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Archives pour janvier 2010

Téméraire tome 4 : L’Empire d’Ivoire, de Naomi Novik

téméraire 4

Alors que les Aerial Corps de Sa Majesté défendent vaillamment les côtes de l’Angleterre contre les armées toujours plus pressantes de Napoléon Bonaparte, une épidémie redoutable et d’origine inconnue décime les rangs des dragons de combat – confinant en quarantaine les cas les plus désespérés. Seuls Téméraire, le dragon du capitaine Will Laurence, ainsi qu’une meute de ses congénères inexpérimentés semblent échapper au mal et demeurent, de fait, le dernier rempart aérien contre les assauts français.
Une nouvelle fois, Téméraire et Will vont tenter l’impossible afin de sauver leur pays et s’envolent pour l’Afrique, à la recherche d’un remède mystérieux pour mettre fin à cette contagion meurtrière. Le temps presse, et nul ne saurait prévoir les dangers qui les guettent sur le continent noir, ni ceux qui menacent leurs compagnons restés en arrière…

 

Voilà LE tome sur l’esclavage, notion et état qui révolte Will et Téméraire… Depuis le début, la condition des dragons en Angleterre est au coeur du concept de la série de Naomi Novik. Animal sauvage qui doit être dressé, créature intelligente capable de raisonner et de prendre seule des décisions, ami, compagnon, où se situe la réalité ? Cela dépend des individus humains : la bataille anti-esclavagiste est clairement mise en parallèle avec l’histoire des dragons, ici. Uchronie, quand tu nous tiens !

 

J’ai encore passé un agréable moment en compagnie des dragons, et je vais devoir patienter pour lire la suite (la fin laissant vraiment les choses en suspend) car pour l’instant ça s’arrête là en France ! Il y a deux autres tomes publiés aux USA… Allez, je vais passer à d’autres lectures en attendant… Et je vais sûrement acquérir La Ballade de Pern, d’Ann Mc Caffrey (merci Véro pour ma wishlist ! emoticone)

 

Le doudou méchant, de Claude Ponti

doudou méchant

Un matin, Oups trouve dans le grenier un vieux doudou abandonné, tout mou et tout triste. Très vite ils deviennent inséparables et le doudou fait tout ce qu’un doudou doit faire : il fait des câlins, invente des jeux, trouve les chemins où l’on se raconte des secrets que personne ne connaît. Jusqu’au jour où il n’a plus que des mauvaises idées, des idées de bêtises méchantes et un peu cruelles. Attention Oups, c’est peut-être un doudou méchant ton nouveau doudou…

 

Une histoire de doudou, pour mes doudous à moi, et écrite par Claude Ponti : chouette !

 

Première lecture, et belle découverte… Les illustrations sont toujours aussi belles, un monde de l’enfance, de l’imaginaire, surréaliste aussi, qui s’ouvre sous nos yeux à chaque page. Les subtilités des jeux de mots échappent aux filles, mais l’histoire est bien construite et elles ne s’y perdent pas beaucoup. Même si cela mérité des relectures. Des petits secrets se cachent non seulement au coeur des mots mais aussi des illustrations…

Une belle leçon que celle d’un enfant qui fait plein de bêtises, car influencé par les fausses bonnes idées de son Doudou, ou le parcours d’un petit être pour conquérir son libre arbitre…

 

Le petit plus : Le doudou, qui comme dans un conte bien connu (zut, j’ai le nom sur le bout de la langue !), a un petit quelque chose en lui qui le blesse et le rend méchant… Et puis, comme je l’ai déjà dit, à lire et à relire à volonté pour explorer tout le sens -tous les sens- de ce conte de Claude Ponti.

 

Merci qui ? Merci El Jc qui a joué les Père Noël prodigues lors de son super concours de Noël !

Cristal qui songe, de Theodore Sturgeon

cirstal qui songe

Horty Bluett, un jeune enfant adopté, est renvoyé de l’école. Motif : il mange des fourmis. Cet événement pousse son père adoptif, le juge Armand Bluett, à l’enfermer dans un placard. Par accident, il lui sectionne alors les trois doigts de la main gauche. Las des maltraitances, Horty se résout à fuguer, n’emportant avec lui que Junky, son diablotin en boîte, un jouet qu’il possède depuis l’orphelinat et qui lui tient à cœur. Après avoir dit au revoir à son amie Kay Hallowell, il est recueilli, puis hébergé par une troupe de cirque ambulant, dirigée par le misanthrope Pierre Ganneval, dit « le Cannibale », un ancien médecin. Au milieu des nains et des autres « monstres » de la troupe, il va petit à petit faire face à son destin, aidé par Zena, la naine qui l’a recueilli dans sa roulotte, tandis que le cruel Ganneval poursuit ses expériences secrètes sur de mystérieux cristaux qui songent…

 

Je me suis régalée avec court roman de Théodore Sturgeon, l’un des maîtres de l’étrange dont je n’avais pourtant encore rien lu. Et franchement, ça manquait à ma culture ! Ce fut un délice !

 

Ecrit simplement, et pourtant de nombreuses considérations scientifiques émaillent le récit, ce livre ne m’a pas ennuyée une seule seconde. Pendant quelques deux heures, j’ai été transportée hors de la salle d’attente de mon médecin où j’avais pris la précaution d’emmener mon exemplaire (bien m’en a pris, ô combien !), sur les pistes de l’humanité…

 

Car Sturgeon ne nous parle que de ça, de l’humanité avec toute sa complexité, ses êtres différents qu’ils soient difformes ou fous, ou jolis et gentils, curieux ou violents et des conséquences de capacités hors du commun (ah, les américains et leurs super-héros me direz-vous ! Mais ici, c’est vraiment particulier… ). J’ai adoré le Cirque, avec ses monstres… Freaks de Tod Browning est pour moi un chef d’oeuvre du cinéma, et j’ai eu l’impression d’y être plongée !

 

Sturgeon nous immerge aussi dans un univers où l’art est prépondérant, où Mondrian, Markell, Bartok qui sont des artistes bien loin des « classiques », et nous parlent également d’étrangeté, de différence, de difformités, de dissonnance…

 

De plus, cette fois-ci les aliens sont tout simplement des cristaux, dont on ne connaît pas vraiment le but, mais qui vivent, sans trop se préoccuper des êtres humains. Ca nous change de la vision si egocentrique qu’on a de notre Terre et de notre existence d’êtres supposés supérieurs !

 

Bref, n’hésitez pas à vous jeter sur ce petit volume, qui ne vous coûtera pas bien cher, ou que vous devriez trouver sans trop de problème dans votre bibliothèque si elle n’est pas trop mal achalandée !

 

Le petit plus : Cristal qui songe a été écrit en 1950 et reste d’une modernité incroyable ! Une adaptation en série télé, La Caravane de l’étrange, a vu le jour et a été diffusée en France (2 saisons).

 

Merci à qui ? Merci à El Jc qui m’a donné envie de lire ce petit bijou !

Angélique, marquise des Anges, d’Anne Golon

Angélique 1

1646. Le château du baron de Sancé menace ruine. Angélique, sa seconde fille, mène une existence à demi sauvage dans les bois et marais du Poitou. L’enfance heureuse d’une petite fée, malgré la misère qui guette, les brigands, la Fronde et ses troubles… Quand son père la fait sortir du couvent de Poitiers, Angélique découvre qu’elle est promise au richissime et inquiétant comte de Peyrac, que l’on dit boiteux et balafré. Pour sauver sa famille de la misère, quel autre choix lui reste-t-il ? Et si le complot ourdi contre le roi, dont elle a été témoin, avait déjà scellé son destin ? En plein XVIIe siècle, une enfant part à la conquête des libertés qui feront d’elle une femme.

 

Et voilà, j’ai replongé dans les aventures d’Angélique ! Mais cette fois-ci, j’ai commencé à acquérir les nouveaux romans, c’est-à-dire qu’Anne Golon a réécrit, augmenté les précédentes éditions… En effet, certains passages avaient disparu, censurés pour certains (en 1964, il était hors de question de parler d’avortement !), et Anne Golon après une grande bataille juridique (on lui refusait ses droits d’auteur je crois) a décidé de s’y remettre… Ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre !

 

Quel plaisir de s’immerger à nouveau dans la vie d’Angélique ! C’était tout de même un vrai pari que d’écrire une saga qui suivrait la vie d’un personnage féminin depuis son enfance jusqu’à la fin… d’ailleurs Anne Golon écrit le tout dernier tome, celui qui n’a jamais vu le jour, et parsème des indices tout au long de sa réécriture des précédents, miam ! Ce premier volume se lit toujours aussi facilement, sans céder à la facilité d’une écriture grossière, au contraire… Jamais pédant, le style d’Anne Golon coule, fluide… Ce que j’adore, bien sûr, c’est le contexte historique, l’auteur ayant fait un beau travail de documentation.  La vie des nobles à l’époque n’était pas rose pour tous !

 

Et puis, le personnage d’Angélique, mais aussi ceux des membres de sa famille, de son entourage, sont savoureux… Anne Golon met en place dans ce premier opus tous les ingrédients, toutes les bases qui feront l’intérêt des suivants. D’ailleurs, j’ai réfléchi à quelque chose, car à l’heure actuelle, la chick-lit connaît un grand succès… Je crois qu’Angélique est une ancêtre des héroïnes de chick-lit, une femme qui veut prendre sa vie en main, à une époque où ce n’était pas si évident…

 

 Le petit plus : les couvertures sont jolies, la mise en page soignées… Et j’espère qu’un jour ma Coquelicot les prendra en main !

 

Le petit clin d’oeil : Cacahuète, j’espère que tu seras moins découragée par ton défi, maintenant !

Angosta, d’Hector Abad Faciolince

Angosta

Ville des Andes, Angosta a été divisée par les militaires en trois ‘sekteurs’ qui déterminent précisément la place de leurs habitants et leurs droits. Sur les hauteurs domine le sekteur F, aussi appelé Paradis. C’est la terre des dons, riches industriels, anciens négriers ou directeurs de casino. Ils peuvent se déplacer librement d’une zone à l’autre, mais se gardent bien de le faire. Le sekteur T est le véritable centre d’Angosta, l’ancienne zone caféière. Elle est habitée par les secondons, classe moyenne d’artistes, de libraires, d’ouvriers… Les secondons ont besoin d’un laissez-passer pour entrer à Paradis. Au plus bas de la vallée commence le sekteur C, refuge de tercerons. Zone de non-droit habitée par les marginaux, elle est le territoire de chasse de la Secur, la sanguinaire milice paramilitaire. Nous suivons les habitants de ces zones d’exclusion dans leur vie, ou plutôt leur survie quotidienne.

 

Alors, voilà, je n’ai pas aimé… Pourtant, ça me semblait particulièrement alléchant. Mais j’ai vraiment eu du mal à suivre les personnages, rien que leur description lors de leur première apparition dans l’histoire, dans une note de bas de page -une idée qui aurait pu être bonne, mais qui m’a à chaque fois coupée de la narration- m’a semblée détachée du contexte, lourde même. Je n’ai pas réussi à m’intéresser à leurs pérégrinations, peut-être le fait de passer d’un personnage à un autre régulièrement a t’il beaucoup joué…

 

Ce fut une lecture ennuyeuse, dommage, non ? Peut-être en attendais-je trop, car j’avais très envie de découvrir ce romancier colombien. Toujours est-il que certains peuvent sûrement y trouver leur compte, car Angosta décrit ici une société telle qu’on peut se représenter la nôtre très prochainement, telle qu’elle existe finalement sous des formes plus ou moins proche d’Angosta déjà à l’heure actuelle sous d’autres tropiques… Alors, si vous recherchez plutôt un livre « sociétal », cela devrait vous plaire… mais pour ma part, j’ai eu un peu de mal à vraiment y intéresser, comme une coquille vide, d’autant que je pensais trouver là quelque chose d’autre. Même le rapport aux livres de Jacobo, par exemple, n’a pas réussi à m’embarquer.

 

Je tiens  à remercier Blog O Book et les éditions JC Lattès pour l’envoi gracieux de cet exemplaire, et de m’avoir ainsi donné l’occasion de découvrir une littérature sud-américaine.

 

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vertige franck thilliez

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