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Archives pour 5 février, 2011

Eternels # 1 : Evermore, d’Alyson Noël

eternels evermore

Avant l’accident, Ever Boom était une adolescente comme les autres. Elle a perdu toute sa famille dans cet épisode tragique, et reçoit soudain un terrible don : celui de lire dans les pensées des gens, de voir leur aura et de connaître leur vie en les touchant. Elle se renferme alors sur elle-même et évite le contact. Les élèves du lycée la regardent comme une bizarrerie, la pointent du doigt… jusqu’au jour où elle rencontre Damen Auguste. Damen est mystérieux, plein de charme et terriblement beau. Toutes les filles du lycée se le disputent mais c’est à Ever qu’il s’intéresse. Or c’est le seul être dont elle ne peut pas découvrir les pensées. Et personne ne sait réellement qui il est ni d’où il vient. La seule chose dont Ever est sûre, c’est qu’elle est profondément et irrémédiablement amoureuse de lui.


Eternels est à mes yeux le roman typique pour ado en vogue en ce moment : surnaturel, romance, méchants, gentils, copains-copines… tout y est. Si on y ajoute le fait que l’héroïne est la « paria », une des loosers de son lycée et qu’elle rencontre le plus beau des mecs, qui vient d’arriver et dont toutes les filles tombent raides dingues amoureuses, on est en plein cliché. Si à cela, en plus, Ever, l’héroïne, est télépathe, voit le fantôme de sa petite soeur et les auras des gens qui l’entourent… On finit par l’ingrédient fatal : le beau mec, Damen, a l’air un peu spécial…

 

Bingo ! On nous ressert une histoire d’amour à la Twilight, les vampires en moins… avec la touche au-delà en supplément ! Bon, au moins, Alyson Noël tient la route du point de vue grammatical. emoticone

 

Au final, on ne s’ennuie pas tant que ça quand on a l’âge de le lire, je pense, et quand on est adulte… eh bien, ça a le mérite de se lire vite et de s’oublier tout pareil.

 

Bref : de la bit-lit pour ado pur jus, très tendance, pas trop mal écrit, mais trop cliché à mon goût et qui ne me fera pas lire la suite.

 

Le petit plus : pour une fois, ni vampires, ni loup-garous, mais un petit quelque chose d’autre qui en fait sûrement sa seule originalité.

 

 

Les fantassins du ciel, de Patrick Ravella

les fantassins du ciel patrick ravella

« Un grondement d’orage monta, lointain, assourdi. Emil, qui avait le visage levé, reçut les premières gouttes de pluie dans 1′œil. Il finissait de se frotter les paupières lorsqu’il vit un homme étrange descendre lentement du ciel, arriver au sommet de la haie et passer au travers. Deux bras sortirent entre les épines, puis se retirèrent, et disparurent. »

 

Les bibliothèques et médiathèques municipales ont cela d’extraordinaire qu’elles recèlent  en leurs étagères des petits bijoux de littérature qu’on n’aurait peut-être pas achetés… Au détour du rayon fantastique de celle que je fréquente assidûment depuis mon déménagement, j’ai trouvé Les fantassins du ciel.

 

Patrick Ravella, l’auteur, a vécu au milieu du bazar de ses parents, a été marionnettiste puis psychiatre. Il a écrit de nombreux textes, essentiellement dans la revue Dada. Il a toujours voulu associer le merveilleux, inspiré des contes, et la réflexion sur le monde contemporain. Pari réussi avec Les fantassins du ciel, son premier roman.

 

D’une plume légère et pourtant d’une profondeur bouleversante, l’auteur nous fait suivre en parallèle le parcours d’un couple, Emil et Liz. On s’attache très vite aux héros de ce court roman (171 pages !), Emil et Emma sa collègue, Liz et Jigme son sherpa… Portés par une poésie incroyable, même dans les heures les plus sombres, ils traversent ce moment d’existence comme ils le peuvent, mais guidés par leurs rêves. Tout comme Max, l’inventeur génial de girouettes et vélos aux mécanismes merveilleux, et amoureux de Léonore, la mère d’Emil qui vit seule dans la forêt.

 

Je n’ai pu m’empêcher de penser à Ravage, de Barjavel, à certains moments du récit, Barjavel, roi du merveilleux, de l’apocalypse et de l’amour extraordinaire, autant d’ingrédients présents dans ce livre. Patrick Ravella sait aussi, comme lui, pratiquer l’art de l’absurde pour mieux parler de la bêtise humaine tout comme de la naïveté, et insuffler des notes aériennes à une histoire qui porte sa part de drames.

 

Bref : un petit ovni dans mes dernières lectures, un vrai coup de coeur (et vous savez comme j’en suis avare).

 

Le petit plus : Patrick Ravella sait réveiller notre âme d’enfant avec Les fantassins du ciel.

 

Et dedans ?

 

Emil regarda les nuages. Il avait une immense envie de les peindre. Dans chacun de leurs mille petits détails mouvants, il voyait des silhouettes, des armées en marche, des visages qui s’étiraient, des dragons qui se tordaient, se transformaient en sirènes, en brouettes, en canoë.

 



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