Archives pour avril 2010


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De fièvre et de sang, de Sire Cédric

de fièvre et de sang

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixème sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?

 

 

Attention ! Âmes sensibles s’abstenir ! Vous qui tournez de l’oeil au moindre bobo un tant soit peu ensanglanté, passez votre chemin : ce livre n’est pas fait pour vous…

 

 

Cet avertissement fait, venons-en  à ce qui intéresse les gros durs qui ont envie d’en savoir plus sur ce titre. Au rythme effrené de courts chapitres voire très courts (deux pages à peine pour un grand nombre !), Sire Cédric nous emmène sur les chemins de la folie… celle d’un serial killer qui risque de faire basculer plus d’un protagoniste de cette histoire de l’autre côté du miroir.

 

 

De fièvre et de sang, c’est exactement cela : la fièvre qui habite ce thriller fantastique ou ésotérique est celle qui parcourt les veines et les nerfs de tous les personnages mais aussi celle qui s’empare de nos mains qui tournent et tournent encore les pages, happés que nous sommes par ce récit, et le sang est celui qui gicle à longueur de pages -on finit par s’y faire, c’est terrible !

 

 

Alors, malgré quelques invraisemblances (la scène de poursuite, qui plus est répétitive), on reste bien scotché à ce bouquin, je l’ai quasiment lu d’une traite de mon côté. La part de fantastique qui vient agrémenter violemment ce thriller à l’hémoglobine est assez déconcertante ; je pensais qu’on allait plus glisser du côté du serial killer ordinaire, mais non, jusqu’au bout, l’auteur garde le cap, maintenant la cohérence de son parti pris. Je n’aime pas spoiler, mais je dirai tout de même qu’un des personnages dont il est question est dans l’air du temps, deux films lui étant déjà consacrés cette année, je me demande si c’est voulu ou l’effet du hasard… peut-être Sire Cédric pourrait nous en apprendre plus sur la genèse de son roman.

 

 

L’intérêt du livre réside aussi dans la construction des personnages, notamment celui de la profileuse, au passé tout aussi étonnant que son physique. D’ailleurs, ce livre est conçu comme une série de portes ouvertes sur des miroirs, et aucun des protagonistes n’y coupent. Ils ont leur pendant, leur reflet, leur anti-moi… Intrigue et acteurs du drame sont conçus comme un beau casse-tête chinois. Niveau suspense, on y trouve son compte, même si je trouve que ça s’essoufle vers la fin, le côté fantastique prenant le pas. Mais ce n’est pas déplaisant, au contraire. C’est une autre manière de gérer un thriller, un peu inattendu, et donc rafraichissant.

 

En bref, à lire si on aime flipper et qu’on a le coeur bien accroché, à éviter si ce n’est pas le cas !

 

Le petit plus : Sire Cédric est l’auteur notamment de L’enfant des Cimetières, et de Angemort qui a reçu le Prix Merlin 2007.

 

Merci qui ? Thanks to Livraddict et les éditions Le Pré aux Clercs pour la découverte de cet auteur !

 

On veut de l’héroïne ! Eva Svärta n’a rien à voir avec une certaine mordue de vampires… Femme forte, qui dissimule sa fragilité et ses failles, travaillant dans un monde excessivement masculin, elle est dotée d’un physique bien particulier qui fait qu’on la remarque partout où elle passe : albinos, elle garde ses lunettes noires en toute occasion, ne supportant que difficilement la lumière (je vous rassure, elle ne se met pas à briller comme certains vampires Twilightiens !). Elle n’est pas du genre à attendre que les hommes la protègent, et fonce dès lors qu’il s’agit de sauver une vie humaine. De plus, la demoiselle  n’est pas du genre romantique, et pour tenir le coup dans une vie au passé tourmenté, ne se contente pas de faire du yoga ! Je n’en dis pas plus, sinon je vais dévoiler trop du livre ! Dernière parenthèse : ce roman pourrait figurer dans le Dark Side Challenge, sans problème…

 

livraddict small  logo le pré aux clercs

 

challenge héroïne

Le Convive du dernier soir, de Charles McCarry

le convive du dernier soir

A travers la vie de Paul Christopher, son héros, c’est l’histoire d’un service secret, l’Outfit, que nous raconte Charles McCarry.
Le récit débute en Allemagne, lorsque les nazis prennent le pouvoir, mettant ainsi un terme à l’enfance heureuse de Paul, sur les bords de la Baltique. Un demi-siècle plus tard, après une succession de meurtres, Paul a-t-il enfin vaincu ses ennemis? Des antichambres du Troisième Reich aux recoins les plus sombres de l’Europe en ruine, en passant par les prisons chinoises, Charles McCarry multiplie les rebondissements, s’inscrivant ainsi dans la grande tradition du roman d’espionnage américain, aux côtés de John Le Carré ou de Robert Ludlum.

 

 

 

J’adore James Bond quand c’est Sean Connery qui l’interprète au cinéma, et j’ai une vraie prélidection pour les films et les romans d’espionnage ; pour tout vous avouer, quand j’étais ado, j’étais même fan de la série Les Deux font la Paire emoticone.

 

En conséquence, j’ai tilté quand j’ai lu la 4ème de couverture de ce roman de Charles McCarry, auteur que je ne connaissais pas. Pour la petite histoire, après avoir été journaliste, il a été agent de la CIA.

 

Servie par une écriture fluide, avec un rien de poésie (si, c’est possible dans un roman d’espionnage, vous allez voir !), ce livre fait vivre au sein de l’Outfit, service secret américain. On y apprend la vie de ses agents, en particulier Paul Christopher, héros récurrent de McCarry, et lui-même fils d’espion, l’un des plus grands tout comme lui.

 

Tous deux, sous couverts d’être des écrivains-journalistes (hum, un rapport avec le cursus de l’auteur ?), des poètes, nous plongent dans des histoires qui nous sembleraient décousues, si le découpage du roman en trois livres consacrés chacun à une des grandes figures de l’Outfit (les Christopher père et fils, et leur meilleur ami), ne nous permettait pas de suivre facilement ces différentes incursions dans des affaires au coeur de l’Histoire. Point de gadgets à la Ian Fleming, ici. Mais Allemagne nazie, Guerre Froide, Amérique mccarthyste ou traumatisée par le meurtre de JFK, tout comme Indochine française en déliquescence et République Populaire de Chine, sont les décors plantés pour l’histoire particulière de ces personnages.

 

J’avoue, j’ai failli abandonner, tout semble échouer alors même qu’on nous dit que ces hommes sont des cracks. On a l’impression de n’assister qu’à des opérations bancales, où déboires riment avec fiascos. Et puis, j’ai réalisé que l’auteur souhaitait retracer pour nous le quotidien de ces ombres humaines, bien plus faites de ténèbres que d’éclat. J’ai donc poursuivi ma lecture, appréciant de voir l’histoire d’un service secret s’inscrivant dans l’Histoire, avec un grand H j’insiste.

 

Enfin, est venu le moment où le jour s’est fait en moi : depuis le début, je m’étais fait rouler dans la farine, et quelques indices semés par McCarry comme autant de graines de Petit Poucet me menaient sur le chemin de la vérité. Ce roman est codé, piégé et fascinant d’habileté. Sous un masque a priori anodin, Le Convive du dernier soir a une jolie couverture, très réussie. A la limite de la fausse identité !

 

Je ne peux pas passer non plus à côté d’un élément du dossier, pas classé confidentiel celui-ci : ici, il est question d’amours, d’Amour et de Haine… Ce qui fait vivre les hommes ordinaires, le fait également pour ces hommes du secret.

 

Chapeau bas d’ailleurs à l’artiste : les personnages sont magnifiques d’intelligence, d’amour mais aussi pour certains de lâcheté ou de truculence. Portraits robots somme toute très savoureux, à déguster sans modération. Les parcours des uns et des autres sont des petits bijoux d’anecdotes insolites et qui pourtant font d’eux des êtres à part, servant adroitement l’intrigue. J’ai, vous l’avez sans peine compris, été très enthousiasmée par cet aspect du roman, qui contribue à faire tomber d’autant plus le voile sur le métier d’espion.

 

En bref, à lire pour les amateurs du genre.

 

Le petit plus : Ah, la trilogie Jason Bourne, qui se trouve dans ma PAL, me fait décidément de l’oeil, ce Convive du dernier soir m’ayant aiguisé l’appétit ! Et nul doute que je ferai l’acquisition d’autres romans de Charles McCarry, notamment Au nom du président, écrit en 1979 et prophétisant le 11 septembre 2001.

 

Merci qui ? Merci à Blog-o-Book et au Livre de Poche pour ce partenariat plus qu’intéressant !

 

Blog-O-Book  livre de poche logo

 

 

Frankenstein ou le Moderne Prométhée, de Mary Shelley

frankenstein    

 

Victor Frankenstein ! C’est l’inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d’un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d’un chêne… Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l’alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l’horrible créature  ! L’oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant mais doté, d’une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D’esclave qu’il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui… Pour Frankenstein, l’enfer est à venir…

 

Je n’avais pas encore lu ce livre souvent considéré comme le premier roman de science-fiction, et l’avais donc inscrit à mon Challenge Livraddict 2010. Une lecture commune sur mon forum préféré de lecteurs me l’a fait lire plus tôt que ce que je pensais.

 

Mary Shelley a écrit ce roman suite à un petit défi lancé par Lord Byron avec d’autres amis (nous, sur Livraddict, le défi était de le lire !). La demoiselle a eu du mal à s’y mettre, et a finalement trouvé l’inspiration suite à un cauchemar du certainement à l’absorption d’opium…

 

Voici donc un roman construit comme la suite de plusieurs narrations, celle de Walton, jeune aventurier dans les glaces de la banquise, puis celle de Frankenstein, suivie de celle de la créature monstrueuse pour terminer par celle de Walton. Ces différents récits s’étendent sur plusieurs années, et on opère plusieurs come-backs dans les événements, éclairés en cela par les narrateurs successifs.

 

J’ai légèrement modifié le résumé car il contenait certaines invraisemblances… Ainsi, contrairement à pas mal de confusions -comme celle où Frankenstein est le monstre- on ne sait pas comment la créature a été fabriquée, pas de cadavres rafistolés les uns aux autres, non ! Certes, le savant enthousiaste et inconscient qu’est Frankenstein parcourt les cimetières, mais il ne révèle pas le secret de fabrique, pas question que Walton ou un autre ne reproduise son erreur…

 

J’ai apprécié cette lecture, qui offre d’ailleurs plusieurs niveaux d’interprétation. On peut prendre le roman au premier degré, en s’énervant d’entendre geindre  eet se lamenter quasi continuellement Victor, en déplorant la lenteur du récit par moment, le manque d’actions peut-être également… Mais on peut aussi y voir un fameux parallèle avec la création de l’Homme, la créature étant celui-ci. Eh oui, le sous-titre nous donne pas mal d’indications : selon la mythologie, Prométhée a créé les hommes à partir d’une motte d’argile (mythe précurseur du christianisme qui fait de Prométhée un modèle pour Lucifer l’ange favori de Dieu, qui « instruit » les hommes ou qui peut encore être mis en parallèle avec le récit biblique de la Genèse où  le serpent (Frankenstein) crée un être qui a la connaissance du bien et du mal, don qui causera finalement sa perte)

 

D’ailleurs, lorsque le savant se lamente sur son sort, il se dit souvent incapable de prendre plaisir aux merveilleux paysages qui l’entourent, nature créée par Dieu et qui nous est abondamment et avec enthousiasme décrits, par opposition à l’horreur qu’il vit, mais surtout l’horrible abomination à qui il a donné vie. Alors, certes, j’avoue, j’ai trouvé quelquefois ces passages particulièrement longs, mais ils étaient le pendant exact des plaintes du malheureux suisse (oui, Frankenstein est suisse, pas anglais !).

 

J’ai d’ailleurs pas mal pesté contre ce savant inconséquent, qui conçoit un monstre pour ensuite s’en détourner sans y penser, bien centré sur lui-même et la frayeur qu’il a pu ressentir. Non seulement, il n’a pas réfléchi lorsqu’il s’est lancé dans cette aventure mais quasiment jusqu’à la fin, il ne prendra pas conscience de ses erreurs ni de la portée de ses actes ; il a en toutes choses qu’il appréhende une vision bien étroite… Voilà l’archétype du savant fou, qui fonce tête baissée vers un but qu’il s’est fixé, dans une ferveur toute scientifique -purement technique-, sans trace d’éthique, ni de conscience morale. Ainsi, lorsqu’il rejette sa créature, il n’a pas une seule pensée pour celle-ci, toute neuve, qu’il jette dans le monde, qu’il abandonne…

 

Alors, si ce personnage est peu sympathique, je vous rassure, d’autres le sont. Les portraits de femmes sont particulièrement forts : des caractères affirmés, de hautes vues, qui bénéficient d’ailleurs d’une éducation similaire à celles des hommes de ce roman. Les hommes, eux, à l’image de Victor, sont plutôt entraînés que réellement actifs. Roman féministe donc, et féminin ! Car l’écriture est indubitablement féminine, ne me demandez pas de vous expliquer comment, mais c’est ainsi que je le ressens… Peut-être parce que lorsque les hommes parlent ici, j’ai l’impression que ce sont des femmes… bon ! Mais le style est là, empreint de culture  par ailleurs. J’ai bien aimé les poèmes, qui étaient pour moi d’une justesse parfaite avec l’intrigue. Je me suis même posée la question de savoir si une partie de la narration n’avait pas été construite autour de ceux-ci, c’est dire !

 

Et le monstre, me direz-vous ? Eh bien, celui-ci sait très bien exprimer son désarroi d’être seul, en pâture dans un monde dont il n’a aucune idée, et qui le repoussera avec effroit, tout comme son inventeur. Très conscient du bien et du mal, décidé tout d’abord à faire le bien, car tout prêt à l’amour, blessé jusqu’aux tréfonds de son coeur et de son âme (eh oui, même ça, il en a !), il choisira le mal, la vengeance… (l’homme chassé d’Eden deviendra mauvais !) non sans souffrir de ce choix, contraire à ses inclinaisons premières. On est bien loin ici du monstre tout vert, couvert de cicatrices (que si un chirurgien esthétique en faisait des pareilles, on ne lui confierait même pas un ourlet), qui marche en poussant des cris inarticulés, que certains films ont donné à voir !

 

En conclusion, un livre bien noir, où inéluctablement les catastrophes, les tragédies s’enchainent. Tout le long, Frankenstein, esprit si brillant, est totalement impuissant à discerner la situation dans son entier, et à prendre en conséquence les bonnes décisions, celles que nous, lecteurs, voyons très clairement, et qui vraiment tendance à nous faire mépriser ce personnage aveuglé par une trop grande estime de lui-même et qui se laisse aller au désespoir si facilement.

 

En bref, à lire !!

 

Les avis des autres participants à cette LC : AliceEvertkhorus, Mélisende, Mystix, Erell

3/12 dark side

    9/12  Challenge Livraddict 2010    Défi classique

 

 

Deuil interdit, de Michael Connelly

deuil interdit

Becky, une jeune fille de 16 ans, est retrouvée morte, une balle tirée en pleine poitrine, sur une colline de Los Angeles. Il faut attendre dix-sept ans et les résultats d’une analyse ADN pour que l’affaire revienne sur le devant de la scène. L’enquête prend vite des allures de cauchemar. Drôle d’accueil pour l’inspecteur Harry Bosch, qui réintègre le LAPD après trois ans de retraite…

 

Après avoir lu Le Poète et La défense Lincoln du même auteur, j’ai longtemps hésité avant de me lancer dans une nouvelle lecture de Michael Connelly. Non que je n’avais pas apprécié, bien au contraire !! Mais la peur d’être déçue après deux si bon opus… Bref, j’ai fini par ouvrir celui-ci qui dormait dans ma PAL !

 

Et je ne le regrette pas une seconde… Très différent des deux autres, cette fois-ci ce roman policier nous fait vivre une semaine au côté de Harry Bosch, héros emblématique de Connelly, héros que je ne connaissais pas encore, et qui revient au LAPD après trois ans de retraite. Ici, mêmes les choses a priori insignifiantes prennent de l’importance à un moment ou à un autre du livre. Et celles qui ne servent pas à l’intrigue en elle-même construisent l’ambiance, les personnages qu’on ciblent de plus en plus précisément.

 

A priori, pas de suspens haletant, car Harry Bosch travaille sur une Affaire non Résolue, donc un dossier loin d’être chaud bouillant car vieux de 17 ans mais dont une analyse ADN va ranimer les braises. Et on se laisse prendre par le rythme non pas rapide, mais lancinant de l’enquête… Je n’avais qu’une idée : connaître le fin mot de l’histoire. J’ai eu des éclairs d’idées quant à l’identité du meurtrier, j’ai été bernée plus d’une fois… jusqu’au bout !! Donc, côté polar, c’est vraiment nickel…

 

L’autre point positif de Deuil Interdit, c’est le côté psychologique, c’est-à-dire les personnages et leur complexité, mais aussi leurs évidences… Tout comme le fonctionnement du LAPD, Los Angeles Police Department, que pour ma part, j’ai découvert ici. J’ai beaucoup aimé les rendus d’atmosphère, que ce soit dans les bureaux des flics, chez la victime, dans les rues, dans la ville… Los Angeles, sur laquelle planne l’ombre lumineuse d’Hollywood, jolie carte postale américaine, traînant avec elle tous les fantasmes, et qui n’est pas autrement qu’ailleurs : une ville avec ses ténèbres, ses fantômes…

 

Deuil interdit, c’est aussi l’histoire de parents qui ne comprennent pas ce qui est arrivé à leur enfant, et qui doivent continuer à vivre -à survivre- avec ce drame qu’est la mort de celui-ci…

 

Bref, un bon polar, qui mêle habilement action, réflexion, psychologie, avec un travail sur les ambiances très efficace, et une écriture vraiment plaisante, parsemée de petits clins d’oeil notamment à un film de Connelly.

 

Le petit plus : Ce livre m’a irrésistiblement fait penser à la série Cold Case, qui reprend les mêmes principes, mais télévisuels cette fois-ci ! L’émotion y est tout autant que dans le roman, les policiers étant eux aussi investis d’une mission bien particulière.

 

 

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La Licorne, tome 3 : Les Eaux de Venise, de Gabella et Jean

la licorne 3

À Milan, Ambroise Paré et ses alliés ont découvert le laboratoire d’où tout est parti. Surtout, ils savent comment cet incroyable chantier a été mis en oeuvre, qui est à l’origine de la mutation du corps humain et comment il a procédé. Mais les découvertes s’arrêtent là ! L’Ennemi engage une lutte sans merci, emportant Ambroise. Désemparé, le groupe doit néanmoins poursuivre sa quête… à Venise.

 

Je suis définitivement fan de cette série. Planches magnifiques, tant au niveau des couleurs, que du graphisme, que des partis pris pour les représentations des Primordiaux (ils sont tout en muscles, tendons, os et organes, sur le modèle des planches anatomiques, car rappelez-vous on a affaire ici à des médecins). Scénario passionnant, où les rebondissements sont légions et où l’uchronie règne : un savant mélange et donc une belle histoire imaginée autour de personnages historiques, créatures mythologiques et progrès de la science.

 

Gabella et Jean ont vraiment fait un travail magnifique autour de cette Licorne… et vous savez quoi ? quand j’ai refermé la BD, je me suis rendue compte que ce n’était pas fini, il y a donc un quatrième volume en préparation, chouette, chouette, chouette !!!

 

Bref, je ne peux que vous inciter fortement à lire cette série qui est décidément excellente…

 

Le petit plus : un cahier graphique de 8 pages, à la fin de l’album… super de lire les commentaires des auteurs sur le travail effectué sur ce troisième opus.

 

la licorne 3 pl      

la licorne toile (toile peinte d’Anthony Jean)

 

3/10     challenge BD logodark side    2/12 


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Lecture en cours

vertige franck thilliez

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