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Archives pour novembre 2010

Le cycle des démons # 1 : L’Homme Rune, de Peter V. Brett

l'homme rune

Parfois, il existe de très bonnes raisons d’avoir peur du noir…
Arlen a onze ans et vit avec ses parents dans leur petite ferme. Lorsque la nuit tombe sur le monde d’Arlen, une brume étrange s’élève du sol ; une brume qui promet la mort aux idiots qui osent affronter les ténèbres, car des démons affamés émergent de ces vapeurs pour se nourrir des vivants. Quand le soleil se couche, les gens n’ont pas d’autre choix que de s’abriter derrière des protections magiques et de prier que leurs défenses tiennent jusqu’à ce que les créatures disparaissent aux premières lueurs de l’aube. Lorsque la vie d’Arlen est détruite par le fléau des démons, il s’aperçoit que c’est la peur, plus que les créatures, qui, en réalité, paralyse l’humanité. Persuadé que son monde ne se résume pas à ça, il risquera sa vie pour quitter la sécurité des runes et découvrir une autre voie.

 

J’ai adoré ce premier roman de Peter V. Brett. Son univers fantasy, basé sur le pouvoir des runes, les démons des éléments (les chtoniens), les Cueilleuses d’Herbes (des guérisseuses), m’a tout simplement transportée.

 

On suit le parcours de trois enfants, Arlen, Leesha et Rojer, aux destins particuliers, et ainsi on apprend beaucoup sur le monde dans lequel ils vivent : son organisation, son histoire, ses relations économiques et politiques, et bien sûr la vie des habitants par rapport aux démons, ces chtoniens c’est-à-dire des divinités telluriques (la terre, le monde souterrain) qui traduisent des préoccupations dont les cycles de la nature, de la vie et de la survie après la mort sont au coeur. Très humain finalement ce que nous propose l’auteur, non ?

 

J’ai apprécié la façon dont Brett nous fait partager l’existence et l’évolution de ses personnages, mais aussi celle dont il a construit son récit qui nous mène inéxorablement vers… de belles surprises et une fin en cliffhanger qui me fera me jeter sur le deuxième tome sans hésiter !

 

L’écriture de l’auteur coule, fluide et provoque chez le lecteur attente, passions, émotions, interrogations et images. En effet, je n’ai eu aucun mal à me représenter ni les héros, ni leurs proches, ni les démons pas plus que les décors… Très visuel, très graphique, avec une spéciale dédicace pour Jellybells qui appréciera sûrement une particularité que va développer Arlen !

 

Bref : une belle série fantasy qui commence…

 

Le petit plus : une belle édition de chez Milady, avec une carte des territoires pour permettre de se repérer…

 

Merci qui ? Merci à Babelio et aux éditions Milady pour cette lecture très, très agréable.

 

Cycle Démons (le) T1 - l\'Homme-Rune par Peter V. Brett

Critiques et infos sur Babelio.com

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Les sept fous, de Roberto Arlt

les sept fous

Dans le Buenos Aires des années 1930, le destin d’un homme qui, confronté à l’humiliation, la violence et la misère, cherche une échappatoire dans le rêve et la folie. Portée par une écriture en uppercut, une oeuvre-culte, saluée par Cortazar et Onetti. Employé à la Compagnie sucrière, Erdosain a pris l’habitude de puiser dans la caisse. Dénoncé, il est sommé de rembourser six cents pesos et sept centimes, et découvre le même jour que sa femme le quitte. Aux abois, il part trouver l’Astrologue, un être aussi mégalo que délirant, qui a pour projet de fonder une société secrète financée par les revenus d’une chaîne de maisons closes. Avec lui, un maquereau mélancolique, un rentier pervers, un pharmacien mystique, un aventurier chercheur d’or, un officier corrompu, un tueur illuminé : sept fous lancés dans une entreprise abracadabrante, sept fous lâchés au coeur des bas-fonds de la ville. Et Erdosain, en quête d’une raison d’exister, d’un Dieu qui toujours se dérobe.

 

Les sept fous est une lecture à côté de laquelle je serais passée s’il n’y avait eu Babelio et sa Masse Critique… Et ça aurait été une grande lacune dans ma culture littéraire !

 

Au départ, on pense -brièvement- être embarqué dans l’histoire d’un voleur, un truc assez commun dans une Argentine partagée entre pauvreté et luxe. Pas du tout ! Car le héros du livre, Erdosain, est un homme plein de visions, plus pessimistes les unes que les autres, en pleine quête de lui-même et de Dieu. Tâchant de se sortir des ennuis dans lesquels il avait si facilement plongé, il cherchera des solutions auprès de personnages déjantés, ahurissants…

 

L’écriture de Roberto Arlt est brillante, elle nous plonge au coeur de l’abîme avec Erdosain, nous égare pour mieux nous guider. Le rythme, surprenant, est finalement trépidant, à l’image des pensées sautillantes du héros et de ses humeurs pessimistes, illuminées, qui se manifestent de manière onirique, totalement incroyables. Les recoins de l’esprit d’Erdosain ne pouvaient que s’accorder avec ceux de l’Astrologue, tant il est en proie à une dualité, un questionnement sans fin… On s’en rend à peine compte, et hop ! on a déjà passé plein de phases, appris des tonnes de choses et on se retrouve haletant, cherchant à reprendre son souffle, tant c’est violent en définitive.

 

Bref : un excellent roman, qui porte bien son titre, et qui nous emmène sur des chemins inattendus.

 

Le petit plus : Ce livre forme avec Les lance-flammes un diptyque considéré comme le chef d’oeuvre de Roberto Arlt. Les éditions Asphalte, que j’ai découvert à travers ce petit trésor de Murdrooroo, éditent quant à elle Les eaux-fortes de Buenos Aires

 

Les Sept fous par Roberto Arlt

Critiques et infos sur Babelio.com

 

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Imitation : une parodie, de The Harvard Lampoon

imitation

Les Vampires vous fascinent ?
N’hésitez plus, laisser vous tenter !

Quand Belle arrive dans son nouveau lycée, elle tombe sous le charme ravageur d’Ebouard, un geek hypersexy. En plus c’est sûr, c’est un vampire : il ne mange pas ses frites à la cantine et la neige… fond sur lui. Mais comment, oh oui, comment faire pour le convaincre de la mordre et faire d’elle sont amour éternel ?

De la rrrromance, du danger, des parents complètement largués, un brin d’hystérie, une soirée « vampires », tous les ingrédients sont réunis pour une histoire d’amour encore plus incroyable que « Raison et Sentiments » et « Les Hauts de Hurlevent » réunis.


A moins d’être un ermite, vous connaissez la fameuse saga Twilight de Stephenie Meyer. Le magazine humoristique The Harvard Lampoon s’est attaqué à celle-ci dans une avalanche de délires, mettant en exergue les ficelles sur lesquelles repose les romans originaux. Rien qu’à lire la quatrième de couverture, le ton est donné !

 

J’ai beaucoup aimé cet aspect de la parodie, ainsi que le traitement des personnages. Ainsi, les auteurs poussent au maximum les défauts des protagonistes : la mère de Belle n’est pas qu’immature, c’est une vraie gamine dans tous les sens du terme !, le père de Belle préfère aller pêcher toute la journée en laissant sa gamine à la maison alors qu’il ne l’a pas vue depuis des années, Belle est si maladroite (comme Bella !) mais dans des situations telles qu’on ne peut qu’en rire, tout en se rappelant que Bella nous semblait si gauche, un vrai danger public que ça ne pouvait exister !

 

D’ailleurs tout le livre repose sur Belle Kwan et son caractère très particulier, mettant en évidence à quel point les partis pris par Stephenie Meyer peuvent paraître ridicules. Ben oui, rappelez-vous, je vous disais ici que Twilight n’était finalement rien d’autre qu’une bluette à la sauce vampire ! Ici, The Harvard Lampoon en a fait une bluette où l’héroïne atteint des sommets dans ses attitudes et son comportement adolescent, genre « je vis dans mon monde, j’ai des drôles de manies, mais je m’y crois trop ! ». De la folie pure !

 

J’avoue tout de même qu’au bout d’un moment, c’est lassant, quand on a compris le truc. Néanmoins, quelques trouvailles (la scène dans le cimetière est pas mal du tout et celle du bal de promo des vampires vaut son pesant de cacahuètes) restent drôles et font d’Imitation un bon divertissement, un peu comme Scary Movie l’a été en son temps au cinéma.

 

Bref : un livre sympa, qui se lit vite, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

 

Le petit plus : The Harvard Lampoon a également parodié Le Seigneur des Anneaux de Tolkien, édité en France chez Bragelonne sous le titre de Lord of Ringards.

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et à Castelmore pour ce partenariat au petit air de Monty Python…

 

 

 

livraddict small  logo castelmore

 

 

 

Deux mille kilomètres avec une balle dans le coeur, de David Agrech

2000 km avec une balle dans le coeur

Daniel Ferrey n’est rien. Même pas une petite frappe. De quoi étonner la police quand elle découvre qu’il a été la cible de tireurs bien organisés. Il faut dire qu’il passe ses journées à jouer aux courses et s’invite le soir chez sa sœur, mariée à un investisseur immobilier… un vrai parasite ! Alors cette histoire de tueur le surprend lui aussi, d’autant qu’il apprend que le tireur a été retrouvé abattu. Comme si quelqu’un cherchait à le protéger… Car Daniel en mettrait sa main à couper : le soir où on a voulu le tuer, tandis qu’il gisait sur le sol, quelqu’un – un ange gardien ? – est venu lui parler, et lui a ainsi permis de tenir jusqu’à l’arrivée des secours. Daniel ne veut pas être le dernier à comprendre et décide de mener l’enquête de son côté, une enquête à l’envers où celui qui est recherché n’est plus l’assassin mais un mystérieux « sauveur »…  

 

Voici un roman assez surprenant, inclassable, entre policier et aventures, en tout cas indéniablement intéressant. 

 

C’est Daniel Ferrey qui nous raconte son histoire, celle d’un type un peu paumé qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie et qui subsiste en jouant aux courses, non comme un parieur dévoré par la passion du jeu, mais comme un spéculateur. Or, un jour, il se fait tirer dessus et il va partir à la recherche d’un regard qui l’a sauvé. C’est donc la quête d’un homme pour quelque chose d’assez indéfinissable, qui lui fera rencontrer des personnes hors normes ou très ordinaires au contraire, mais qui nous toucheront. Peut-être parce que Daniel, le narrateur, n’est pas indifférent, qu’il sait partager ses sentiments, surtout depuis qu’une seconde chance de vivre lui a été donné. C’est en cela certainement que réside la réussite de ce livre, c’est l’empathie qu’il provoque en nous, pour les personnages qu’on croise en compagnie de Daniel.

 

Le schéma narratif, plutôt linéaire, ponctué de citations ou de proverbes en anglais en tête de chapitres (Ferrey est un traducteur au chômage), réserve de belles surprises, tranquillement, l’air de rien… Un peu comme le héros, un type ordinaire à première vue… L’originalité du roman tient tout entière dans le fait qu’il ne s’intéresse qu’à retrouver son sauveur et pas le tireur, mais quelquefois quand on cherche quelque chose de bien précis, on découvre bien plus que ce qu’on croyait au départ !

 

J’ai reposé le livre en ne voulant pas croire à la fin, préférant me raccrocher à ce qui me semble être suggéré -le romantisme a la dent dure chez moi ! J’ai même envisagé que le roman ne soit qu’une boucle, le rêve d’un homme sur le point de mourir.

 

Je ne doute pas que la peur de la mort produise en nous une affection désespérée pour l’inconnu qui se tient à nos côtés, mais ce que je ressentais allait bien au-delà, me semblait-il et le fait que je sois en train de mourir n’était plus qu’une chose secondaire. Pour quelques secondes encore, je vivais. Et j’avais précisément l’impression de vivre une rencontre, d’être au début d’une histoire.

 

Bref : une découverte intéressante que ce premier roman de David Agrech.

 

Le petit plus : Deux mille kilomètres avec une balle dans le coeur a remporté le Prix du roman d’aventures.

 

Merci qui ? Merci à Blog-o-Book et aux éditions du Masque pour l’envoi gracieux de cet exemplaire qui trônera en bonne place dans ma bibliothèque.

 

Blog-O-Book  logo le masque

 

 

La princesse au petit pois, de Thierry Dedieu

la princesse au petit pois dedieu

Il était une fois un prince qui désirait se marier avec une princesse, mais attention, pas n’importe laquelle : une Vraie princesse! Il fit donc le tour du monde pour en trouver une, mais rentra bredouille, car si les princesses ne manquaient pas, difficile de s’assurer qu’elles étaient de véritables princesses…
C’est pourquoi, lorsqu’un soir d’orage une jeune fille trempée se présenta au château et déclara qu’elle était une Princesse, quoi de plus normal que de vérifier ses dires… à l’aide d’un petit pois!

 

Tout le monde connaît ce conte d’Andersen… Nombre d’adaptations illustrées ont été éditées. Je suis tombée par hasard sur celle-ci à la Médiathèque, attirée par la première de couverture et le nom de l’auteur-illustrateur. Il faut dire que Thierry Dedieu est l’auteur de Yakouba, un magnifique album illustré sur l’Afrique, que j’ai étudié à l’IUFM !

 

C’est à une édition tout en carton avec des illustrations pleine page et des textes très courts qu’on a affaire ici. Très clairement, l’album est destiné aux très jeunes lecteurs. Le texte est simple, touchant au but à chaque fois, sans chichis ni détours, et les illustrations sont très belles, mais très particulières. Elles ont en effet un petit goût de film d’animation, avec des  personnages qu’on pourrait presque croire sortis de l’univers des créateurs de Wallace et Groomit (que j’adore !), des effets de lumière très cinématographiques voire théâtraux. Cette impression est renforcée par les points de vue divers et très originaux qu’a adoptés Dedieu.

 

Bref : un album chaleureux, qui a enthousiasmé mes trois petits loulous !

 

Le petit plus : l’édition tout-carton faite pour les petites mains et des manipulations nombreuses est vraiment top ! Et si vous voulez voir le travail de Thierry Dedieu, n’hésitez pas à faire un tour sur son site.
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13/24 challenge albums

 

 


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