autres sont passionnantes, notamment celles entre les enquêteurs, ce volume se situant chronologiquement juste après Le phare.

 

Bref : Une mort esthétique est un bon opus, où l’on prend plaisir à jouer au détective avec Scotland Yard, avec tout de même un petit air suranné, certainement du au personnage d’Adam…

 

Le petit plus : Retrouverons-nous l’équipe de l’Unité Spéciale ? Mystère et boule de gomme, l’avenir semble incertain et l’on se demande ce qu’il va advenir des personnages récurrents de la britannique. Peut-être des enquêtes où Kate Miskin, prenant du grade, sera au coeur ?

 

the private patient pd james the private patient pd james

 

 



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