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Archives pour 10 mai, 2010

La première fois que je suis née, de Vincent Cuvellier et Charles Dutertre

la première fois que je suis née

« La première fois que j’ai vu papa, il pleurait. Mais il avait aussi un immense sourire. Il me regardait comme s’il me voyait pour la première fois. D’ailleurs, il me voyait pour la première fois.

 

La première fois que j’ai entendu mon nom, je ne savais pas encore que c’était mon nom. Papa disait plein de mots, et au milieu de ces mots se cachait mon prénom. »

 

 

 

J’ai reçu un spécimen de cet album par le Cercle Gallimard de l’Enseignement (eh oui, quand on est enseignant, les spécimens font partie de notre vie !), et j’en suis ravie. D’ailleurs, aussitôt reçu, aussitôt lu aux louloutes.

 

 

 

Elles ont beaucoup aimé, tout comme moi, ce petit livre qui raconte une cinquantaine de premières fois, de la naissance de la petite Charlotte, la narratrice, à la naissance de son bébé des années plus tard. Comment boucler un cycle de vie… Les petites se sont reconnues dans ces premières fois, pas toutes bien sûr, mais elles ont pu se projeter quand même dans certaines de la vie d’adulte de Charlotte. C’est truffé de jeux de mots, de clins d’oeil ; c’est tour à tour poétique, drôle, tendre…

 

 

 

Les illustrations, naïves, en regard du texte qu’elles accompagnent sont sur le même ton que celui-ci : poétique, drôle, tendre… et bourrée de petits détails sur lesquels s’attarder pour aider à l’interprétation ou pour aller plus loin. Un album très harmonieux. La bouille de Charlotte est à tomber, toutes les petites coquines peuvent s’y reconnaître sans problème et s’identifier à elle facilement.

 

Rose et Violette ont beaucoup aimé ce passage :

La première fois que je me suis déguisée, c’est en princesse.

La deuxième fois que je me suis déguisée, c’est en princesse.

La troisième fois que je me suis déguisée, c’est en princesse.

D’ailleurs, je suis une princesse.

 

Bref, un petit moment de bonheur à partager entre parents et enfants, et à renouveler régulièrement, pour le plaisir, et parce que, les enfants grandissant, de nouveaux sens vont leur apparaître.

 

Du côté des enseignants, un livre facile et riche pour travailler  : la tournure de phrase « la première fois que je », le pronom « je », mais aussi et surtout l’évolution d’une personne.

 

 

 

Le petit plus : Cet album est recommandé par le Ministère de l’Education Nationale pour le Cycle 2. Il a reçu le Prix des Incorruptibles 2009 pour le CP.

 

 

 

Le petit plus du plus : Le Cercle Gallimard de l’Enseignement propose des fiches pédagogiques.

 

lapremirefoisextrait2.jpg

 

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challenge albums
6/24

 

 

 

 

 

 

Aime-moi, Casanova, d’Antoine Chainas

eaime-moi casanova

Comment faire lorsqu’on est un flic chargé de retrouver un confrère disparu et qu’on est un drogué du sexe, qu’on n’a jamais mis les pieds plus d’un quart d’heure d’affilée dans son bureau et qu’on est harcelé par toutes les femmes qui croisent votre route ?
Sur la voie de la réponse, Milo Rojevic, alias Casanova, rencontrera une dresseuse de chiens aveugle et zoophile, un boxeur K.-O. depuis une dizaine d’années, deux tueurs à gages philosophes, un flic rompu aux méthodes expéditives, une ancienne psy dévoreuse d’hommes et un boucher au langage aussi fleuri qu’incompréhensible.
II y rencontrera aussi le plus dangereux, le plus contradictoire, le plus pathétique de tous… Car il n’est pas de guerre que l’on gagne contre soi-même…

 

 

 

Voici un roman au parfum bien particulier : ça sent le sexe (je devrais même dire la baise), la baston (Rojovic s’en prend plein la tronche tout le long !!), les flics ripoux, la mort et l’absurde. C’est du costaud, c’est du lourd, comme ce langage bien loin de Neuilly, teinté quelquefois d’un argot à couper au couteau, où ce policier hors-norme, anti-héros au possible, va enfin mener une enquête… Ben oui, c’est son partenaire qui faisait tout le boulot pour lui, le couvrant, pendant que Casanova couvrait autre chose. Désolée, mais ici, la langue est crue, et si vous êtes du genre facilement choqué, passez votre chemin et ne tendez même pas la main vers ce bouquin dans votre librairie.

 

Mais si vous êtes prêt à tenter l’aventure, sachez que le voyage va être mouvementé. Véritable descente aux enfers, ce livre à la double narration -Rojovic prend régulièrement le relais du narrateur, au point où je me suis demandée s’il se confiait à un psy, mais non, c’est à nous !- est un ovni dans le monde du polar : l’enquête une fois résolue, l’histoire continue, car ce qui prime ici, ce n’est pas l’enquête mais l’enquêteur…  Et il traîne de sacrées casseroles, le Johnny-Belle-Gueule ! Qui vont l’emmener en terrain glissant, et le lecteur avec lui…

 

Une fois la dernière page tournée, je me suis sentie bizarre, me posant des tonnes de questions, la fin étant… ah non, je vous laisse la surprise ! Et puis, les personnages croisés et rencontrés plus ou moins intimement sont si perturbants, pas seulement leurs actes, leurs pratiques, mais leur mentalité, leur état d’esprit sont si éloignés de ce qu’on a l’habitude de rencontrer en littérature qu’on ne peut rester indifférent.

 

Le style est tant sans concession, comme le verbe, sans détours, comme le verbe encore une fois, qu’il faut s’accrocher. Et puis, en fin de compte, s’accrocher n’est pas si difficile que ça, car on n’a qu’une envie : savoir le fin mot de tout ça. C’est une plongée en eaux troubles, glacées et pleines de colère, à l’image du héros, qui n’est pas sans me rappeler La Sirène Rouge de Maurice G. Dantec, un de mes auteurs favoris. Car l’auteur ne fait de cadeaux à personne, ni à ses personnages, ni à ses lecteurs.

 

Le petit plus : Chainas, depuis ce cri d’amour pulsionnel, a pondu trois autres romans, au rythme d’un par an : VersusAnaisthêsia et Une Histoire d’amour radioactive. Je vais certainement me laisser tenter par l’un des opus de celui qu’on appelle « la découverte du polar français ». Et le blog du monsieur, c’est ICI.

 

Merci qui ? Merci à Blog-o-Book et à Folio pour la découverte surprenante de cet auteur qui écrit à l’acide caustique !

 

Blog-O-Book  logo folio policier

 

 



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vertige franck thilliez

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