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Archives pour 19 janvier, 2011

« On m’a demandé de vous calmer », de Stéphane Guillon

on m'a demandé de vous calmer stéphane guillon

« Le patron de Radio France me propose un thé vert. Deux énormes théières trônent sur une table de réunion ovale. Je décline l’offre.

« Vraiment? Vous ne voulez rien boire? »

 S’ensuit une longue discussion sur l’humour, ses limites, ce qui est drôle, ce qui ne l’est pas…
Bizarrement ma tête bourdonne, je repense à mes débuts, mes galères, mes premiers pas sur scène, mes premières chroniques radio, avec toujours le même but: faire rire les autres… Et puis j’entends cette phrase étrangement menaçante: « On m’a demandé de vous calmer ».
Comme si quelqu’un venait de siffler la fin de la récré. »

 S.G.

 

 

Je ne connaissais des chroniques de Stéphane Guillon sur France Inter que les quelques coups d’éclat médiatisés qui ont fini par lui valoir la porte de la grande radio publique ; je connaissais plus ses chroniques chez Ardisson dans Salut les Terriens, et j’avais vu quelques uns de ses sketches… Bref, voilà un homme insolent qui dit tout haut les absurdités qui ont le don de m’énerver.

 

Alors, à la lecture de ses textes, je n’ai pu bien sûr m’empêcher de penser au Tribunal des Flagrants Délires, de Pierre Desproges -avec Daniel Prévost-, Desproges que j’ai beaucoup lu et que j’aime beaucoup. Guillon fait partie de cette famille, de celle des humoristiques qui s’engagent, ni à droite ni à gauche, mais pour débusquer l’absurde, lutter contre le politiquement correct, la langue de bois, mettre les détails « qui tuent » en lumière…

 

Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, j’ai revécu tout ce qui a fait l’actualité de la France -la grande et la petite-, entendant dans ma tête la voix de Guillon, la sienne propre ou quantd il imite le président et autres. Bon sang, me dis-je, tout ce qu’on a essayé de nous faire gober, et si j’en ris, je ne peux m’empêcher de m’indigner encore, ou de soupirer d’exaspération…

 

Le mérite de Stéphane Guillon, en live, est de réagir sur l’instant, celui de son livre est d’en garder la mémoire, qu’on a tendance à avoir courte, car le propre même de l’actualité est  d’être actuelle, et donc de s’envoler vite au profit d’une autre…

 

Bref : « On m’a demandé de vous calmer » est à lire absolument, pour se rappeler, et pour garder en mémoire ce qui dérange et qui finalement se révèle sûrement plus vrai que ce qu’on voudrait bien…

 

Le petit plus : La suite, « On m’a demandé de vous virer » est déjà disponible !

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et aux éditions Points pour l’envoi grâcieux de ce livre  de santé intellectuelle publique !

 

logo livraddict  logo points

 

 

La Caverne, de Marina et Sergueï Diatchenko

la caverne datchenko

La Caverne : un lieu mystérieux, inquiétant et fascinant. Un monde de rêve qui ressemble étrangement au nôtre. Un univers parallèle où, comme dans la vie réelle, prédateurs et victimes s’affrontent. Jusqu’à la mort. Le roman de Marina et Sergueï Diatchenko, chef-d’œuvre du fantastique russe, véritable phénomène d’édition dans les pays de l’Est, nous confronte, au fil d’une intrigue vertigineuse, à des questions essentielles sur la violence, l’amour et la nature humaine.

 

Par le biais de sa 4ème de couverture, La Caverne me semblait si alléchante que j’en attendais probablement beaucoup, trop même pour finalement m’y perdre et en être déçue.

 

L’histoire en elle-même est prometteuse, les personnages attirants, et bien dessinés par les auteurs… Las ! On se perd dans la narration, non pas tant dans l’alternance entre le jour et la nuit, le réel et la Caverne -d’ailleurs si systématique que ça en devient routinier et ennuyeux- mais parce que lorsqu’ils commencent à se fondre l’un dans l’autre, on ne sait plus où se situe la frontière, si frontière il y a et que l’intrigue n’y gagne pas grand-chose.

 

La multitude des protagonistes dès l’abord, tout comme l’univers posé là comme une évidence avec ses arcanes du pouvoir et son organisation sociale ou ce lieu mystérieux qu’est la Caverne (où apparemment à part être animal -proie ou prédateur- et se nourrir, il n’y a pas beaucoup d’intérêt à s’y rendre en songe)  qui ne se dévoilera jamais vraiment, rendent la compréhension légèrement ardue. Voici donc une lecture qui mérite concentration et qui, en même temps, a le don de vous égarer, tout en se traînant en longueur. Difficile donc de s’y retrouver, d’adhérer totalement et plonger dans ce(s) monde(s) inventés par le couple Diatchenko.

 

Bref : Malgré une belle plume, Marina et Sergueï Diatchenko ont écrit un roman fantastique assez hermétique et une action un peu lente et répétitive, alors que le propos de départ en était fort intéressant.

 

Le petit plus : Une couverture magnifique, mais qui ne suffit pas malheureusement à compenser le peu de plaisir que j’ai eu à cette lecture.

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et au Livre de Poche pour ce partenariat, qui m’a tout de même permis d’avoir un aperçu de la littérature ukrainienne.

 

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 20/50tour du monde

 

 



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