Archives pour mars 2010


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Dexter revient ! , de Jeff Lindsay

dexter revient !

Voici notre cher Dexter – expert judiciaire de la police de Miami le jour, tueur en série la nuit – doublement menacé. D’un côté le sergent Doakes, insensible à son apparence de gentleman, traque le « Passager Noir », l’autre moi sanguinaire et justicier de Dexter. De l’autre, un psychopathe particulièrement pervers laisse Dexter sans voix alors que son appétit meurtrier se réveille. Lequel de ces monstres rattrapera l’autre le premier?

 

L’ancien titre de ce livre en VF est : « Le Passager Noir ».

 

 

 

Autant vous prévenir tout de suite, je ne suis pas tout à fait d’accord avec les avis de baba et d’Evertkhorus. J’ai plutôt aimé ce deuxième volet des aventures de mon serial killer préféré. Le petit effort à faire, c’est de se détacher de la série, ce qui n’est pas forcément évident quand on l’a vue et adorée (comme c’est mon cas). Et lire les bouquins en même temps qu’on regarde la série n’est pas la meilleure idée que j’ai eue.

 

M’enfin, j’ai trouvé ce bouquin intéressant, même si j’ai plus apprécié le style de Ce cher Dexter. Car, ici, Dexter peaufine sa couverture de mec bien sous tout rapport, alors même que le sergent Doakes a « reniflé » en lui quelqu’un de pas net et que Dexter le lui rend bien. Et puis, le passé rattrape Doakes, et si Dexter ne peut pas mettre ses talents très particuliers complètement au service du Code de Harry, on assiste au tissage d’une relation particulière -parce que changée- avec sa soeur adoptive Deborah.

 

Alors, certes, la fin est peut-être un peu rapide, mais vous savez comme moi qu’il y a des moments comme ça dans la vie, où le temps semble resté suspendu pour brusquement accélérer et qu’on en reste pantois. Ici, c’est le cas !

 

Un peu moins d’humour noir peut-être aussi, notre anti-héros goûtant moins la plaisanterie que lui valent ses ennuis… Le gros point fort de ce Dexter revient !, c’est les enfants de Rita. Dex adore les mômes, et ceux-là encore plus. Pour ceux qui connaissent la série, ils risquent d’être surpris ! D’autant que de toute façon, à partir de ce volume, la série s’écarte des bouquins pour s’en inspirer plutôt que de les adapter.

 

Bref, un bon moment passé en compagnie d’un tueur en série, et donc d’assumer un gros paradoxe !

 

 

 

 

L’Invisible, de Stella Remington

l'invisible

Selon le jargon de la CIA, le terme “invisible” désigne un terroriste qui a la nationalité et l’ethnie du pays choisi pour cible.
Liz Carlyle, de la section antiterroriste du MI5, apprend que la Grande-Bretagne va être infiltrée par un “invisible”. Dans le même temps, un jeune indic pakistanais lui signale des mouvements suspects dans une librairie islamiste fondamentaliste de Londres. La menace existe assurément mais Liz ignore le lieu, la date et la nature de l’attentat… Dans la veine des classiques du roman d’espionnage, terrain privilégié du suspense, de l’angoisse et du double jeu, L’invisible détient une carte maîtresse: l’auteur domine mieux que quiconque le sujet, pour avoir occupé pendant cinq ans le poste de directeur général du MI5.

 

Stella Remington a construit son roman comme un jeu d’échecs où chaque coup joué prend tout son sens au fur et à mesure de la partie. On suit donc plusieurs personnages, pièces d’un grand puzzle très cohérent et logique, qui s’assembleront lors d’un final très réussi. Si je parle de jeu, c’est bien aussi parce qu’ici, chacun cache le sien, comme il se doit dans un roman d’espionnage. Et qu’ici on se positionne bien sur ce qu’on appelle “l’échiquier mondial”…

 

Style fluide, protagonistes qui méritent qu’on s’intéressent à eux, intrigue machiavélique (ben oui, je me suis prise au jeu, et je suis tombée dans le piège !)… cocktail très réussi pour ce premier roman de Stella Remington, ancien Directeur Général du MI5, et qui connait donc bien les arcanes de la sphère politique et de l’espionnage.

 

L’angoisse monte au fil des pages, le coeur se serre d’appréhension -on a tous le souvenir du 11 septembre en mémoire ou celui des attentats parisiens, pour ne pas ressentir un flot d’émotions.

 

En bref, l’auteur a marqué des points, et gagné la partie !

 

Le petit plus : Mme Remington écrit en ce moment son troisième roman, je pense que je lirai sûrement le deuxième L’un des nôtres. Et si vous aimez comme moi les romans d’espionnage, je vous conseille en outre le très bon livre de John Le Carré, La petite fille au tambour, où le thème de l’invisible est exploité aussi, mais sous un autre angle.

 

Le petit plus du plus : Pour retrouver le fameux service britannique de renseignements, n’hésitez pas à regarder la très bonne série TV, MI5 (Spooks en VO).

 

Merci qui ? Merci à Livraddict et au Livre de Poche, pour cette belle partie d’échecs en guise de découverte !

 

D’autres avis ? Nathalie qui a beaucoup aimé aussi

 

On veut de l’Héroïne ! J’avais oublié de mentionner que Liz Carlisle était une héroïne pas palotte du tout !!! Déjà, elle ne tombe pas dans les bras du premier venu, et puis quand elle en vient au constat que sa relation sentimentale est forcément dans une impasse (oui, quand on bosse au MI5, on doit mentir, on ne peut pas raconter sa journée de travail en rentrant à la maison à son chéri), elle arrête tout. Elle fait preuve d’une force de caractère bien trempée, et lorsqu’elle rencontre l’agent avec qui elle va devoir collaborer, et malgré toutes le charme qu’il déploiera, elle ne se laissera pas abuser. Bref, voici une femme, qui aime les belles chaussures (moi aussi !), ne se cache pas sous des pulls amples, et assume sa vie sans se cacher, paradoxalement. Tout le contraire de Bella qui ment à son père -la mère de Liz au moins connait le vrai métier de sa fille-, et essaie de se faire la plus petite possible -alors que ce n’est pas une espionne !

 

mi5

livraddict small      livre de poche logo  challenge héroïne

 

 

 

 

 

Ce cher Dexter, de Jeff Lindsay

ce cher dexter

Il est lui-même serial-killer quand il ne s’emploie pas à les traquer. Lui, c’est Dexter, expert au service médico-légal de Miami. Un homme tout à fait moral : il ne tue que ceux qui le méritent. Mais aussi très méticuleux : il efface toute trace de sang après avoir découpé les corps… Un jour, il est appelé sur les lieux d’un crime perpétré selon des méthodes très semblables aux siennes. Dexter aurait-t-il rencontré son alter ego ? Ou serait-ce lui qui… Impossible…

 

 

 

J’ai dans ma PAL le tome 4 de Dexter, mais avant cela je souhaitais relire les trois précédents, histoire de me remettre dans le bain, étant tout imprégnée de la série TV dont je regarde passionnément la saison 4 en ce moment sur C+ (attention : derniers épisodes jeudi prochain, je suis sur des charbons ardents !).

 

Bref, revenons au livre qui a inspiré ma série préférée ! Servie par une écriture nerveuse et efficace, ne s’embarrassant pas de grandes phrases, l’intrigue nous est contée par Dexter en personne. On se retrouve donc dans la tête de ce serial killer atypique, et c’est plutôt jubilatoire pour le lecteur. Très conscient de qui il est, Dexter ne nous cache rien, et on se surprend même à s’attacher à ce héros livresque hors-normes, ce qui est paradoxal connaissant sa nature. Avec humour, froideur, et pourtant plein d’émotions assez inhabituelles (celles d’un tueur en série, n’oublions pas !), on suit l’enquête toute particulière du Miami Dade, avec des personnages secondaires esquissés, certes, mais très habilement.

 

Le dénouement est excellent, la fin ironique et pas très morale, mais j’ai adoré !

 

Le petit plus : la série éponyme est excellentissime, précipitez-vous dessus ! D’ailleurs, le générique à lui seul est un petit bijou…

 

L’extrait (sans spoiler) : Après avoir mis le café en route, j’allai voir si le journal était arrivé, sans vraiment y croire cependant : il était rare qu’il arrive avant 6h30, et le dimanche c’était plutôt après 8 heures. Encore un signe que notre société se désintégrait totalement, une réalité qui avait tant miné Harry. Non mais vraiment ! Si vous ne pouvez pas me livrer mon journal à l’heure, comment voulez-vous que je me retienne de tuer des gens ?

 

D’autres avis ? celui d’Evertkhorus

Une rose pour Emily et autres nouvelles, de William Faulkner

une rose pour Emily

Au centre des plus célèbres nouvelles de William Faulkner, trois portraits de femmes denses et profonds : la tragique Miss Emily, cloîtrée dans sa maison comme dans ses souvenirs ; Minnie Cooper, vieille fille tourmentée par l’indifférence des hommes jusqu’au meurtre, et Nancy, la blanchisseuse noire abandonnée par son mari, dont le jeune Quentin raconte les peurs et les superstitions.
Un voyage hallucinant au bout de la folie et des passions les plus dangereuses par l’auteur du Bruit et La fureur.

 

 

Une relecture de ces nouvelles de Faulkner que j’avais très envie de faire et donc par la même occasion dont j’avais envie de vous faire profiter.

 

Tout d’abord, il n’y a pas trois, mais quatre nouvelles. Faulkner a un vrai génie de conteur, c’est sûr. Il faut passer pour les féministes acharnées sur des considérations qu’on peut trouver sans conteste misogynes, mais qui collent énormément à l’époque -bon, ça tombe bien, je ne suis pas féministe, juste féminine !-. Sur un ton à la limite du commérage qui entoure la vie de toute communauté du Sud des Etats-Unis, surtout quand elle est celle d’un village ou d’une petite ville, l’auteur nous entraîne dans l’existence des petites gens comme des autres. C’est tout simple, on a l’impression d’y être, d’être un voisin par exemple.

 

Faulkner nous bluffe, sous couvert d’histoires apparemment anodines, mais qui révèlent ensuite toute la folie, la passion, l’amour que peuvent nourrir les différents personnages. C’est d’ailleurs très habile de sa part, car il y a une distance et une proximité à la fois qui nous baladent, pour mieux nous assener le coup de grâce. Du reste, cette manière de raconter quasi désinvolte contraste tant avec les drames, qui sont le coeur de ces nouvelles, qu’on se retrouve pris au piège d’émotions surgissant violemment, au moment où on s’y attend le moins. Eh oui, nous qui croyions être en distance, on est frappé de stupeur, de tristesse et autres sensations…

 

En bref, une bonne manière de découvrir Faulkner pour ceux qui ne connaissent pas, et pour moi un réel plaisir à le relire.

 

challenge 2 euros

 

 

 

 

 

 

 

La Licorne, tome 1 : Le dernier temple d’Asclépios, de Gabella et Jean

la licorne 1

1565. Plusieurs anatomistes réputés meurent dans des conditions étranges. À Paris, Ambroise Paré, chirurgien du roi en bute aux médecins de la Faculté – qui voient en lui un rustre parvenu – constate le décès de l’un d’eux. En enquêtant, il croise d’inquiétantes créatures et découvre que certaines recherches – que le pouvoir et l’Église cherchent à étouffer – sont en jeu…

 

Avec cet album, attendez-vous à une plongée en plein fantastique teinté d’une pointe d’uchronie. En effet, ici, on découvre Ambroise Paré, chirurgien du Roi, au franc-parler et au savoir-faire incontestable, rejetant ces messieurs de la Faculté, indécrottables ignares selon lui et aux thèses desquels il n’adhère pas. Il se retrouve au coeur d’un sombre complot opposant société secrète et Eglise. L’ésotérisme côtoie la science sans vergogne, comme il se devait en ces temps où la médecine occidentale balbutiait encore pas mal.

 

Cet habile scénario est admirablement servi par un graphisme impeccable aux visages pleins de caractère et expressifs, aux décors, couleurs et lumières très réussis. D’une grande violence -le sang gicle sans état d’âme à de nombreuses reprises et avec un art consommé de ses effets visuels- et sans concession à la pudeur (non, pas de sexe ici !), La Licorne n’est pas à mettre entre toutes les mains : âmes sensibles s’abstenir ! Néanmoins, de légères touches d’humour apportent de quoi reprendre de temps à autre sa respiration dans cette atmosphère étouffante et angoissante. J’ai d’ailleurs apprécié à leur juste valeur les jurons de l’époque.

 

Difficile d’en dire plus sans révéler les tours et détours de l’intrigue, ce qui serait dommage !

 

Pour moi, cette lecture fut un moment passionnant que je pourrais prolonger, ayant dans ma PAL les deux autres volumes qui constituent avec celui-ci la série. Avant cela, je vais un peu digérer, si vous le permettez, car j’ai eu droit à un vrai bain entre obscurantisme et lumière !

 

Merci qui ? Merci à mon Chéri qui m’a offert la série complète lors de la dernière St Valentin !

 

planche licorne

 

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vertige franck thilliez

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