Archives pour mars 2010


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Mercredi, c’est raviolis !, de Setsuko Hasegawa et Makoto Tachibana

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Comment passer une journée de rêve ? C’est simple. Prenez un paquet de farine, de l’eau, quelques ustensiles de cuisine, et votre petit frère (ou petite soeur). Dosez, versez, touillez (avec des baguettes, à la japonaise, c’est mieux !) pétrissez, laissez reposer, reprenez, étalez…
Disputez-vous juste ce qu’il faut et riez énormément. Pendant ce temps, maman aura préparé une farce (au sens propre du terme). Fourrez votre pâte, donnez-lui de drôles de formes, faites dorer… C’est prêt !

 

 

 

Ah, le beau moment qu’on a passé, les filles et moi, en lisant cet album tout simple ! Le principe : deux soeurs réalisent la pâte des gyozas, l’équivalent japonais de nos raviolis. Ma Rose et ma Violette se sont reconnues tout de suite dans les personnages des frangines, vous pensez ! La complicité qu’elles partagent, les conseils que donne la grande à la petite, leurs impatiences : tous les ingrédients sont présents pour que mes petites chéries s’identifient aux personnages.

 

L’écriture est simple, efficace, et très vivante, puisque sous forme de dialogues entre les petites filles. Les illustrations, naïves et réalistes à la fois, donnent une impression d’énergie ; regardez la couverture, ça s’en dégage tout de suite !

 

Le petit plus : A lgyozaa fin du livre, on trouve la recette des gyozas, que mes louloutes ont très envie d’essayer, à l’image des petites héroïnes de ce joli album illustré. Une façon de prolonger le plaisir de la lecture ! Donc, de découvrir un mets typiquement japonais, à déguster avec de la sauce soja (ça tombe bien, à la maison on adore ça !!!).

 

 

 

 

 

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Matilda, de Roald Dahl

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A l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !

 

Matilda est l’objet de la lecture commune du mois de mars de Livraddict ; je l’ai lu il y a quelque temps, et j’ai donc décidé d’y participer.

 

Tout d’abord, et je vais me faire hurler dessus, je ne suis pas une grande fan de Roald Dahl, ben oui, c’est comme ça ! Ensuite, je n’ai pas craqué sur Matilda.

 

Certes, l’histoire est bien construite, peut être drôle, et on retrouve les personnages typiques des contes de fées : les méchants, l’enfant qui passe des épreuves, et la solution finale avec sa morale. Mais, moi qui ai pourtant l’habitude de me plonger dans la littérature de jeunesse, je n’ai pas eu le coup de foudre. J’ai l’impression d’un décalage, je me sens trop « vieille » pour le lire. C’est bizarre, car en général, ça ne me pose pas de problème. Mais, là, ça m’a freinée. Je reconnais sans peine la qualité du roman, surtout par rapport aux thèmes traités (l’entraide, l’amour de la lecture, la différence), mais j’ai eu un peu de mal tout de même avec les pouvoirs magiques de Matilda par exemple. J’ai trouvé ça trop facile ! (pas taper, pas taper !)

 

Oui, je crois que ce qui m’a bloquée, c’est vraiment ça : je trouve l’écriture très enfantine. A tel point que je me suis même forcée pour le finir ! Je pense également que Roald Dahl a forcé le trait, c’est « too much », au niveau des personnages notamment. Je m’explique, si vous le voulez bien : Matilda, surdouée, qui se débrouille toute seule, qui lit à 4 ans tous les grands classiques de la littérature anglaise, je suis désolée, ça ne passe pas. Je n’ai pu m’empêcher d’établir un parallèle avec un autre surdoué de la lecture, Marcel Pagnol, obligé de lire en cachette l’annuaire, car sa mère avait banni les livres de la maison, par peur que son cerveau « explose » lorsque le papa de Marcel avait découvert qu’il savait lire (eh oui, ça sert d’être assis au fond de la classe de son papa -in La Gloire de Mon Père). Matilda m’a laissée froide (elle s’organise si bien toute seule qu’elle a l’air de n’avoir besoin de personne, ce dont je doute !), alors que Marcel Pagnol me touchait : ma mère à moi aussi s’inquiétait de me voir toujours plongée dans les bouquins à tel point que je devais lire en cachette (même si j’ai appris à lire à l’âge de 6 ans, moi !).

 

Et puis, la méchante directrice, moi, ça m’allait, mais lorsqu’elle se met à balancer des gosses comme ça, par-dessus le mur de l’école, que les parents d’élèves n’y trouvent rien à redire, que le fantastique débarque à ce moment-là aussi, ça me gêne. J’ai l’impression que l’auteur a rajouté cette dimension, comme si le reste n’y suffisait pas. Mlle Legourdin est déjà si terrible, qu’en remettre une couche ne me semblait pas nécessaire. Alors, bien sûr, que Matilda ait des pouvoirs paranormaux vient rétablir l’équilibre, mais là, pareil : tout semble trop facile pour cette enfant. Vous me direz qu’elle a des parents horribles, qui ne s’occupent pas d’elle. Oui, mais ces parents sont moins intéressants que les Ténardier, trop caricaturaux. OK, Les Misérables, on ne les lit pas à partir de 9 ans ! Mais bon…

 

Bref, le seul personnage qui m’a semblé digne d’intérêt, c’est la jeune institutrice, Mlle Candy ; elle apporte de la tendresse, de la fraîcheur, de la naïveté (ce dont semble dépourvue Matilda) dans ce monde de brutes !

 

Pour conclure, je pense vraiment que les personnages manquent de nuances, l’héroïne peu attachante,  que l’écriture est trop enfantine (à partir de 9 ans, je trouve ça même un peu trop simpliste peut-être, mais j’attendrai l’avis du fils de Véro. J’hésite même à le faire lire à ma fille de 12 ans !).

 

Le petit plus : Matilda a fait l’objet d’une adaptation ciné par Danny  De Vito, que ma soeur Jellybells dit excellente. Peut-être devrais-je la regarder, et que ça me plairait plus que le livre.

 

Pour aller plus loin : Roald Dahl est l’auteur de livres qui ont fait l’objet d’adaptations également : les excellents Charlie et la Chocolaterie, de Tim Burton, et James et la Pêche Géante, de Henry Sellick. Fantastique Mr Fox est sorti tout récemment également en salle.

 

Et tout de même : Si je n’ai pas aimé Matilda, j’ai par contre énormément apprécié Un conte peut en cacher un autre du même auteur, que je ne saurai trop vous recommander : un détournement des contes traditionnels, à mourir de rire !

 

D’autres que moi ont aimé Matilda : ça se passe ICI !!

 

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L’impératrice des éthérés, de Laura Gallego Garcia

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Un majestueux palais que l’on croirait sculpté dans la glace, une Impératrice aussi sublime qu’ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des être purs… La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes. Mais lorsque Bipa, l’une d’entre eux, partira à la recherche de son meilleur ennemi, un garçon qu’elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d’une inquiétante puissance magique. À bien y réfléchir, c’est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre… et de mort.

 

 

Je viens de terminer à mon tour ce beau roman fantasy, après que ma Coquelicot l’ait lu et chroniqué ici, dans le cadre d’un partenariat entre les éditions Baam et Blog-o-Book. Merci à eux pour ce bon moment de lecture !

 

Tout d’abord, les personnages sont vraiment très intéressants, même si l’on sait finalement bien plus de choses sur Bipa que sur Aer, puisque c’est elle qu’on va suivre lorsqu’elle va partir à la recherche du garçon. Pragmatique, dotée d’une franchise à toute épreuve, déterminée, elle a le caractère de ceux qui ont perdu un parent très jeune et ont pris en partie en charge le survivant.

 

Elle n’est pas curieuse de ce qui se passe en dehors de ses Cavernes, car il y est bien et se satisfait de ce qu’elle a. Elle est profondément respectueuse de la vie, de la nature et de ce qu’elle offre. Et c’est en cela qu’elle est très différente d’Aer, toujours à rêver à un ailleurs, qui a pour nom le palais de l’Impératrice des Ethérés. Ici, ce sont vraiment deux visions qui s’affrontent, deux mondes qui divergent…

 

Bipa est en cela fascinante, qu’elle semble dépourvue d’imagination, et se retrouve embarquée dans des aventures où la magie va prédominer. Ces réactions, ses sentiments, sa foi en la vie seront ses armes face à l’adversité.

 

Le monde décrit par Laura Gallego Garcia est d’une cohérence parfaite, on peut sans problème s’imaginer que c’est un temps au-delà du nôtre, où une catastrophe écologique aurait eu lieu, comme on peut tout simplement prendre son roman pour de la fantasy pure.

 

L’écriture est simple, fluide, mais jamais niaise ; le rythme est parfait, géré par des chapitres qui s’enchaînent judicieusement.

 

En conclusion, un livre à lire, pour les ados, certes mais qui saura trouver un public plus adulte sans difficulté !

 

Le petit plus : C’est l’occasion de faire une étape en Espagne d’où est originaire l’auteur !

 

Pour aller un peu plus loin : Laura Gallego Garcia a écrit également Les Chroniques de la Tour, La Légende du Roi Errant (prix Barco de Vapor 2001), ou encore Deux Cierges pour le Diable.

 

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Blog-O-Book  logo baam   tour du monde

 

 

 

 

Le cantique des innocents, de Donna Leon

le cantique des innocents

Un pédiatre et sa femme sont agressés en pleine nuit, leur bébé de dix-huit mois est enlevé sous leurs yeux… Pourquoi diable des carabiniers – les gendarmes italiens – ont-ils fait irruption chez ce couple au milieu de la nuit et se sont-ils emparés de ce petit garçon ? Pour quelle raison le médecin refuse-t-il obstinément de parler à la police ? Et enfin, qui a bien pu ordonner la mise en œuvre d’une opération aussi effroyable ? Telles sont les questions qui taraudent le commissaire Guido Brunetti et son fidèle adjoint l’inspecteur Vianello lorsqu’on leur confie cette affaire.

 

Première rencontre avec l’auteur de polars Donna Leon. Ce dont je dois remercier Livraddict et les éditions Calmann-Lévy, qui m’ont offert ce nouvel opus des enquêtes du commissaire Brunetti.

 

Ici, point de meurtre, mais une enquête sur les traces des trafiquants d’enfants, et sur une arnaque à la sécurité sociale italienne, perpétrée par des pharmaciens et des médecins. En résumé, quasiment le quotidien d’un commissariat, pardon en Italie on dit la questure, du train-train quoi ! Sauf que là, on est en Italie, et que rien n’est simple. Déjà l’organisation entre les carabiniers, qui sont plus ou moins l’équivalent de notre Gendarmerie Nationale (les gros blindés en plus ! ), et les policiers, ce n’est pas facile. En effet, comme chez nous, tout est une question de territoire et de compétences. Et dans ce roman, on sent bien qu’ils ne s’aiment pas beaucoup, et que la population n’est pas non plus une grande fan des carabiniers.

 

En fait, Donna Leon s’attache à nous faire vivre l’ambiance qui règle en Italie, entre son peuple et ses forces de l’ordre. Au pays de la mafia, de la corruption, des politiques extrémistes, il est apparemment difficile de trouver quelqu’un d’honnête, avocats y compris ! Ainsi, même les flics honnêtes ont recours à certains moyens détournés pour mener leurs enquêtes. Il semble que les italiens aient du mal à respecter les règles, vu que personne ne le fait !

 

Oui, vraiment, ce polar, dont il ne faut pas s’attendre à ce qu’il soit haletant, retrace vraiment une tranche de vie en Italie, et plus particulièrement à Venise. Alors, ne vous impatientez pas en le lisant, car Donna Leon mène très bien sa barque, et nous emmène sans qu’on s’en rende compte là où elle veut. On passe peut-être un peu trop de temps à manger en compagnie de Brunetti (et par le menu !), mais les relations de Brunetti avec chaque personnage (leurs portraits sont à croquer !) sont intéressantes, la façon dont il conduit ses enquêtes, dont il interroge les témoins sont des petits bijoux de psychologie. On suit le cours de ses pensées avec amusement, souvent.

 

Un peu rétrograde (ouh la la, internet, c’est trop dur !), père  aimant bien que quelquefois distrait, il interroge son rapport à la parentalité, au besoin d’enfants (est-ce un besoin ? ou une envie ?), partage ses questionnements avec son épouse, à l’occasion de cette investigation. Fin observateur, il est aussi un enquêteur doué, plein de tact.

 

Je dirais donc que ce polar est avant tout un roman contemporain : une analyse pointue des italiens, et des vénitiens en particulier (ah Venise où il est plus facile de se déplacer à pied ou bâteau et où la voiture ne règne pas en maître !), qui foisonne de questions sur la vie même, sur la morale aussi… Le regard d’une américaine sur sa sa ville et son pays d’adoption !

 

Un bon moment donc avec Brunetti, et l’envie de renouveler l’expérience avec d’autres opus de la série !

 

venise   livraddict small  calmann lévy

Challenge 2 euros

livre

Oui, je sais, c’est pas bien !!! Encore un challenge !!! Mais bon, celui-là, c’est l’occasion de lire les petits volumes Librio et Folio qui dorment dans ma bibliothèque (et donc dans ma PAL) depuis un bon moment… et puis, il n’y a pas de limite de temps, donc aucune culpabilité à avoir de s’engager dans un défi et de ne pas remplir le contrat.

 

Organisé par Cynthia, ce challenge permet tout de même de découvrir des courts romans, des anthologies, des nouvelles, beaucoup de classiques, des incontournables aussi… Bref, de quoi aussi goûter à des auteurs dans des formats « brefs » avant de se lancer éventuellement dans des oeuvres plus longues. C’est ainsi que j’avais découvert William Faulkner il y a quelques années au travers de Une rose pour Emily et autres nouvelles. Un énorme coup de coeur. Je pense d’ailleurs à le relire depuis quelques temps, tant j’avais pris de plaisir à cette lecture. Peut-être que ça sera l’occasion grâce à ce challenge, et donc de le chroniquer et vous faire partager un grand moment.

 

Allez, à tout bientôt, et n’hésitez pas à nous rejoindre !

 

 

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