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Archives pour 1 février, 2011

La mode est au rouge sang, de Valerie Stivers

la mode est au rouge sang

Kate McGraw vient d’être embauchée comme stagiaire à la rédaction du prestigieux magazine Tasty, référence en matière de mode, capable de faire et défaire la tendance en deux ou trois phrase bien senties. Ses dirigeants – d’une minceur vertigineuse et d’une pâleur mortellement chic – font couler beaucoup d’encre et certains vont jusqu’à les surnommer les vampires de la mode. Du second degré bien sûr ! Quoique… Force est de constater que, malgré la vue imprenable sur Manhattan, personne ne remonte jamais les stores, qu’un breuvage rouge foncé a remplacé le café, que l’ail est tout bonnement interdit à la cantine, et que certains dissimulent de longues boîtes en bois dans leurs bureaux… Bientôt, un premier cadavre est retrouvé, celui d’un petit chien portant une trace de morsure cachée sous son collier. Et ce n’est que le début ! Kate doit rapidement trouver un échappatoire si elle ne veut pas que son stage se prolonge… éternellement  !

 

 Valerie Stiver, en bonne fan de vampires -ou voulant exploiter le filon ?-, connaît ses classiques : Dracula de Bram Strocker, Anita Blake ou encore Anne Rice… Mais elle les a « digérés » pour en faire un premier roman à sa sauce, exploitant un milieu qu’elle connaît bien, celui de la mode et des magazines glamours, puisqu’elle a travaillé pour la presse spécialisée.

 

Le résultat en est une nouvelle histoire de vampirisme, qui fait de ses vampires des êtres assoiffés non seulement de sang mais aussi de mode. C’est drôle, je n’ai pu m’empêcher de penser à L’Accro du Shopping (je n’ai pas lu, mais vu le film) : ce qui me fait dire qu’ici on est dans un croisement entre la bit-lit et la chick-lit.

 

Les personnages sont particuliers, en totale adéquation avec le renouveau du mythe vampirique créé par l’auteur. Du côté humains, on a droit à une palette plutôt très clichés, l’objectif étant de faire rire. L’intrigue, quant à elle, n’est pas trop mal menée, avec quelques surprises mais quelques attendus du genre (les méchants vampires, la romance qui pointe le bout de son nez, les jalousies inévitables entre nanas surtout dans ce milieu…).

 

Bref : un premier roman assez sympathique, non dénué d’humour (on ne hurle tout de même pas de rire !), et qui fait voir le vampirisme -et les canons de la mode- sous un autre angle.

 

Le petit plus : une fin en forme de cliffhanger qui laisse présager une suite… pas sûre que je m’y plonge, tout de même !

 

La chute, de Guillermo del Toro et de Chuck Hogan

la chute guillermo del toro

Tandis que les vampires envahissent les rues de New York, l’épidémiologiste Ephraïm Goodweather, son fils Zack, Nora, sa collègue et petite amie, Fet le dératiseur et le professeur Sertakian tentent de s’organiser face au chaos. Car partout dans la ville et dans le monde, des émeutes éclatent, des milices se mettent en place et les êtres humains se retrouvent impuissants face à leurs prédateurs, les vampires, pour qui ils ne sont rien d’autre qu’une source de nourriture.
Ephraïm saura-t-il protéger Zach de sa mère qui, devenue vampire, veut à tout prix récupérer sa progéniture ? Pourra-t-il, à l’aide de ses amis, déjouer le plan diabolique du Maître qui menace de mettre fin à l’humanité ?

 

 J’aime les vampires depuis longtemps, je me souviens encore des vieilles images cinématographiques de Nosferatu… En général, ils sont effrayants mais effrayants de séduction, à l’instar de Lestat, héros des Chroniques des Vampires d’Anne Rice (j’adore cette saga) ou de Jean-Claude dans les Aventures d’Anita Blake ou encore Bill et Eric de La Communauté du Sud. Mais quelquefois, les vampires de mes lectures sont tout simplement effrayants, comme ceux de Vampire Story ou ici dans La chute, la suite de La lignée.

 

Or, si La lignée laissait à penser que les strigoïs n’étaient qu’une sorte d’épidémie, La chute nous en donne un aperçu plus subtil, plus nuancé, mais aussi plus machiavélique. J’avoue que, déconcertée par la construction du roman au début -alternance de flash-backs, extraits de blogs, journal intime et narration- j’ai failli abandonner le livre, moins scénaristique que La lignée.

 

Néanmoins, Guillermo del Toro et Chuck Hogan ont su renouveler mon intérêt à chaque fois, en distillant des informations partielles alléchantes, et en faisant monter la tension. J’en suis venue à apprécier ce qui me perturbait au départ ! Car chaque personnage se dévoile un peu plus, et gagne en consistance, un point non négligeable ! Résultat : on s’achemine vers un roman de plus en plus visuel et en même temps, plus fouillé, plus travaillé… Si La lignée est l’ouverture prometteuse de la trilogie des deux auteurs, La chute en est le tome apocalyptique, se terminant en point d’interrogation qui ne peut donner qu’inciter à lire le troisième et dernier tome dès sa sortie !

 

Bref : un deuxième opus à l’intérêt sans cesse renouvelé, où chacun peut y trouver son compte entre action et mythologie, entre pensée et émotion, et qui n’est pas la copie conforme « scénaristiquement » parlant du premier tome.

 

 Le petit plus : il est question d’une série télé… verra-t-elle le jour ?

 

 

La compagnie des Menteurs, de Karen Maitland

la compagnie des menteurs

1348. La peste s’abat sur l’Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l’anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d’échapper à la contagion. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble. Bientôt, l’un d’eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un troisième démembré… Seraient-ils la proie d’un tueur plus impitoyable encore que l’épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ? Toutes les apparences ne vont pas tarder à s’avérer trompeuses et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d’une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l’énigme avant qu’il ne soit trop tard…

 

Décidément, Sonatine est une maison d’édition qui a le don de nous faire découvrir de bons, voire très bons thrillers, à l’image des Lieux sombres de Gillian Flynn, ou Un sur deux de Steve Mosby. Cette fois-ci, c’est Karen Maitland qui est une bien belle découverte avec sa Compagnie des menteurs. Un thriller historique, tout ce que j’aime !

 

A travers le récit de Camelot, on suit les aventures de ces personnages qui ont tous des secrets, à travers une Angleterre dévastée par la pestilence, que j’avais déjà découvert d’une autre façon avec Un monde sans fin de Ken Follett. L’auteur mêle habilement religion et superstition (après tout, à cette époque, l’Eglise admettait l’existence des vampires et des loups-garous !), faits historiques et fictions…

 

Maitland a su doter ses protagonistes d’une épaisseur, de nuances qui les rendent riches d’intérêt. On s’attache facilement à nombre d’entre eux, on déteste tout aussi aisément les personnages antipathiques de l’histoire, et l’empathie fonctionne à plein régime dans ce roman très vivant, où la mort est au rendez-vous à chaque détour.

 

L’intrigue, quant à elle, est passionnante, pleine de rebondissements, de revers et d’espoirs, de moments heureux et tristes… Jusqu’au bout, l’auteur nous tient en son pouvoir, à sa mercie. Le dénouement final ira jusqu’à nous faire sursauter !

 

Bref : un très bon roman du genre, noir comme la peste, comme le mensonge, qui exerce une telle emprise qu’on a du mal à décrocher.

 

Le petit plus : le talent de Karen Maitland à écrire à l’intérieur de son récit de très beaux contes et de terribles prophéthies.

 

The Luxe # 1 : Rebelles, d’Anna Godbersen

rebelles anna godbersen

Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu’à l’aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan… en 1899.

 

J’avais envie d’une bose dose de romantisme, c’est chose faite avec Rebelles, le premier opus de The Luxe d’Anna Godbersen. Après une expérience moyenne avec la chick-lit en lisant People or not people de Lauren Weisberger, j’ai tout de même tenté ma chance avec celui-ci, séduite par la couverture et le côté historique.

 

De ce côté-là, il ne faut pas en attendre grand-chose, car le roman repose essentiellement sur les relations entre les personnages, relations amicales, amoureuses, familiales, sociales, que sur une grande trame historique.

 

Du côté romantisme, on est servi ! Du pur Harlequin ! Si je vous jure ! Les personnages sont plutôt intéressants -même si tous ne sont pas aussi bien travaillés les uns que les autres-, ont tous des secrets, mais j’ai mis à jour l’intrigue dès le départ, et je n’ai pas eu beaucoup de surprises tout au long de ce livre. Je ne l’ai néanmoins pas reposé car on prend tout de même plaisir à suivre les aventures de jeunes filles de la bonne société new-yorkaise -entre vieille aristocratie et nouveaux riches- grâce à des personnages en apparence bien stéréotypés mais qui fonctionnent : la garce, la romantique à l’air sage et la petite rebelle.

 

On passe quand même pas mal de temps dans les froufrous, mais on ne s’ennuie pas, car Anna Godbersen rend assez bien les sentiments de ses héros et l’ambiance de cette société.  On a même droit à un petit côté « lutte des classes »…

 

Bref : un  bon divertissement, histoire de s’aérer la tête, plutôt orienté jeunes adultes…

 

Le petit plus : une fin en cliffhanger pour trois autres tomes ! Et surtout, vous en conviendrez, une couverture magnifique…

 

 



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