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Archives pour 10 décembre, 2009

Oscar Wilde

oscar Wilde

J’ai décidé de vous présenter l’un de mes auteurs favoris, Oscar Wilde. Je l’ai « rencontré » lorsque je faisais mes études, notre prof d’anglais nous a fait étudier son Portrait de Dorian Gray : film, pièce de théâtre (le tout en anglais bien sûr), livre, rien ne nous aura été épargné ! Mais ça a été un énorme coup de coeur pour moi : c’est tout simple, encore maintenant le Portrait de Dorian Gray reste parmi mes oeuvres de prédilection. J’ai lu depuis une pièce de théâtre, Salomé (attention, c’est limite gore !), Le Fantôme de Canterville, et puis aussi des contes. Ce que j’aime chez lui, c’est cette capacité à créer une ambiance avec peu de mots, son absence de complaisance pour les personnages… Et puis, ses histoires sont terribles, passionnantes, cruelles et magnifiquement imaginées !

Je vous livre ici sa bio et sa bibliographie (merci Wikipédia !).

Oscar Wilde, de son nom complet Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde, est un écrivain irlandais, né à Dublin en Irlande le 16 octobre 1854, au 21 Westland Row et mort à Paris d’une méningite le 30 novembre 1900.

 

 Années de jeunesse

Oscar Wilde est le fils de Sir William Robert Wills Wilde, chirurgien irlandais, et de Jane Francesca Elgee (« Speranza »), poétesse et nationaliste irlandaise. Oscar fait d’abord de brillantes études au Trinity College de Dublin, puis au collège Magdalen d’Oxford ; il s’y distingue par son goût pour la discussion, le raffinement, ce qui lui vaudra d’être raillé par ses camarades. Cela ne l’empêcha pas de défendre avec les poings sa réputation (son frère était boxeur), ce qui est quelque peu paradoxal et contredit l’image de dandy qu’il laissera à la postérité. Lord Alfred Douglas, surnommé « Bosie », et Oscar Wilde. En 1878, il reçoit le Newdigate Prize pour son poème sur Ravenne. Il en profite pour créer le mouvement de l’Art pour l’Art. Après l’obtention de son diplôme à Magdalen, Wilde retourne à Dublin, où il rencontre Florence Balcombe, dont il s’amourache. Quand il apprend ses fiançailles avec Bram Stoker (hé hé !), Wilde lui annonce son intention de quitter définitivement l’Irlande.

Wilde s’installe à Londres en 1879 : séduisant, raffiné et subtil, il est fêté dans toute l’Angleterre. Il développe rapidement sa théorie de l’esthétisme et donne des conférences sur ce thème aux États-Unis. Il devient rédacteur en chef de The Womans’ World. Il s’installe quelque temps à Paris.En 1884, Oscar Wilde épouse Constance Lloyd avec qui il aura deux fils, Cyril et Vyvyan. En 1886, il rencontre Robert Ross qui devient son amant et sera plus tard son exécuteur testamentaire.

La parution en 1890 du Portrait de Dorian Gray marque le début d’une célébrité littéraire. En 1891, il rencontre Lord Alfred Douglas de Queensberry, s’en éprend et tous deux mènent une vie débridée en affichant en public leur homosexualité. Le père d’Alfred, John Sholto Douglas, marquis de Queensberry, désapprouve cette relation et provoque Wilde à plusieurs reprises. Celà entraînera le scandale Queensberry et un procès.

Le scandale Queensberry

Le marquis de Queensberry, père de Lord Alfred Douglas, avait demandé à Wilde de s’éloigner de son fils. Début 1895, il remet au portier du club Albermarle, l’un des clubs d’Oscar Wilde, sa carte de visite où il écrit :« For Oscar Wilde posing as Somdomite »« Pour Oscar Wilde, s’affichant comme So(m)domite. » (la mauvaise écriture du mot sodomite créa en anglais le mot somdomite). Wilde décide alors de lui intenter un procès pour diffamation, qu’il perd. Le marquis se retourne contre Wilde. C’est le premier des procès intentés contre Wilde. Il débute le 3 avril 1895. L’avocat de Queensberry, Edward Carson, va s’y révéler un accusateur habile et coriace, et les joutes verbales opposant les deux hommes vont rester fameuses. Wilde joue tout d’abord de son charme habituel, de son inégalable sens de la repartie, déclenchant l’hilarité du public, transformant par moment le tribunal en salle de théâtre. Mais il finit par se faire « piéger » pour un « bon mot » à propos de Walter Grainger, un jeune domestique de Lord Alfred Douglas à Oxford: Carson lui demandant s’il l’a jamais embrassé, Wilde répond « Oh non, jamais, jamais ! C’était un garçon singulièrement quelconque, malheureusement très laid, je l’ai plaint pour cela. » (« He was a particularly plain boy-unfortunately ugly-I pitied him for it. »).

Pressé par ses amis, Robert Ross en particulier, de s’enfuir sur le continent, il préfère attendre l’inéluctable. Il est arrêté le 6 avril dans sa chambre n°118 du palace londonien « Cadogan Hotel », puis, après deux autres procès, il est condamné le 25 mai, en vertu d’une loi datant de 1885 interdisant l’homosexualité, à la peine maximale de deux ans de travaux forcés en 1895. Il séjourne dans différentes prisons dont la geôle de Reading. Il n’écrira en prison que de la correspondance : les travaux forcés et l’enfermement l’affecteront au point qu’il ne produira qu’une seule œuvre après sa sortie, elle-même sur le thème de la prison: Ballade de la Geôle de Reading. Ses biens sont confisqués pour payer les frais de justice. Constance Lloyd, sa femme, se réfugie en Allemagne avec ses fils qui changent de nom (Holland). Durant son incarcération, il continue de recevoir la visite de Robert Ross, tandis qu’Alfred Douglas est poussé à l’exil en France et en Italie pendant plus de trois ans. Toujours incarcéré, Wilde écrit De profundis et joue au football avec le gardien de prison, le même gardien à qui il dédicacera un poème peu avant sa mort.

Après sa libération de prison

En 1897, libéré, il quitte l’Angleterre pour la France, où il demeure quelque temps à Berneval, près de Dieppe en Normandie, sous le nom de Sébastien Melmoth, en référence au roman Melmoth the Wanderer (1820) de Charles Robert Maturin, un des romans fondateurs du courant gothique en littérature. Maturin était par ailleurs le grand-oncle de Wilde. Commence alors une période de déchéance dont il ne sortira pas et, malgré l’aide de ses amis, notamment André Gide, il finit ses jours dans la solitude et la misère. Oscar Wilde meurt d’une méningite, âgé de 46 ans, en exil volontaire à Paris, le 30 novembre 1900. Le 28 octobre 1900, il s’était converti au catholicisme. À cette occasion, la tradition voulant que l’on offre une coupe de champagne à un adulte qui se convertissait, il aurait eu ce mot  » je meurs comme j’ai vécu, largement au-dessus de mes moyens ». Ses derniers mots, dans une chambre d’hôtel au décor miteux (Hôtel d’Alsace, 13 rue des Beaux-Arts à Paris) auraient été : « Ou c’est ce papier peint qui disparaît, ou c’est moi. »Après une inhumation à Bagneux, ses restes sont transférés en 1909 au cimetière du Père-Lachaise, division 89, à Paris. Son tombeau a été sculpté par Sir Jacob Epstein.

Conceptions esthétiques

En ces dernières décennies du XIXe siècle, Wilde incarne une nouvelle sensibilité qui apparaît en réaction contre le positivisme et le naturalisme. Dans sa préface au Portrait de Dorian Gray, il défend la séparation de l’esthétique et de l’éthique, du beau et du moral :    « The artist is the creator of beautiful things. [...] There is no such thing as a moral or an immoral book. Books are well written, or badly written. That is all. [...] No artist desires to prove anything. Even things that are true can be proved. [...] All art is quite useless. »    « L’artiste est le créateur de belles choses. [...] il n’y a pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. Voilà tout. [...] Aucun artiste ne désire prouver quoi que ce soit. Même une vérité générale peut être prouvée. [...] Tout art est plutôt inutile. » Vivian, le porte-parole de Wilde dans Le déclin du mensonge, s’oppose clairement au mimétisme en littérature qu’implique le réalisme. Selon lui, « la vérité est entièrement et absolument une affaire de style » ; en aucun cas l’art ne doit se faire le reflet de « l’humeur du temps, de l’esprit de l’époque, des conditions morales et sociales qui l’entourent ». Wilde contestait d’ailleurs la classification d’Honoré de Balzac, dans la catégorie des réalistes : « Balzac n’est pas plus un réaliste que ne l’était Holbein. Il créait la vie, il ne la copiait pas. ». Il ne cachait d’ailleurs pas son admiration pour Balzac, en particulier pour Illusions perdues, Le Père Goriot et surtout pour le personnage de Lucien de Rubempré dont il disait «  Une des plus grandes tragédies de ma vie est la mort Lucien de Rubempré. C’est un chagrin qui ne me quitte jamais vraiment. Cela me tourmente dans les moments de ma vie les plus agréables. Cela me revient en mémoire si je ris»

Wilde s’oppose dans The Critic as Artist (Le critique en tant qu’artiste) à une critique littéraire positiviste, qui voit dans l’objectivité le seul salut de la critique. Le critique, selon Wilde, ne doit considérer l’œuvre littéraire que comme « un point de départ pour une nouvelle création », et non pas tenter d’en révéler, par l’analyse, un hypothétique sens caché. Selon lui, la critique n’est pas affaire d’objectivité, bien au contraire : « le vrai critique n’est ni impartial, ni sincère, ni rationnel » . La critique elle-même doit se faire œuvre d’art, et ne peut dès lors se réaliser que dans le subjectif ; à cet égard, dit Wilde, la critique est la « forme la plus pure de l’expression personnelle ». La critique ne peut caractériser l’art aux moyens de canons prétendument objectif s; elle doit bien plutôt en montrer la singularité. La théorie critique de Wilde a été très influencée par les œuvres de Walter Pater. Il reconnaîtra dans De profundis que le livre de Pater Studies in the History of the Renaissance a eu « une si étrange influence sur [sa] vie ».

Dans Le portrait de Mr. W.H., Wilde raconte l’histoire d’un jeune homme qui, en vue de faire triompher sa théorie sur les sonnets de Shakespeare, va se servir d’un faux, puis décrit la fascination qu’exerce cette démarche sur d’autres personnages. Le fait que la théorie ne soit pas d’office disqualifiée, dans l’esprit du narrateur, par l’usage d’un faux, va de pair avec l’idée qu’il n’y a pas de vérité en soi de l’œuvre de l’art, et que toute lecture, car subjective, peut ou doit donner lieu à une nouvelle interprétation. Nonobstant, on pourrait distinguer deux esthétiques correspondant aux deux périodes marquantes, bien qu’inégalement longues, de la vie littéraire de Wilde. La première, décrite ci-dessus, pourrait se résumer à l’éloge de la superficie. L’intuition de Wilde, fortement influencée par les écrivains français de son temps qu’il lisait dans le texte, était que dans la forme même gît le sens et le secret de tout art. Dans Le portrait de Dorian Gray, il fait dire à Lord Henry : « seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences ». Son écriture d’ailleurs correspond exactement à ses conceptions : se refusant aux descriptions naturalistes, il se contente de poser une ambiance en égrénant quelques détails : la couleur d’un rideau, la présence d’un vase, le passage d’une abeille près d’une orchidée.

La deuxième période, celle de la prison et de la déchéance prend l’exact contre-pied théorique : dans son De profundis, Wilde répète comme une litanie pénitentielle ce refrain : le crime, c’est d’être superficiel. On assiste dans cette œuvre, ainsi que dans l’autre production de cette période de la vie de Wilde, La ballade de la geôle de Reading, à la reprise de formes d’écriture, comme la ballade, qui sont plus traditionnelles, jouant plus sur la répétition et l’approfondissement que sur la légèreté et l’effet de contraste.

On aurait tendance à croire que la deuxième esthétique réfute ou s’inscrit en faux envers la première : l’œil averti trouvera plutôt qu’elle la révèle. En effet, le masque du Dandy et l’affectation de superficialité, chez un esprit aussi puissant et cultivé que Wilde, n’étaient-ils pas la marque d’une volonté de dissimuler des conflits sous-jacents ? Que l’on repense tout de même à l’effroyable fin du Portrait de Dorian Gray, et l’on comprendra que l’éloge wildien de la superficie n’était pas un éloge de la superficialité, ce qu’il révèlera lui-même lorsqu’il déchut de son statut de « lion » (au XIXe siècle, on appelait lion les personnes en vue dans les salons anglais) pour tomber en celui de réprouvé.

Œuvres

Poésie 

* Ravenna (1878) : poème pour lequel lui est attribué le prix Newdigate    * Poems (1881)    * Poèmes en prose (1894) : publié dans The Fortnightly Review    * The Sphnige (1894): court texte lyrique généralement associé avec poèmes en prose    * The Ballad of Reading Gaol, long poème écrit en 1897 après sa libération et décrivant les derniers moments d’un condamné à mort.

Pièces de théâtre  

* Véra ou Les Nihilistes (1880) : pièce de théâtre retirée de l’affiche la veille de la première    * La Duchesse de PadoueSalomé (The Duchess of Padua) (1883) : première pièce de théâtre tirée à douze exemplaire en 1883, elle fut représentée pour la première fois à New York en 1891.    * (1893) : pièce écrite pour Sarah Bernhardt en français; traduite en anglais par Lord Alfred Douglas, illustrée par Aubrey Beardsley (1894) (disponible sur Wikisource)    * L’Importance d’être Constant (The Importance of Being Earnest) (1895)    * La Sainte Courtisane, pièce de théâtre qui ne fut publiée qu’en 1908 mais dont on pense qu’elle a été réalisée en 1893    * Une tragédie florentine (A Florentine Tragedy), pièce de théâtre parue après la mort de Wilde en 1908    * Un mari idéal (An Ideal Husband) (1895)    * Une femme sans importance (A Woman of No Importance) (1894)    * L’éventail de Lady Windermere (Lady Windermere’s Fan), jouée pour la première fois en février 1892, publiée en 1893.

Romans et nouvelles 

* Le Fantôme de Canterville (The Canterville Ghost) (1887) : publié dans The Court And Society Review (disponible sur Wikisource)
* Le Crime de Lord Arthur Savile (Lord Arthur Savile’s Crime) (1887) : publié dans The Court And Society Review (disponible sur Wikisource)
* The Model Millionaire (1887) : publié dans The World
* Le Prince heureux et autres contes (The Happy Prince and Other Stories) (1888)
* Le Portrait de Mr. W.H. (The Portrait of Mr. W.H.) (1889) (disponible sur Wikisource)
* Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) (1891) (disponible sur Wikisource)
* Une maison de grenades (A House of Pomegranates) (1891) : second recueil de contes

Essais

Ces trois volumes constituent son œuvre critique intégrale    * Essais de littérature et d’esthétique    * Nouveaux Essais de littérature et d’esthétique (1886-1887)    * Derniers Essais de littérature et d’esthétique (1887-1890)

et aussi

* Intentions (1891, trad. 1905) : recueil d’essais contenant Le Déclin du mensonge, Le Critique comme artiste et La Vérité des masques.
* L’Âme de l’homme sous le socialisme (The Soul of Man under Socialism), court essai publié en 1891 et défendant une vision individualiste dans un monde socialiste.
o voir différentes éditions sur Gallica

Autres 

* De Profundis écrit en prison (1897), version expurgée (1905), version intégrale corrigée (1962)    * The Letters of Oscar Wilde (1960)    * Epistola in Carcere et Vinculis ~ De Profundis (1905)    * Teleny or The Reverse of the Medal (Paris, 1893)

Recueils 

* Aristote à l’heure du thé et autres essais, traduction de Charles Dantzig, éditions 10/18 (1999)    * Le prince heureux, recueil de contes, première parution en 1888, traduction par Léo Lack

 

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