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Archives pour 6 février, 2011

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, de Beth Fantaskey

comment se débarrasser d'un vampire amoureux beth fantaskey

Jessica attendait beaucoup de son année de terminale : indépendance, fêtes à n’en plus finir… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu !Soudain, elle découvre que ses parents l’ont adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, quand elle s’appelait encore Antanasia. Et, entre sa naissance et son adoption, ses vampires de parents biologiques ont eu l’excellente idée de la fiancer à un prince vampire, qui débarque aujourd’hui aux Etats-Unis pour récupérer sa promise. Lucius est beau, prévenant, élégant : ça ne fait aucun doute, Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la fiancée en question a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.

 

J’ai hésité longtemps avant de lire ce roman, m’attendant à une bluette adolescente de plus. Eh bien, oui, les personnages sont des ados, oui, il y a des vampires, dont un beau comme un dieu, oui il y a une jeune fille qui se mésestime, des pimbêches, des sales types… Pour faire court, pas mal d’ingrédients qu’on peut retrouver dans d’autres spécimens du genre bit-lit.

 

Mais Comment se débarrasser d’un vampire amoureux a un petit plus : le ton adopté est drôle, ironique, et le parti pris de départ (un pacte de mariage) donne lieu à des situations épiques, de dénis en quiproquos, de jalousie en indifférence ou colère… une belle palette. Le choc des cultures -vampires humains versus ados américains- donne à rire, et à réfléchir.

 

Je terminerai en disant qu’on est loin d’une pâle copie de Twilight, comme Eternels par exemple, et on ne suit pas, mais pas du tout le schéma de la fameuse saga d’ailleurs, à laquelle Beth Fantaskey ne manque pas de faire des clins d’oeil. Plutôt un genre de parodie, bien plus réussie qu’Imitation par ailleurs !

 

Bref : L’auteur a su écrire avec fluidité un roman qui se démarque du lot, notamment par son ton.

 

Le petit plus : Beth Fantaskey est également l’auteur d’Alchimie, inspiré de L’Etrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Louis Stevenson.

 

 

 

La colère des enfants déchus, de Catherine Fradier

la colère des enfants déchus catherine fradier

Ils sont quelques enfants, séquestrés dans ce manoir perdu au milieu des arbres. Ils ne sont pas les premiers, ne seront pas les derniers. L’espoir les a quittés à la minute même où ils ont franchi ces portes. Une seule certitude: au bout du calvaire, c’est la mort qui les attend.

 

Il est des sujets sensibles, et celui de la pédophilie en est un. Catherine Fradier s’y est attaqué, sous la forme d’un thriller, très noir. Dès les premières pages, le ton est donné : non seulement le sujet est sensible, mais l’horreur en est partie intégrante, et il faut avoir le coeur bien accroché quelquefois tant c’est douloureux.

 

C’est à une enquête autour d’un tueur de pédocriminels que nous invite l’auteur, tueur particulièrement sans pitié. Interpol est aux commandes, les ramifications des réseaux pédophiles étant internationales à l’heure du web et de la mondialisation. Deux journalistes, Quint et Kara, auteurs vilipendés d’un livre autour de ces milieux, s’y retrouveront mêlés presque malgré eux.

 

Ecriture nerveuse, personnages taillés sur mesure, intrigue poussée avec talent, avec sa part de rebondissements et de moments de respiration -entre humour, quotidien  et tendresse (la vie malgré tout, à tout prix !)-, Catherine Fradier a remarquablement mené sa barque dans cette entreprise périlleuse qu’est le thème choisi.

 

La colère des enfants déchus ne peut qu’amener interrogations et débats : quand la justice échoue ou quand elle est corrompue, que faire ? Ne reste-t-il plus que la vengeance quand la justice est refusée aux victimes ? Quand celles-ci sont des enfants, censés être protégés par leurs proches, par les adultes tout simplement, qu’en est-il du pardon ? L’auteur apporte ici plusieurs réponses, plusieurs points de vue : à chacun d’adhérer à l’un ou l’autre, ou de trouver une autre voie.

 

Mais il est difficile de ne pas se laisser gagner par un fort sentiment d’empathie, lorsqu’on est parent -mon cas- ou tout bonnement un être humain civilisé. Alors oui, certaines scènes évoquées ici sont dures, mais Catherine Fradier a le mérite de ne pas envelopper la monstrueuse réalité d’un voile qui risquerait de nous embrumer l’esprit, pour fuir plus facilement cette vérité et se cacher la tête dans le sable, tout honteux de ce qui se passe dans le monde -peut-être à côté de chez nous- mais pas assez courageux pour faire face et agir. Et elle a également su résister à la tentation de tomber dans le pathos…

 

Bref : un thriller palpitant, autour d’un sujet qui serre le coeur, allégé tout de même par des personnages comme Kara et Quint.

 

Le petit plus : Catherine Fradier a obtenu pour ce sixième roman le Grand Prix de Littérature Policière et le Prix Sang d’Encre 2006.

 

Et dedans ?

Jamais je n’ai autant haï. Cela me bouffe de l’intérieur. On vient de passer des nuits et des jours à ressasser, à comptabiliser ces ignonimies. Crois-tu vraiment qu’on va changer la perception de ce monde pourri ? [...]

La peine, le dépit, la désillusion faisaient partie de ces états qui lui exacerbaient l’appétit.

 

 



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vertige franck thilliez

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