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Archives pour 24 novembre, 2010

Imitation : une parodie, de The Harvard Lampoon

imitation

Les Vampires vous fascinent ?
N’hésitez plus, laisser vous tenter !

Quand Belle arrive dans son nouveau lycée, elle tombe sous le charme ravageur d’Ebouard, un geek hypersexy. En plus c’est sûr, c’est un vampire : il ne mange pas ses frites à la cantine et la neige… fond sur lui. Mais comment, oh oui, comment faire pour le convaincre de la mordre et faire d’elle sont amour éternel ?

De la rrrromance, du danger, des parents complètement largués, un brin d’hystérie, une soirée « vampires », tous les ingrédients sont réunis pour une histoire d’amour encore plus incroyable que « Raison et Sentiments » et « Les Hauts de Hurlevent » réunis.


A moins d’être un ermite, vous connaissez la fameuse saga Twilight de Stephenie Meyer. Le magazine humoristique The Harvard Lampoon s’est attaqué à celle-ci dans une avalanche de délires, mettant en exergue les ficelles sur lesquelles repose les romans originaux. Rien qu’à lire la quatrième de couverture, le ton est donné !

 

J’ai beaucoup aimé cet aspect de la parodie, ainsi que le traitement des personnages. Ainsi, les auteurs poussent au maximum les défauts des protagonistes : la mère de Belle n’est pas qu’immature, c’est une vraie gamine dans tous les sens du terme !, le père de Belle préfère aller pêcher toute la journée en laissant sa gamine à la maison alors qu’il ne l’a pas vue depuis des années, Belle est si maladroite (comme Bella !) mais dans des situations telles qu’on ne peut qu’en rire, tout en se rappelant que Bella nous semblait si gauche, un vrai danger public que ça ne pouvait exister !

 

D’ailleurs tout le livre repose sur Belle Kwan et son caractère très particulier, mettant en évidence à quel point les partis pris par Stephenie Meyer peuvent paraître ridicules. Ben oui, rappelez-vous, je vous disais ici que Twilight n’était finalement rien d’autre qu’une bluette à la sauce vampire ! Ici, The Harvard Lampoon en a fait une bluette où l’héroïne atteint des sommets dans ses attitudes et son comportement adolescent, genre « je vis dans mon monde, j’ai des drôles de manies, mais je m’y crois trop ! ». De la folie pure !

 

J’avoue tout de même qu’au bout d’un moment, c’est lassant, quand on a compris le truc. Néanmoins, quelques trouvailles (la scène dans le cimetière est pas mal du tout et celle du bal de promo des vampires vaut son pesant de cacahuètes) restent drôles et font d’Imitation un bon divertissement, un peu comme Scary Movie l’a été en son temps au cinéma.

 

Bref : un livre sympa, qui se lit vite, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

 

Le petit plus : The Harvard Lampoon a également parodié Le Seigneur des Anneaux de Tolkien, édité en France chez Bragelonne sous le titre de Lord of Ringards.

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et à Castelmore pour ce partenariat au petit air de Monty Python…

 

 

 

livraddict small  logo castelmore

 

 

 

Deux mille kilomètres avec une balle dans le coeur, de David Agrech

2000 km avec une balle dans le coeur

Daniel Ferrey n’est rien. Même pas une petite frappe. De quoi étonner la police quand elle découvre qu’il a été la cible de tireurs bien organisés. Il faut dire qu’il passe ses journées à jouer aux courses et s’invite le soir chez sa sœur, mariée à un investisseur immobilier… un vrai parasite ! Alors cette histoire de tueur le surprend lui aussi, d’autant qu’il apprend que le tireur a été retrouvé abattu. Comme si quelqu’un cherchait à le protéger… Car Daniel en mettrait sa main à couper : le soir où on a voulu le tuer, tandis qu’il gisait sur le sol, quelqu’un – un ange gardien ? – est venu lui parler, et lui a ainsi permis de tenir jusqu’à l’arrivée des secours. Daniel ne veut pas être le dernier à comprendre et décide de mener l’enquête de son côté, une enquête à l’envers où celui qui est recherché n’est plus l’assassin mais un mystérieux « sauveur »…  

 

Voici un roman assez surprenant, inclassable, entre policier et aventures, en tout cas indéniablement intéressant. 

 

C’est Daniel Ferrey qui nous raconte son histoire, celle d’un type un peu paumé qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie et qui subsiste en jouant aux courses, non comme un parieur dévoré par la passion du jeu, mais comme un spéculateur. Or, un jour, il se fait tirer dessus et il va partir à la recherche d’un regard qui l’a sauvé. C’est donc la quête d’un homme pour quelque chose d’assez indéfinissable, qui lui fera rencontrer des personnes hors normes ou très ordinaires au contraire, mais qui nous toucheront. Peut-être parce que Daniel, le narrateur, n’est pas indifférent, qu’il sait partager ses sentiments, surtout depuis qu’une seconde chance de vivre lui a été donné. C’est en cela certainement que réside la réussite de ce livre, c’est l’empathie qu’il provoque en nous, pour les personnages qu’on croise en compagnie de Daniel.

 

Le schéma narratif, plutôt linéaire, ponctué de citations ou de proverbes en anglais en tête de chapitres (Ferrey est un traducteur au chômage), réserve de belles surprises, tranquillement, l’air de rien… Un peu comme le héros, un type ordinaire à première vue… L’originalité du roman tient tout entière dans le fait qu’il ne s’intéresse qu’à retrouver son sauveur et pas le tireur, mais quelquefois quand on cherche quelque chose de bien précis, on découvre bien plus que ce qu’on croyait au départ !

 

J’ai reposé le livre en ne voulant pas croire à la fin, préférant me raccrocher à ce qui me semble être suggéré -le romantisme a la dent dure chez moi ! J’ai même envisagé que le roman ne soit qu’une boucle, le rêve d’un homme sur le point de mourir.

 

Je ne doute pas que la peur de la mort produise en nous une affection désespérée pour l’inconnu qui se tient à nos côtés, mais ce que je ressentais allait bien au-delà, me semblait-il et le fait que je sois en train de mourir n’était plus qu’une chose secondaire. Pour quelques secondes encore, je vivais. Et j’avais précisément l’impression de vivre une rencontre, d’être au début d’une histoire.

 

Bref : une découverte intéressante que ce premier roman de David Agrech.

 

Le petit plus : Deux mille kilomètres avec une balle dans le coeur a remporté le Prix du roman d’aventures.

 

Merci qui ? Merci à Blog-o-Book et aux éditions du Masque pour l’envoi gracieux de cet exemplaire qui trônera en bonne place dans ma bibliothèque.

 

Blog-O-Book  logo le masque

 

 



Lecture en cours

vertige franck thilliez

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