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Archives pour 10 mars, 2011

L’oiseau des ténèbres, de Michael Connelly

l'oiseau des ténèbres michael connelly

Tout ce qu’Hollywood compte de stars vibre au procès David Storey, un producteur que l’inspecteur Harry Bosch s’est juré de confondre à la barre, lorsque Terry McCaleb, le héros de Créance de sang, reçoit la visite de l’inspectrice Jaye Winston qui n’arrive toujours pas à élucider l’assassinat d’un petit malfrat, Edward Gunn.
McCaleb jette un coup d’oeil au dossier et reste pétrifié par ce qu’il découvre : les mains dans le dos et la tête dans un seau, Gunn s’est étranglé lui-même en resserrant le noeud coulant relié à ses pieds. Plus étrange encore, sur son bâillon le tueur a écrit  » prends garde, prends garde, Dieu voit « . Où le meurtrier voulait-il mener la police avec ces mots ? Telle est l’énigme que doit résoudre McCaleb s’il ne veut pas céder à l’évidence : l’assassin de Gunn est un flic passé de l’autre côté – celui des ténèbres.
 

 

J’ai dévoré ce roman qui réunit Terry McCaleb, héros de Créance de sang, et Harry Bosch. On y rencontre même Jack McEvoy, héros du superbe Poète.

 

Parallèlement au procès où Harry joue un grand rôle et qui nous permet de suivre rétrospectivement son enquête, on suit Terry qui aide à nouveau Jaye Winston dans un de ses dossiers. L’un et l’autre sont passionnants, d’autant que très vite, les deux hommes vont se rencontrer, la victime du meurtre sur lequel travaille McCaleb étant un suspect dans une affaire de Bosch.

 

Intrigue bien ficelée, personnages toujours aussi fascinants, avec une fin vraiment réussie, le tout servi par un rythme efficace, on ne s’ennuie pas un instant avec L’oiseau des ténèbres. De plus, Michael Connelly s’est -enfin- servi du patronyme de son héros fétiche, mais chuuuuuuuuuut !!!

 

Bref : un bon polar de Connelly qui permet de croiser deux grandes figures des romans de l’auteur.

 

Le petit plus : un opus pour les amateurs d’histoire de l’art !

 

l'oiseau des ténèbres michael connelly a darkness more than night michael connelly a darkness more than night michael connelly

 

Being, de Kevin Brooks

being kevin brooks

Jusqu’à ce jour, Robert Smith croyait être comme les autres. Bien sûr, il n’avait pas beaucoup de souvenirs d’enfance. C’est sûrement normal quand on a été aban­donné à la naissance.
Il avait rendez-vous à l’hôpital. Un examen de routine. Pourquoi s’inquiéter ? Mais voilà, on l’a anesthésié, et ensuite tout a basculé dans le pire des cauchemars : quand il se réveille, des hommes armés l’entourent avec le regard de ceux qui viennent de voir un monstre. Des médecins scrutent l’intérieur de son corps. Hurlent des choses incompréhensibles.
Peut-il être autre chose que Robert Smith, un type de 16 ans qui a mal au ventre ? Avant de répondre à cette question, le plus urgent n’est pas de réfléchir, mais de sauver sa peau.

J’ai trouvé ce roman dans le rayon policier de la médiathèque. Or, je m’interroge… C’est un roman hybride que Being, à la fois policier, suspens, SF : difficile à classer, donc. Oh, et puis qu’importe de le mettre dans une belle petite case ! Ce qui compte avant tout, c’est que c’est un bon roman.

 

Au rythme rapide -phrases courtes, quelquefois seulement des mots-, il nous raconte l’histoire de Robert, récit extraordinaire, hors du commun et plein d’un mystère, celui de l’humanité que l’on porte en chacun de nous.

 

On suit donc cet adolescent et c’est essentiellement autour des questions qu’il se pose que tourne le livre, tout en nous faisant partager sa cavale et sa quête de la vérité, obsédante. C’est lui  le narrateur de Being, et il n’en est que plus attachant. Même si tout du long, on se demande qui il est réellement, si ce qu’il nous conte est vrai, s’il n’est pas fou. Kevin Brooks a le don de nous faire douter à chaque instant, maintenant ainsi le suspens, et donc le lecteur à bout de souffle. J’ai ainsi lu ce roman d’une seule traite, happée par l’intrigue mais également par les personnages et l’écriture nerveuse de l’auteur.

 

Bref : un roman à ne pas rater, qui nous laisse un goût doux-amer et nous met sur les genoux !

 

Le petit plus : Being a beau être étiqueté jeunesse, il a largement de quoi satisfaire un  lectorat plus âgé.

 

D’autres références ? Kevin Brooks est également l’auteur d’iBoy et de Comment j’ai tué mon père… sans le faire exprès.

 

being kevin brooks  being kevin brooks
 

 

Georgina Kincaid # 3 : Succubus Dreams, de Richelle Mead

succubus dreams

Rien ne va plus pour Georgina, même sa liaison avec le célèbre Seth Mortensen ! Déjà, pas de sexe entre eux: Georgina étant un succube, elle pourrait tuer son amant par mégarde. Ça calme les ardeurs les plus motivées ! En plus, même se voir devient difficile: Seth est obsédé par son dernier roman, et Georgina doit jouer les mentors pour une nouvelle recrue vraiment pas douée. Et enfin, il y a Dante, cet interprète de rêves bien enjôleur que Georgina est obligée de consulter, car une entité malveillante s’en prend à elle durant son sommeil. Du coup notre succube fait face à un double défi : reprendre le contrôle de sa vie amoureuse, et lutter contre un terrible ennemi. Si elle venait à échouer, le monde des mortels pourrait bien ne plus jamais connaître le sommeil  !

 

Il aura fallu ce troisième opus de Georgina Kincaid pour que je verse des larmes ! Emouvant, c’est le mot ! Car c’est le volume qui parle de l’état d’immortel face aux humains : voir ceux qu’on aime mourir n’est certes pas facile dans la vie, mais quand on a l’éternité pour les pleurer, ça fait long et la souffrance qui dure peut être une vraie torture. Et Georgina a beau être une fille de Lilith, vouée aux forces du mal, elle n’en est pas moins un personnage très attachant.

 

Dans  ce Succubus Dreams, elle se trouve confrontée à des rêves d’un bonheur qu’elle ne peut avoir, et toute l’intrigue n’en est au final que plus poignante. Il est clair que Richelle Mead a construit tout son récit autour de l’amour et de ses implications, qui peuvent parfois être douloureuses. Par ailleurs, les autres protagonistes, la plupart dans l’entourage de la succube, ne font que nourrir cette ligne directrice.

 

Résultat : l’énigme autour des rêves de Georgina est certes intéressante, mais l’histoire d’amour entre Seth et notre héroïne est vraiment au premier plan.

 

Bref : Ce Succubus Dreams est à mon avis le meilleur de la série jusqu’ici, même si Carter et Jérôme -l’ange et le démon- sont encore une fois peu présents, comme dans Succubus Blues et Succubus Nights, ce qui peut être légèrement frustrant à la force…

 

Le petit plus : Avant de lire la suite, je pense découvrir une autre série de Richelle Mead, Cygne Noir, déjà dans ma PAL !

 

succubus dreams  succubus dreams

 

 

Le chardon et le tartan #1 : La porte de pierre, de Diana Gabaldon

le chardon et le tartan la porte de pierre diana gabaldon

Ancienne infirmière de l’armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s’efforce d’oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front.
Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement en 1743.

 

La série de Diana Gabaldon, Le chardon et le tartan, a tout pour me plaire : une pincée de romance, une dose de sexe, un nuage d’histoire, un soupçon de fantastique et une intrigue solide ainsi que de l’humour à revendre. Vous l’aurez compris sans peine, la fan d’Angélique, marquise des anges, que je suis, a beaucoup aimé ce premier volume, le dévorant d’une traite.

 

L’idée de ce voyage dans le temps est une réussite : l’héroïne, qui est projetée de 1945 à 1743, au moment où pointe le bout de son nez la révolte jacobite de l’Ecosse contre l’Angleterre de 1745, apporte un regard, une vision, un langage aussi, qui dénotent et interpellent par rapport à l’époque où elle a atterri.  Indépendante, elle se retrouve dans une société où les femmes sont plus soumises aux hommes qu’au milieu du 20ème siècle (ce n’est rien de le dire !). Et c’est clair que s’intégrer ne va pas être si facile que ça, d’autant qu’elle connaît tout de même une bonne part des faits historiques qu’elle vit…

 

On suit donc ses aventures avec plaisir, ses démêlés et ses efforts pour comprendre comment cette -a priori- mésaventure a pu se produire et en sortir. Actions et rebondissements viennent pimenter le récit, qui, sans cela, risquerait d’être une banale histoire à l’eau de rose.

 

Bien évidemment, on referme La porte de pierre avec l’envie d’en savoir plus et donc de lire la suite…

 

Bref : un roman agréable à lire et très accrocheur, avec toutes les qualités d’un grand divertissement sans niaiseries.

 

Le petit plus : une dizaine de volumes compose cette grande série, de quoi vivre encore au gré des péripéties de notre héroïne, Claire.

 

Merci qui ? Merci à Frankie qui a su me parler avec enthousiasme de cette saga sur Livraddict.

 

le chardon et le tartan 1  le chardon et le tartan 1

 

 

 



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vertige franck thilliez

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