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Archives pour février 2011


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La mort, j’adore ! Saison 1, d’Alexis Brocas

la mort j'adore saison 1 alexis brocas

Au lycée, Clémence porte le surnom de « sale truie », les autres la poursuivent avec des compas pour lui percer ses boutons. Un soir, miracle, on l’invite à une fête mais elle s’offre son premier coma éthylique et finit la tête dans les toilettes. C’est au réveil que son existence bascule : elle apprend que sous ses bourrelets se cache en fait une démone, née pour faire le Mal, le servir, l’adorer. Flanquée d’une zombie bimbo en guide de suivante et d’un sanglier tortionnaire en guise d’instructeur, elle mène deux vies : d’un côté l’enfer au lycée, de l’autre l’école de l’enfer. Damned.

 

Alexis Brocas eprend ici le principe d’Entretien avec un vampire d’Anne Rice : Clémence, jeune démone, va confier son histoire toute une nuit durant à un journaliste et son magnétophone. On y découvre donc sa naissance, le Sombre Royaume et ses missions sur Terre.

 

Humour noir, comme il se doit au vu du sujet, gtrinçant aussi, La mort, j’adore ! se concentre essentiellement sur le personnage de la jeune démone et son parcours, nous dévoilant les arcanes lucifériens exploitant le monde terrestre pour y faire le Mal, via notamment l’incarnation de celle-ci dans le corps d’une adolescente mal atiffée, mal dans sa peau de 15 ans.

 

L’intrigue est bien menée, le personnage de Clémence, typiquement ado -quelle est la part de démone en elle ? quelle est la part de jeune humaine en plein bouleversement hormonal ?- fonctionne bien ainsi que ceux de son entourage, démoniaque, familial ou amical. Alexis Brocas met en oeuvre pour nous le monde du Mal avec sa hiérarchie, son histoire et sa guerre avec l’Adversaire (comprenez : Dieu), tout autant que l’univers de jeunes lycéens pour la plupart ordinaires.

 

C’est dynamique, on ne s’ennuie pas, l’auteur sachant ménager ses effets et manier la dérision à bon escient. Au final, c’est une lecture pour jeunes, mais qui se laisse lire par les adultes sans problème, avec une fin en forme de cliffhanger donnant envie d’aller faire un tour du côté de la saison 2.

 

Bref : un bon roman qui fait sourire et laisse quelquefois à réfléchir, honnête vis-à-vis de son lectorat « coeur de cible » entre fantastique, trash à la Lovecraft, quelques moments poétiques et préoccupations adolescentes, et très accessible aux plus âgés…

 

Le petit plus :  Alexis Brocas a une page MySpace, où on découvre que parmi ses auteurs préférés, comptent certains des miens comme Dantec, Lovecraft, Ellroy ou encore Tchekhov…

 

 

Georgina Kincaid #1 : Succubus Blues, de Richelle Mead

succubus blues richelle mead

Georgina Kincaid est succube a Seattle. A priori un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l’apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n’est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l’œil, moka blanc à volonté… et la possibilité d’approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu’elle rêve – mais s’interdit – de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu’un s’est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d’aucun secours.

 

Alors, ça y est ! J’ai lu la première aventure de Georgina Kincaid, emportée par l’enthousiasme de ma chère Jellybells. La découverte du monde des immortels, succubes, anges, démons, vampires et autres, est sympathique en diable ! Richelle Mead sait utiliser ses connaissances en histoire des religions, et c’est loin d’être déplaisant, ancrant ainsi son récit dans une certaine réalité théologiqe.

 

Le personnage de Georgina ne manque pas de sel ; jeune femme  à la langue bien pendue, ce succube a fait des choix, bien étonnants, et c’est certainement la rédemption qui est au coeur de sa personnalité. Les autres protagonistes du roman sont drôles : eh oui, ces immortels passent leur temps à essayer à avoir du plaisir (oui, l’immortalité, c’est lassant, essayez donc !) en dehors de leur travail maléfique.

 

L’intrigue, plutôt bien menée même si un peu légère (c’est le premier opus n’oublions pas, et il est là pour poser pas mal d’éléments), alterne les moments fantastiques avec ceux que je qualifierais plus de l’ordre du « quotidien » d’humains, enfin surtout du côté des relations amoureuses et sexuelles… car on ne peut oublier que Succubus  Blues appartient au genre de la bit-lit, particulièrement à la lecture de certains passages très…olé, olé, qui n’ont rien à envier à Anita Blake !

 

Bref : un bon divertissement, plutôt bien écrit d’ailleurs et qui permet de faire un tour du côté des enfers et du paradis.

 

Le petit plus : Georgina exerçant officiellement le métier de libraire, Richelle Mead utilise la littérature classique et contemporaine à plusieurs reprises dans son roman.

 

Merci qui ? Merci à Jellybells pour m’avoir prêté ce volume, dont elle a part ailleurs écrit une chronique.

 

succubus blues succubus blues

 

 

Zombie Story # 2 : Zombie Nation, de David Wellington

zombie nation david wellington

Un jour les morts se sont relevés… Une vague de terreur et de cannibalisme se répand aux États-Unis. Bannerman Clark, capitaine de la Garde nationale, est chargé d’une mission capitale : découvrir l’origine de ce désastre et l’empêcher de gagner Los Angeles. Son enquête le mène en Californie où une femme détiendrait le secret de l’Épidémie. Mais elle est frappée d’amnésie. Et pour la protéger, Bannerman doit venir à bout de zombies de plus en plus nombreux, invisibles ou dotés de pouvoirs dignes de super-héros.

 

Ouhlala ! Autant j’avais bien aimé le premier opus, Zombie Island, autant celui-ci a été une purge ! Quel ennui abyssal !!! C’est long, ça prend du temps, on se traîne dans cette histoire qui raconte les origines de l’épidémie et comment elle s’est propagée (une des questions laissée en suspens par Zombie Island)… On passe d’un personnage à l’autre de chapitre en chapitre, entrecoupé d’extraits de mails, de blogs, de communiqués de presse, de bulletins radio, et autres mémos, qui sont d’un intérêt discutable de plus !

 

Je ne sais pas si c’est parce que rien de bien passionnant ne se passe, mais les chapitres m’ont paru longs, on déconnecte vite avec ces sauts entre chaque personnage, et pas mal d’événements semblent convenus, très prévisibles. De plus, l’écriture m’a semblé chaotique, peu fluide, et ne sert pas vraiment l’intrigue, qui, d’ailleurs, se perd pas mal…

 

Cette longue errance au travers des pages de Zombie Nation s’explique en partie également par le fait que ce dernier n’est en réalité pas le 2ème opus, mais le 1er de la série, une des facéties de Milady ayant été de ne pas publier dans l’ordre chronologique, faisant faussement de Zombie Nation une préquelle à Zombie Island.

Les personnages, pour en rajouter une couche, trop nombreux, perdus dans des chapitres peu attrayants et à l’action lente, sont peu attachants, voire pénibles, à la limite du vraisemblable. Même Nilla, le personnage le plus travaillé, n’a que peu d’intérêt, c’est dire !

 

Bref : un roman décevant, après la lecture du prometteur Zombie Island. Mais bon, écrit avant ce dernier, il n’en avait pas encore les qualités.

 

Le petit plus : Je ne suis pas encore sûre de lire la suite, Zombie Planet, qui mettra en scène quelques personnages rencontrés dans le 1er volume…

 

Les copinautes de la LC : Lexounet, Frankie, Kristus, Furby71,
zombie nation david wellington

edit : au temps pour moi, Zombie Nation est bien le 2ème tome de la trilogie, néanmoins je me pose toujours la question de savoir s’il vaut mieux ou pas le lire avant Zombie Island !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’oeil d’Eve, de Karin Fossum

l'oeil d'eve karin fossum

 - Tu es triste à cause du monsieur mort, maman ? – Oui, répondit-elle tout simplement. Je suis triste à cause du monsieur mort. Mais on ne parlera plus jamais de lui maintenant. Tu m’entends Emma ? Plus jamais ! A personne ! Eve Magnus, mère célibataire et artiste peintre idéaliste, franchit des limites jusqu’alors inconcevables. Marie Durban, son amie d’enfance qu’elle n’a pas vue depuis des années, fait soudain son apparition et lui confie qu’elle est devenue une prostituée de luxe. Et cela, juste le jour où Eve se trouve devant les grands magasins, le portefeuille vide et la poche pleine de factures impayées.

 

Nouvelle incursion dans la littérature policière norvégienne avec L’oeil d’Eve de Karin Fossum, un excellent polar. On a le plaisir de toucher encore -ou de découvrir- la société norvégienne, et la vie dans ce pays nordique.

 

Tout d’abord, c’est un roman intelligent qui semble si réaliste qu’on ne peut s’empêcher d’être effrayé : il a toutes les allures d’un malheureux fait divers, dont on se dit toujours qu’il pourrait très bien nous arriver… Sans doute parce que tout y est vraisemblable, nul héros ici, nulle figure de grand méchant loup ou de serial killer extraordinaire.

 

Ensuite, le récit est si bien mené qu’on est embarqué, vaille que vaille, dans cette histoire à tiroirs. Quand on en ouvre un, un autre se déclenche et on erre ainsi de drame en drame. Les personnages sont criants de vérité, très fouillés, et l’on s’attache beaucoup à eux ; Karin Fossum a su insuffler de la vie en chacun d’entre eux. Chaque lecteur peut facilement s’identifier à l’un de ces protagonistes, car tous sont justes, jamais caricaturaux.

 

Je dirais pour terminer que c’est très bien écrit, tant au niveau de la narration que des dialogues. Il est difficile de décrocher de ce polar, bourré de pièges et de chausse-trapes, le titre prenant toute sa signification lors du dénouement. 

 

Bref : un excellent roman policier qui, s’il est différent d’un Bonhomme de Neige ou de Chasseurs de tête de Jo Nesbo, n’en est pas moins une vraie belle découverte.

 

Le petit plus : Karin Fossum est également l’auteur de Ne te retourne pas (prix Riverton du meilleur polar de l’année en Norvège en 1996) et de Celui qui craint le loup (prix La Clé de Verre en 1997), des romans qui viennent de rejoindre ma LAL !

 

ouvre les yeux !, de Claire Dé

ouvre les yeux claire dé

Dans ce livre, Claire Dé nous offre sa vision de la nature, belle, joyeuse, pleine d’énergie, à la lisière du réel et de l’imaginaire. Les éléments naturels composent au fil des pages et des saisons un domino visuel poétique et coquin, où formes et couleurs nous emmènent à la découverte d’un univers sensuel, peuplé de drôles de petites bêtes, d’étranges végétaux…Entre ciel et terre, eau et feu, monde végétal, minéral ou animal, les splendides matières invitent l’enfant à toucher les images du bout des doigts. Ressentir l’indicible, l’invisible, l’émotion… 

 

Difficile de dire plus que la présentation de l’éditeur, qui est vraiment très juste…

 

Je rajouterais que les albums jeunesse sont rarement des albums de photographies, qu’ici elles sont vraiment très belles, et que les adultes y trouvent autant de plaisir que les enfants. Les photos se répondent, elles nous invitent à regarder les détails, à trouver ce dont il est question, au-delà des simples apparences, tout en nous offrant un plaisir des yeux très fort.

 

De plus, ouvre les yeux ! est vraiment évocateur, tant au niveau des matières, que des émotions, des ressentis, des souvenirs aussi… C’est vraiment chouette d’entendre son enfant s’écrier « oh, je me souviens, quand j’étais petite…. » alors même que Violette n’a que 5 ans ! Lorsque j’ai ramené ce livre de la médiathèque, nous avons réussi l’exploit de nous retrouver tous les six, parents et loulous, autour de lui, cherchant, découvrant, s’exclamant, riant et s’extasiant. C’est dire le pouvoir de ce très bel album où Claire Dé s’est permise de retoucher à certaines photographies pour créer des illusions de théâtre d’ombres, ajoutant encore à la magie.

 

Bref : un vrai livre plaisir !

 

Le petit plus : ouvre les yeux ! a reçu le Prix Sorcières 2008.

 

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vertige franck thilliez

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